Claudette Carbonneau tire sa révérence

Mme Claudette Carbonneau a annoncé, hier, qu’elle ne sollicitera pas un autre mandat pour la présidence de la CSN, car elle a décidé de prendre sa retraite après 30 ans de lutte syndicale.

Certains prétendent que la décision de Mme Carbonneau serait liée à la conclusion du conflit au Journal de Montréal, ce que nie Mme Carbonneau, en disant qu’elle y réfléchissait depuis bien longtemps, car elle voulait passer plus de temps avec ses petits-enfants et voyager.

Mais peu importe les raisons réelles de la décision de Mme Carbonneau, je sais qu’elle ne faisait pas nécessairement l’unanimité auprès de certains membres de la CSN. Je me souviens que lors du congrès de la CSN qui s’était tenue à Québec  en 2002, congrès où elle avait été élue pour la première fois pour succéder à Marc Laviolette, j’avais servi certains délégués du congrès au service aux chambres et j’avais eu la chance de parler un peu avec eux, plusieurs étaient prêts à lui donner une chance,mais  ils  étaient tout de même un peu déçus du résultat des élections, puisque pour eux, Mme Carbonneau était considérée comme  »plus politique que près de sa base ».

Je ne suis pas en mesure de dire si les délégués, à qui j’ai parlé, avaient raison ou non, puisque je ne connais pas vraiment Mme Carbonneau. Mais je me souviens d’avoir lu un texte, je ne me souviens plus si c’était un blogue où un média, que la CSN se serait servie du conflit au Journal de Montréal pour demander un  resserrement du code du travail au sujet de la loi anti-scab.

Alors je me pose la question suivante. S’il n’y avait pas eu de conflit au Journal de Montréal, y aurait-il eu une commission parlementaire à Québec sur le lock-out du Journal de Montréal  pour demander un resserrement de la loi anti-scab?

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La fin du conflit au Journal de Montréal, il y a aussi des mécontents

Le conflit de travail au Journal de Montréal a pris fin hier, à la suite d’un vote des employés à 64,1%  en faveur des nouvelles propositions du médiateur.  Plusieurs employés ont démontré leur insatisfaction à l’annonce du résultat du vote, parce que les journalistes ont connu les résultats avant les principaux concernés, et que de plus,  certains journalistes considèrent que le syndicat s’est tout simplement écrasé devant Québécor pour une question d’argent.

La CSN se défend de s’être écrasé devant Québécor, sa présidente Claudette Carbonneau dit que la CSN a investi  plus de 7 millions$ depuis le début du conflit. La CSN prétend aussi que c’est à cause que la loi antiscab n’est plus adéquate et qu’il faudrait la renforcer tout en refusant d’ouvrir le code du travail en entier ce qui pourrait donner plus de  »souplesse » pour l’employeur.

La CSN s’en prend également aux montréalais qui n’ont pas suivi l’appel tardif du syndicat à boycotter le Journal de Montréal. Pourtant on sait depuis longtemps que les appels au boycott ne donnent que très peu de résultat concret.

Donc, seulement 62 postes sur les 240 postes conserveront leur emploi. Ceux qui quitteront le Journal de Montréal feront quoi? Est-ce qu’ils retourneront travailler pour Rue Frontenac? Pierre Karl Péladeau ne semble plus avoir d’objection à ce que Rue Frontenac continue à vivre.

Il reste à voir si le journal des lockoutés aura toujours du financement pour le faire fonctionner. On peut facilement s’imaginer, que le journal a reçu des sommes d’argent du fonds de grève ou encore du fond de lutte de la CSN, mais le conflit étant terminé il n’aura vraisemblablement plus droit à ces argents.

Le Fondactions de la CSN qui est l’équivalent du Fonds de solidarité de la FTQ acceptera-t-il d’investir dans le journal pour préserver des emplois mais en donnant vraisemblablement  des salaires  et des conditions de travail moindres?  Le monde de l’information vit encore une crise en Amérique du Nord et plusieurs journaux on fermé. Il y a à peine quelques semaines, les journalistes du journal  »Le Soleil » s’était vu imposé leurs nouvelles conditions de travail sinon on fermait le journal.

Je suis tenté de souhaiter bonne chance aux employés qui vont rester au Journal de Montréal, après deux ans de conflit, les cicatrices seront encore vives, et  on peut facilement s’imaginer que les relations de travail seront loin d’être agréables dans la bâtisse, pour un certain temps.

#csn, #journal-de-montreal, #lockout, #rue-frontenac

Décision difficile à prendre pour les lock-outés du Journal de Montréal

Le syndicat du Journal de Montréal présente aujourd’hui les dernières offres patronales, qui prévoient d’importantes coupures de postes, des conditions de travail moindre, et empêcheraient les employés de créer ou de travailler pour d’autres journaux francophones à Montréal.

Les employés décideront quoi? Ils voient qu’après près de 2 ans de lock-out, le journal fonctionne toujours très bien, et la population en général ne voit probablement pas de différence entre le produit actuel et le journal d’avant lock-out, tandis que d’autres ignorent même que le Journal de Montréal connaît un conflit de travail.

On peut s’imaginer que la rencontre syndicale d’aujourd’hui doit certainement être très houleuse, tout comme on peut s’imaginer que l’ambiance de travail risque d’être  lourde pour ceux et celles qui auront conserver leur emploi au Journal de Montréal.

Mais sans vouloir défendre PKP, il faut reconnaître que le monde des médias connaît des problèmes non seulement au Québec mais également aux États-Unis et ailleurs dans le monde,  les journaux doivent alors faire des restructurations pour rester rentables.

#journal-de-montreal, #lock-out, #proposition-patronale, #rencontre-syndicale

Sam Hamad sévère envers Provigo, mais plutôt indulgent envers l’empire Péladeau

Sam Hamad le ministre de l’emploi et de la solidarité sociale s’insurge contre le refus de Provigo de payer des «primes de départ aux employés» de l’entrepôt fermé, et il a informé Provigo qu’il existait des lois au Québec et qu’il fallait les respecter.

Il me semble qu’il n’a jamais été aussi catégorique avec le Journal de Montréal, puisque ça a été assez long avant qu’il ne décide de nommer un conciliateur dans le dossier du Journal de Montréal.

#fermeture-entrepot-provigo, #journal-de-montreal, #provigo, #sam-hamad

Lock-out Journal de Montréal: le gouvernement doit-il s’ingérer dans ce conflit?

Le Journal de Montréal en est rendu à son 400ième jour de lock-out. Ce conflit de travail commence à être long pour les employés du journal qui doivent vivre avec les sommes versées en fonds de grève, qui n’est pas illimité.

La CSN a alors entrepris des démarches auprès de divers intervenants afin d’essayer de les aider à résoudre le conflit, comme la Caisse de dépôt et de placement du Québec qui possède 45% de Québécor média, ce qui est loin de faire la majorité lors des rencontres des conseils d’administrations ou encore d’actionnaires pour faire changer d’idée à PKP.

Le syndicat qui sait, peut être par désespoir, aimerait alors que le gouvernement s’ingère dans ce conflit de travail, mais est-ce le rôle du gouvernement de s’ingérer dans des conflits de travail du secteur privé, déjà que le ministère du travail  a déjà nommé un conciliateur dans le dossier?

Une autre stratégie  veut que la CSN  va lancer une «campagne de publicité pour s’attirer la sympathie du public» et même  sortir une pétition. Mais comme on l’a vu avec bien des pétitions, comme celle pour la tenue d’une enquête publique sur la corruption dans la construction, c’est pas toujours efficace, et je dois bien avouer que je serais curieux d’en connaître le libellé et savoir à qui elle sera remis: à Québécor ou au gouvernement du Québec ou encore aux deux?

En ce qui concerne l’appui du public, le syndicat a du chemin à faire, il y a déjà eu un vidéo qui montrait que bien des gens de Montréal n’étaient même pas au courant du lock-out, et dans le fonds, il existe tellement de moyens de s’informer, que le lock-out est loin de la préoccupation des gens, et d’autre part  comment on pourrait obtenir l’appui de la population à leur cause, surtout quand on sait qu’en février 2009 près de 59% des québécois gagnaient moins de 30,000$ par année, alors que les journalistes du Journal de Montréal gagnent en moyenne un salaire de 88,000$.

Pétition Le gouvernement doit-il s’ingérer dans le conflit du Journal de Montréal?

#journal-de-montreal, #lock-out

Quand la CSN déconne….

Quand un conflit de travail persiste, et qu’aucune solution ne semble être possible à plus ou moins court terme, ça peut entraîner des dérapages déplorables, comme c’est arrivé avec les employés du journal de Montréal qui sont allés manifester sur la tombe de Péladeau père.

#journal-de-montreal, #lock-out