Les Albertains veulent du changement

Les Albertains ont décidé qu’ils voulaient du changement et ont décidé de défaire le gouvernement Progressiste Conservateur de Jim Prentiss qui était au pouvoir depuis près de 44 ans, en élisant Rachel Notley et le NPD.

Le premier ministre Prentiss avait décidé de déclencher des élections anticipées, ce qui n’auraient peut être pas plus à plusieurs Albertains qui considéraient que les élections étaient  à ce stade-ci, et si cela devait, effectivement, être le cas, il aurait subi le mort sort qu’a connu Pauline Marois au Québec qui avait déclenché des élections sous de faux prétextes, seulement pour s’assurer d’obtenir un gouvernement un majoritaire, mais les québécois ont refusé de le lui donner et ont donné plutôt un gouvernement majoritaire au PLC de Philippe Couillard.

Il sera intéressant de voir, si les résultats des élections en Alberta auront une incidence sur les prochaines élections fédérales qui doivent avoir lieu en Octobre prochain. Le NPD de Thomas Mulcair réussira-t-il à tirer profit des résultats d’élections en Alberta?

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Vers une amélioration du Code du travail?

Le président de la CSN Louis Roy  a décidé de se battre en 2012 pour que le gouvernement du Québec modifie sa loi anti-briseurs de grève pour qu’elle corresponde plus aux nouvelles réalités qui ont été rencontrées lors du conflit au Journal de Montréal.

Trouvera-t-il des appuis auprès des parlementaires? Il ne faut pas oublier que le Conseil du Patronat du Québec (CPQ )avait  demandé en 2011, qu’il y ait une réouverture du code du travail afin de le moderniser, ce à quoi Jean Charest n’était vraiment pas chaud à l’idée, puisque selon lui il existait toujours un calme relatif aux relations de travail au Québec et que les problèmes rencontrés aux cours des dernières années, ne représentaient qu’une exception.

Pour ce qui en est de Pauline Marois, elle serait disposée à moderniser le code du travail, mais qu’il devait tout de même exister un certain équilibre, ce qui risque de ne pas être évident de tenter de faire plaisir à tout le monde.

Le CPQ a déjà fait part, que la loi sur les travailleurs de remplacement devraient être abolie, qu’elle n’avait plus sa raison d’être aujourd’hui. Les employeurs basent leur revendication sur les motifs suivants:

  • Le climat social a changé radicalement au cours des dernières décennies et la violence des conflits de travail qui a motivé le législateur à adopter des dispositions anti-travailleurs de remplacement est maintenant chose du passé.
  • De nombreuses études prouvent que ces dispositions n’améliorent pas les relations du travail, mais contribuent plutôt à les détériorer en augmentant la probabilité des arrêts de travail ainsi que leur durée.
  • Exception faite de la Colombie-Britannique, de telles dispositions n’existent nulle part ailleurs en Amérique du Nord et nuisent à la santé de l’économie du Québec en réduisant les investissements et en empêchant la création de dizaines de milliers d’emplois.
  • Enfin, ces dispositions briment les droits des employeurs, et potentiellement des travailleurs eux-mêmes, et sont donc constitutionnellement contestables en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés.

Le Conseil du patronat suggère aussi que si le gouvernement veut vraiment porter des modifications au Code du travail, qu’il ne le fasse pas alors à la  pièce, mais qu’il le fasse pour le Code en entier. Le CPQ dit qu’il existe bien d’autres irritants pour les employeurs dont: : l’absence de vote secret lors d’une requête d’accréditation; l’absence de participation de l’ensemble des travailleurs d’une unité de négociation aux votes de grève et la la fiscalité des cotisations et des prestations syndicales.

D’autres pourraient également faire pression, pour que l’on abolisse la fameuse formule Rand qui fait en sorte, que tout nouvel employé embauché dans un lieu syndiqué ait l’obligation de payer des cotisations syndicales et ce même s’il refuse de signer sa carte de membre, sous le prétexte, que l’employé, même s’il refuse de signer sa carte, bénéficiera tout de même des mêmes conditions de travail que celles de ses collègues.

Par contre, même si la personne qui a refusé de signer sa carte de membre et qu’elle paie ses cotisations syndicales, elle n’aura pas droit de toucher aux sommes prévues par les syndicats comme fonds de grève, advenant une grève ou un lock-out.

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À quand une commission d’enquête sur la collusion?

C’est fou de voir comment Jean Charest est borné, en refusant toujours de créer une commission d’enquête publique sur la collusion dans la construction, comme le réclament la population et les partis d’opposition, préférant toujours des enquêtes policières, tandis que les policiers accusent le gouvernement de vouloir s’ingérer dans leur enquête.

Jean Charest cherche à protéger qui? Le parti, les amis du partis ou encore ses fesses?

Jacques Duchesneau préconise plutôt une commission d’enquête à huis-clos puisque les témoins auront moins de réticence à aller témoigner, que d’aller à une commission d’enquête publique, mais est-ce vraiment la solution? La population est déjà désabusé de la classe politique et elle aurait l’impression qu’il y aura un manque de transparence s’il y avait une commission d’enquête à huis-clos.

Il reste alors l’espoir de voir l’élection d’un gouvernement du Parti Québécois qui s’est engagé à créer une commission d’enquête publique, mais avant d’y penser, le PQ devra trouver le moyen de mettre fin à ses dissensions sur la tenue ou pas d’un référendum rapide sur l’indépendance et il faudra vraisemblablement, que le PQ se débarrasse de Pauline Marois, cette dernière est devenu un boulet pour le parti, puisqu’elle ne passe tout simplement pas dans la population québécoise, ce qui va presque assurément assurer la victoire du parti libéral du Québec à moins que François Legault décidait enfin de créer son parti politique.

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Pauline Marois veut limiter le nombre de mandat d’un premier ministre

Au début de la semaine, la cheffe du Parti Québécois Pauline Marois dans le but de promouvoir une meilleure éthique politique, a proposé de limiter le nombre d’années qu’une personne peut être premier ministre, c’est-à-dire qu’un premier ministre ne pourra pas être à ce poste plus de deux mandats où pour une durée de 10 ans.

Le projet de Mme Marois est, comment dire, ambitieux et intéressant, mais malheureusement, ça ne garantira pas pour autant qu’on ne verra pas des abus comme les États-Unis ont connu  lorsque Richard Nixon a été président des États-Unis.

Son vice-président Spiro Agnew avait été contraint de démissionner à cause d’une évasion fiscale qu’il aurait commise lorsqu’il était gouverneur de l’État du Maryland, et on connait la suite, avec le scandale du Watergate qui avait forcé le président Nixon à démissionner pour ne pas être destitué (empeachment).

Mais au-delà de ce qui s’est passé aux États-Unis, la politique est rendue un sport extrême et les politiciens ont tellement peu la cote aujourd’hui, qu’on peut se demander quel «candidat vedette» sera intéressé à tout abandonner pour entrer dans la fosse aux lions comme un gladiateur.

Dans bien des cas, ce sera encore plus payant pour lui, de rester où il est, sans les inconvénients reliés à la politique comme ne presque plus passer de temps avec sa famille.

Et d’autre part, limiter le nombre d’années ou de mandats au dirigeant est d’origine présidentiel, alors on peut se demander, si un tel projet peut vraiment se concrétiser dans un régime parlementaire britannique. Devra-t-on procéder par règlement ou par une loi?

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Pourquoi Pauline Marois veut-elle des élections immédiatement?

Rien ne va plus pour Jean Charest, il vient de perdre son dernier et plus grand allié la FTQ,  qui estdésormais en faveur d’une commission d’enquête sur la collusion dans la construction.

Mais malgré ça, il persiste et refuse toujours de répondre aux attentes des partis d’opposition et de la population qui a de plus en plus l’impression que Charest n’est pas à l’écoute depuis sa réélection. Que faudra-t-il faire pour lui faire changer d’idée?

Il y a présentement une pétition en ligne, où il y a un nombre record de gens qui l’ont signé pour que Charest démissionne, mais tout le monde sait très bien que peu importe le nombre de personne qui va signer, Charest n’en fera rien, il ne reste alors que de tenter de le renverser lors d’une motion de censure qui a été déposée par Pauline Marois du PQ, dont le libellé est le suivant:

« Que l’Assemblée nationale du Québec retire sa confiance au gouvernement libéral et à son premier ministre pour son refus obstiné de déclencher une enquête publique et indépendante sur l’industrie de la construction, sur l’octroi de contrats publics, de permis ou de subventions ainsi que sur le financement des partis politiques ».

Il est peu probable que le PQ de Mme Marois réussisse l’exploit de renverser le gouvernement même si plusieurs ministres dont Jean Charest lui-même seront à l’extérieur lors de la tenue du vote, et que ça donnera aux libéraux que quelques votes de majorité, et tout le monde sait déjà que le PLQ contrairement au PQ est un parti discipliné,  alors on peut se demander qu’est-ce qui peut la pousser en déposant avec cette motion de censure?

Tout le monde sait que Mme Marois souhaite être la première femme à devenir PM au Québec, mais est-ce une raison suffisante de vouloir déclencher des élections, alors que cette dernière ne réussit pas dans les sondages à vraiment profiter des déboires du PLQ de Jean Charest?

J’ai l’impression, qu’elle cherche avant tout, à détourner l’attention des médias des dissensions qui existent depuis quelques temps au niveau du parti, entre les purs et durs de l’indépendance et les modérés, alors qu’elle fera face à un vote de confiance lors du prochain congrès national du PQ qui doit se tenir du 15 au 17 avril prochain au Palais des Congrès de Montréal.

Il doit sûrement avoir des personnes qui suivent la situation de près en coulisses, et qui seront prêts à aller dans une campagne à la chefferie du PQ, parmi les noms que je peux penser, il y aurait peut être Gilles Duceppe qui serait intéressé à revenir au Québec, lui qui a dit que les gens qui se présentaient au Bloc Québec n’y allaient pour y faire carrière, et quand ça fait 20 ans qu’on est là, ça commence à ressembler à une carrière, et il y aurait vraisemblablement, à mon avis Bernard Drainville qui n’a sûrement pas dû apprécier d’être limoger de porte-parole de la santé à celui de porte-parole des affaires intergouvernementales canadiennes.

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Pauline Marois survivra-t-elle à un vote de confiance?

Le Parti Québécois tenait cette fin de semaine, son  congrès national, où l’on devait parler du dossier de la langue et de la loi 105, et également des questions concernant les ressources naturelles et de l’énergie. Il y avait aussi un autre sujet qui n’était vraisemblablement pas à l’ordre du jour et qui est venu sur le tapis, c’est-à-dire la question de  Force Québec de François Legault et Joseph Facal, qui  n’est pas encore un parti politique, mais dont l’ensemble de la population serait prête à voter pour, lors d’une prochaine élection provinciale, même si les gens de Force Québec n’ont toujours pas de plate-forme électorale et qu’elle n’a toujours pas de candidats à présenter.

Pauline Marois se sentant probablement menacée par son ex-acolyte François Legault a décidé de s’en prendre à lui à cause que son «parti» avait mis de côté la question nationale, alors qu’elle affirmait que le PQ était le seul parti au Québec qui veut faire et qui va faire l’indépendance du Québec. Quelle affirmation étrange, considérant que le PQ a mis en veilleuse la souveraineté, jusqu’au moment jugé opportun.

Mais concrètement, ça veut dire quoi au juste «moment opportun»? Il faut se rappeler de la fameuse philosophie de LucienBouchard, lorsqu’il était chef du Parti Québécois, et qui disait qu’il n’y aurait pas de référendum sur l’indépendance du Québec, jusqu’à ce que les «conditions gagnantes» soient là. Et lorsqu’on demandait ce que ça voulait dire, on nous répondait qu’il y aurait un référendum quand on serait certain de le gagner.

Pauline Marois n’écarte plus maintenant la possibilité de tenir un référendum lors de l’élection d’un prochain gouvernement formé par le Parti Québécois, elle n’a plus tellement le choix, les sondages sont désastreux pour elle et son parti, les électeurs n’ont pas plus confiance en elle, qu »ils ont confiance en Jean Charest et la possibilité de voir un nouveau parti politique qui n’existe toujours pas et qui risque de former un gouvernement minoritaire, n’enchante certainement pas le PQqui n’a pas été au pouvoir depuis 2003.

Il y en a qui commence déjà à penser au prochain vote de confiance que Pauline Marois devra faire face le printemps prochain et dont elle refuse de donner un chiffe qu’elle voudrait avoir pour demeurer cheffe du parti, comme l’avait fait son prédécesseur  Bernard Landry qui avait quitté le PQ parce qu’il n’avait recueilli que 76% d’appui.

Alors que d’autresi commencent à souhaiter que Gilles Duceppe fasse le saut au Parti Québécois et  qu’il prenne la relève de la cheffe. Mais encore faut-il que Gilles Duceppe soit intéressé à occuper le poste de Pauline, lui qui avait décidé de se désister après que Pauline Marois avait décidé de devenir chef après le départ d’André Boisclair. Il donnerait l’illusion d’être une vraie girouette et de plus.

 

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Le PQ et l’enseignement en langue anglaise

Le dossier linguistique est revenu dans l’actualité au cours de la dernière semaine, et tout particulièrement aux cours des derniers jours à cause que Jean Charest a imposé le baillon pour adopter la loi 115 permettant les écoles passerelles.

Le PQ en tentant de créer des crises sont prêts à dire n’importe quelle connerie, pour faire avancer le dossier, même Pierre Curzi est allé jusqu’à dire qu’ il comparait la  loi 115 à la loi des mesures de guerre lors de la crise d’octobre en 1970, quand ce n’est pas un complot des Canadiens de Montréal parce qu’il y a peu de joueurs francophones,  il faut le faire.

Tandis que pour Mme Marois, elle a indiqué que si elle était élue, qu’elle abrogerait la Loi 115 et donnerait du mordant à la Loi 101, même si on peut déjà prévoir, que tout durcissement de la Loi 101 entraînera des contestations judiciaires.

Le PQ par jeu politique  a toujours accusé Jean Charest de n’avoir jamais utilisé la clause dérogatoire pour préserver la paix sociale, pourtant si un parti avait pu utiliser la clause dérogatoire quand il était au pouvoir, c’est bien le PQ et il n’en a rien fait.

On peut alors se demander, si un gouvernement du PQ aura l’audace d’utiliser cette clause au moment opportun, puisque certains parlent déjà à vouloir contester la loi 115 devant les tribunaux, où s’il va finir lui aussi par s’écraser afin de préserver la paix sociale.

En ce qui concerne le dossier de l’anglicisation de la ville de Montréal, bien qu’existante, c’ est beaucoup plus liée, comme le disent plusieurs observateurs, au fait que les jeunes familles francophones ne peuvent s’acheter des maisons à Montréal à cause des prix élevés, et s’établissent alors dans la périphérie de Montréal comme Longueil.

Le PQ voudrait que les québécois apprennent l’anglais dans les écoles françaises, j’ignore comment l’anglais langue seconde est enseignée de nos jours dans les écoles publiques, mais je sais qu’à l’époque où j’étais au secondaire dans le milieu des années 1970, l’enseignement était surtout des plus rudimentaires, je peux presque affirmer que je n’ai pas vraiment appris l’anglais à l’école, mais surtout en regardant la télévision américaine.

Il serait alors important que l’on facilite la tâche des parents, en leurs permettant d’envoyer leurs enfants à l’école anglaise avec ou sans écoles tremplins, c’est une question d’offrir une meilleure qualité de vie au Québécois, tout en leur permettant d’avoir des emplois mieux rémunérés.

Je me demande si des parents n’ont pas fini par comprendre que l’instruction en anglais est finalement un must pour nos enfants, puisque à peine 2,000 personnes ont pris part à une manifestation à Montréal contre la loi 115, tandis qu’à Québec 200 personnes s’étaient réunies à l’Assemblée nationale pour dénoncer le baîllon.

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