Le suicide: pas toujours facile à prévenir

Au cours de la dernière semaine, on entendait à la radio de Québec, qu’un homme de 50 ans était décédé des suites de ses blessures, après avoir été heurté par un camion, la police disait que l’alcool, la vitesse ou une manœuvre brusque n’étaient pas en cause.

Ce n’est que plus tard, que l’on apprenait que la victime venait de recevoir son congé de l’hôpital, après y avoir passé une semaine, pour y soigner ses blessures qu’il s’était infligées au cou et aux bras.

L’hôpital de l’enfant-Jésus a indiqué, qu’il n’avait pas laissé sortir sa victime en raison qu’il manquait de lit et que la décision avait été prise strictement sur une base médicale, mais qu’il était difficile de cerner exactement, si la personne va tenter à nouveau de mettre fin à ses jours, surtout si la personne joue la comédie.

Je ne pourrai jamais accuser l’hôpital de quoi que ce soit dans ce dossier, puisque je suis le premier à reconnaître, que ça ne doit pas être évident d’évaluer objectivement le potentiel de risque pour une personne qui a des tendances suicidaires. J’ai déjà eu un collègue de travail, que je vais appeler Marc pour la circonstance,qui vivait des grosses difficultés : sa femme demandait le divorce et elle voulait le lessiver, alors que son fils était en prison. Tout le monde au travail savait qu’il avait des tendances suicidaires et les personnes qui le connaissaient essayaient de l’aider du mieux qu’elles le pouvaient.

Combien de fois sur les heures du repas, il venait me voir avec les larmes aux yeux et tout ce que je pouvais faire, c’était de l’écouter, parce que je n’aurais jamais su quoi lui répondre, je n’ai jamais vécu les problèmes qu’il vivait et il était alors difficile de le conseiller.

Les semaines et les mois ont passé et on avait l’impression que les choses allaient beaucoup mieux pour lui, il avait trouvé une nouvelle raison de vivre en se trouvant une copine qui travaillait pour la même compagnie.

Mais était-ce vraiment une impression? Après une certaine période de fréquentation, Marc décidait, sans laisser de message avant-coureur, de mettre fin à ses jours, sur l’étage où sa blonde travaillait. Il lui avait laissée une lettre dans laquelle, il lui disait qu’il n’avait jamais été aussi heureux de l’avoir eu dans sa vie!

Je n’ai jamais pu comprendre le message qu’il a laissé à sa copine, mais c’est vrai que je ne connais pas le contenu au complet de la lettre, seule sa copine l’a lue, mais n’empêche que ça me laisse perplexe, comment une personne peut-elle mettre fin à ses jours, si il est heureuse d’être avec quelqu’un?

Son suicide a été un vrai choc pour sa copine, elle a été incapable de travailler pendant un certain temps et quand elle est retournée au travail, l’employeur l’a fait travailler sur un étage autre que l’étage où le drame s’était passé.

Finalement, pour revenir au problème du suicide, le taux de suicide, bien qu’élevé, ne cesse de diminuer au Québec depuis quelques suicide, mais avec le rythme de fou dans lequel nous vivons, où on peut prévoir de plus en plus de problèmes de santé mentale, j’espère seulement que nous aurons les ressources nécessaires pour aider les gens qui ont connu ou qui connaîtront des tendances suicidaires.

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Sur le suicide de Marjorie Raymond et le travail des médias

Je sympathise beaucoup avec la famille de Marjorie Raymond qui s’est suicidée au début de la semaine, parce qu’elle ne pouvait plus supporter l’intimidation dont elle était victime depuis déjà trop longtemps à l’école.

Depuis l’annonce du drame, nos médias s’arrachent littéralement la mère de la victime pour qu’elle accorde des entrevues et il en va de même pour la Fondation de Jasmin Roy dont la mission est de combattre l’intimidation dans nos écoles.

D’une certaine façon, je peux très bien comprendre pourquoi les personnes concernées acceptent d’accorder des entrevues, pour la mère c’est peut être la façon qu’elle a trouvée pour tenter de surmonter l’épreuve, tandis que pour la Fondation Jasmin Roy ça peut lui permettre d’avoir une certaine visibilité en présentant son opinion sur la place publique et peut être même en proposant des solutions pour essayer d’enrayer un problème qui existe malheureusement depuis fort trop longtemps.

Je ne peux cependant m’empêcher de m’interroger, dans le cas présent, sur le travail des médias. Est-ce que les médias utilisent le drame dans le seul but de vendre de la copie où avoir des meilleurs cotes d’écoutes? Comme j’ai eu le sentiment que ça a été le cas lors de la disparition de Cédrika Provencher en aoùt 2007.

À peine quelques mois après la disparition de Cedrika, on en entendait pratiquement plus parler, sauf lors du jour anniversaire de sa disparition simplement à cause que sa famille s’occupait ”d’alerter” les médias en leur présentant des photos ”modifiées” montant à quoi elle pourrait ressembler présentement.

Malheureusement, dans le cas présent je serais prêt à parier, que dans quelques mois, on entendra plus parler du suicide de l’adolescente, tout comme on entendra pratiquement plus parler du phénomène de l’intimidation dans nos écoles du moins jusqu’au prochain drame.

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