Québec et la réunification des familles haïtiennes

Ça fait bizarre de voir le gouvernement du Québec de parler de réunification des familles et d’en élargir la définition, alors que lors de la visite à Montréal du Premier ministre d’Haïti Jean-Max Bellerive, ce dernier disait diplomatiquement au Canada et au Québec qu’ «il faut une dynamique de retour et non une dynamique de départ» car son pays va avoir besoin de main-d’oeuvre pour reconstruire le pays dévasté.

Québec par la bouche de la ministre de l’immigration et des communautés culturelles  Yolande James,  répond aux propos du premier ministre haïtien, que le gouvernement du Québec  ne veut pas vider le pays de ses habitants, mais une fois rendus au Québec, combien accepteront de retourner à Haïti pour y revivre et reconstruire le pays dévasté?

Surtout s’ils trouvent qu’ils ont plus d’avenir au Québec,  comment pourrait-on forcer les nouveaux immigrants à retourner dans leur pays après tout ce qu’ils ont vécu, comme le mentionne la politologue Josée Legault, même si ça va entraîner  un coût assez important et que les gouvernements de Ottawa et de  Québec  auront de la difficulté à les  assumer, et qu’ils ne pourront alors, accueillir autant d’immigrants comme le souhaiterait la diaspora haïtienne, à cause de la conjoncture économique.

Car il est impossible de croire que ces réfugiés resteraient ici de manière « temporaire ». Comment demander une telle chose à des gens ayant vécu un tel traumatisme? Le devoir d’aider n’est pas une occupation à temps partiel. Les accueillir, c’est donc accepter qu’ils resteront et c’est accepter, en toute connaissance de cause, d’en couvrir les coûts.

Au Québec, seulement de 2005 à 2008, la facture de l’aide sociale pour les réfugiés a bondi de 41 à 82 millions de dollars. Nageant à nouveau dans les déficits, Ottawa et Québec vont y penser plus d’une fois avant d’ouvrir les portes plus grandes qu’elles ne le sont déjà.

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#haiti, #reunification-des-familles, #yolande-james

Les artistes et Haïti

À chaque occasion qu’il arrive un drame,  un grand nombre de personnalités de la colonie artistique s’implique pour venir en aide à des sinistrés comme c’est présentement le cas avec les sinistrés de Haïti.

On a fait des téléthons un peu partout dans le monde, où les gens donnaient généreusement, et les artistes refusaient d’être payés pour offrir leur prestation. Comme à chaque téléthon, même si la cause est noble,  j’ai toujours le sentiment que les artistes qui y participent le font pour promouvoir le dernier cd qu’ils ont sorti, parce que souvent ils interpréteront une de leur chanson de leur dernier album.

Dans d’autres cas, des artistes faisant partie d’association ou encore de sectes religieuses utiliseront plutôt leur popularité pour faire avancer la cause de leur religion, ce qui est présentement le cas de John Travolta qui a réussi à faire atterrir son Boeing 707 à Haïti et qui transportait de la nourriture et des médicaments.

Pendant ce temps 800 avions, transportant de l’aide humanitaire, doivent toujours attendre pour pouvoir atterrir à Haîti. Je considère que la star a eu droit un à un passe droit pour une raison inconnue, serait-ce que l’Église de scientologie aurait des adeptes auprès des autorités américaines?

Une chose est cependant certaine, la reconstruction d’Haïti va attirer des rapaces de toutes sortes, non seulement des compagnies qui vont chercher à faire une passe d’argent rapide, mais également les organisations religieuses et des sectes.

Je peux seulement espérer que Raël n’aura pas l’idée d’essayer de faire plus d’adeptes dans ce pays.

#communaute-artistique, #haiti, #travailleurs-humanitaires

Haïti et l’implication des médias

Ce qui se passe à Haïti est vraiment tragique. L’aide internationale afflue, et on peut presque être témoin d’heure en heure de ce qui s’y passe grâce aux réseaux d’informations en continue et à certains médias écrits qui nous présentent des images chocs montrant la dévastation, la misère des gens qui attendent pour avoir des soins médicaux, de l’eau, de la nourriture, et maintenant, selon des journalistes, on peut y voir des pillages réprimés par la police haïtienne.

Pour ce qui est de la télévision, elle innove, on pourrait croire que les attentats terroristes du 11 septembre ont donné des idées à certains réseaux de télévision qui ont repris l’idée des gens de New York qui mettaient des photos des disparus autour du WTC, dans l’espoir que quelqu’un les ait vus vivants, car LCN a décidé de permettre aux gens qui ont de la famille où des amis à Haïti qui n’ont pas eu de nouvelles d’eux depuis le séisme, de pouvoir y mettre des photos dans l’espoir qu’ils auront des bonnes nouvelles.

On peut dire que maintenant le monde n’a que des yeux pour Haïti, les médias permettent aux haïtiens du Québec, et à une certaine mesure aux haïtiens vivant sur l’ïle d’Haïti, de parler de leur angoisse, de leur crainte, de leur misère, etc.

Mais qu’en sera-t-il plus tard, lorsque le drame haïtien n’aura plus l’attention des médias, à cause d’un autre événement qui serait survenu ailleurs dans le monde, comme par exemple un attentat terroriste, où encore un autre séisme ailleurs ou autres choses?

Les haïtiens qui étaient jusque là en mode survie réaliseront pleinement, comme l’a dit François Buguingo de reporters sans frontières lors d’une  entrevue à la radio, qu’ils ont perdu des enfants, un père, une mère, et le réveil se voudra encore brutal.

La communauté internationale ne devra pas les délaisser, et prendre soins non seulement des gens qui vivront des problèmes de réhabilitation pour les  blessés physiquement, mais également pour ceux qui connaîtront des problèmes de stress post-traumatiques.

#haiti, #medias, #tremblement-de-terre

Un plan Marshall pour Haïti

Au lendemain de la deuxième Guerre mondiale, le gouvernement américain lançait le Plan Marshall afin de permettre la reconstruction de l’Europe dévastée et éviter que certains pays d’Europe décident de se tourner vers le régime communiste.

Aujourd’hui 4 jours après le terrible séisme qu’a connu Haïti, certains commencent à émettre l’opinion qu’il faudrait créer un nouveau plan Marshall pour la reconstruction du pays, et qui serait sous la responsabilité de l’ONU, afin d’éviter des problèmes de corruption qui est omniprésente à Haïti.

Mais lorsqu’on parle de reconstruction, on peut être en droit de se demander, à part la population haïtienne qui a tout perdu, à qui profitera cette reconstruction. On peut croire qu’étant donné, que jusqu’à maintenant, tout laisse croire que  les États-Unis seront le plus gros bailleur de fonds et le plus grand fournisseur d’aide, qu’ils deviendront vraisemblablement  les premiers à être privilégiés lors de l’attribution des contrats de reconstruction.

Il reste à voir, si les compagnies américaines ou toutes autres compagnies étrangères  qui se verront octroyer les contrats de reconstruction, utiliseront la main-d’oeuvre locale, et si elle sera payée équitablement, où si on aura plutôt recours à la main-d’oeuvre du pays d’origine de la compagnie.

#haiti, #plan-marshall, #tremblement-de-terre

Des syndicats annoncent qu’ils veulent aide Haiti

De tous temps, les syndicats se sont battus pour offrir des meilleures conditions de travail à leurs membres, tout en faisant la promotion et assurer la défense de notre filet de sécurité  social et appuyer certaines causes internationales.

C’est donc tout à fait normal que les syndicats québécois veuillent appuyer la population haitienne au lendemain du pire séisme que le pays a connu, il y a près de 48 heures.

On peut apprendre sur les sites de la FTQ et de la CSQ qu’ils vont s’impliquer de diverses façons pour venir en aide aux sinistrés, cependant au moment d’écrire ces lignes, rien n’apparait sur les sites de la CSD, de la CSN ou encore du Conseil central de la CSN Québec Chaudière-Appalaches.

#entraide, #haiti, #seisme