Mon patron prend la santé de ses employés à coeur

IMG_2116Mon employeur fait la promotion de la santé au travail, il a mis des documents à la cafétéria des employés sur la prévention du diabète, ce qui,en soit, n’est pas une mauvaise chose, considérant que je connais plusieurs personnes au travail qui ont déjà reçu un diagnostique de diabète et que le nombre ne va qu’augmenter aux cours des prochaines années.

Selon l’organisme Diabète Québec, on estime que, actuellement, au Québec, il y a 830,000 diabétiques.

#diabete

Nos politiciens ne doivent pas s’ingérer dans les conflit de travail du privé

On entends beaucoup parler dans nos médias depuis quelques jours  de deux conflits de travail, les employés de White Birch mis à pied temporairement et le lock out chez Rio Tinto.

Dans les deux cas on a eu droit à l’intervention de politiciens: Amir Khadir qui a demandé au gouvernement du Québec et à Régis Labeaume d’intervenir pour dénouer l’impasse, alors que pour le conflit de Rio Tinto, l’ancien syndicaliste Claude Patry qui est désormais député du NPD réclame lui aussi l’intervention du gouvernement.

Je ne peux m’empêcher de me demander si dans certains cas, certains politiciens ne tenteraient pas alors de se faire un certain capital politique en appuyant les travailleurs lors d’un conflit de travail ou lorsqu’on annonce la fermeture d’une compagnie ou d’une usine.

Selon des statistiques du ministère du travail, il y a eu une moyenne de 75 conflits de travail dans la période se situant entre 2001 et 2010, est-ce que des politiciens des différents partis politiques sont allés sur les lieux de travail pour affirmer leur appui aux travailleurs?

Si je me fie sur le conflit de travail que j’ai vécu en 1996, j’en doute, aucun politicien n’était venu nous voir pour nous donner leur appui malgré que le conflit touchait plus de 150 travailleurs, mais par contre on avait eu l’appui des délégués représentant les syndicats affiliés au Conseil du travail du Canada qui étaient alors en congrès à Québec.

Ce que je trouve aberrant c’est de voir certains politiciens demander aux divers paliers de gouvernements de s’ingérer dans des conflits de travail qui sont du secteur privé et je trouve que les gouvernements en général font bien en n’intervenant pas pour laisser la chance aux négociations avec l’aide de médiateurs du ministère du travail si nécessaire.

#amir-khadir, #claude-patry, #conflit-de-travail-2, #lock-out, #mis-a-pied, #rio-tinto, #white-birch

Vers une amélioration du Code du travail?

Le président de la CSN Louis Roy  a décidé de se battre en 2012 pour que le gouvernement du Québec modifie sa loi anti-briseurs de grève pour qu’elle corresponde plus aux nouvelles réalités qui ont été rencontrées lors du conflit au Journal de Montréal.

Trouvera-t-il des appuis auprès des parlementaires? Il ne faut pas oublier que le Conseil du Patronat du Québec (CPQ )avait  demandé en 2011, qu’il y ait une réouverture du code du travail afin de le moderniser, ce à quoi Jean Charest n’était vraiment pas chaud à l’idée, puisque selon lui il existait toujours un calme relatif aux relations de travail au Québec et que les problèmes rencontrés aux cours des dernières années, ne représentaient qu’une exception.

Pour ce qui en est de Pauline Marois, elle serait disposée à moderniser le code du travail, mais qu’il devait tout de même exister un certain équilibre, ce qui risque de ne pas être évident de tenter de faire plaisir à tout le monde.

Le CPQ a déjà fait part, que la loi sur les travailleurs de remplacement devraient être abolie, qu’elle n’avait plus sa raison d’être aujourd’hui. Les employeurs basent leur revendication sur les motifs suivants:

  • Le climat social a changé radicalement au cours des dernières décennies et la violence des conflits de travail qui a motivé le législateur à adopter des dispositions anti-travailleurs de remplacement est maintenant chose du passé.
  • De nombreuses études prouvent que ces dispositions n’améliorent pas les relations du travail, mais contribuent plutôt à les détériorer en augmentant la probabilité des arrêts de travail ainsi que leur durée.
  • Exception faite de la Colombie-Britannique, de telles dispositions n’existent nulle part ailleurs en Amérique du Nord et nuisent à la santé de l’économie du Québec en réduisant les investissements et en empêchant la création de dizaines de milliers d’emplois.
  • Enfin, ces dispositions briment les droits des employeurs, et potentiellement des travailleurs eux-mêmes, et sont donc constitutionnellement contestables en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés.

Le Conseil du patronat suggère aussi que si le gouvernement veut vraiment porter des modifications au Code du travail, qu’il ne le fasse pas alors à la  pièce, mais qu’il le fasse pour le Code en entier. Le CPQ dit qu’il existe bien d’autres irritants pour les employeurs dont: : l’absence de vote secret lors d’une requête d’accréditation; l’absence de participation de l’ensemble des travailleurs d’une unité de négociation aux votes de grève et la la fiscalité des cotisations et des prestations syndicales.

D’autres pourraient également faire pression, pour que l’on abolisse la fameuse formule Rand qui fait en sorte, que tout nouvel employé embauché dans un lieu syndiqué ait l’obligation de payer des cotisations syndicales et ce même s’il refuse de signer sa carte de membre, sous le prétexte, que l’employé, même s’il refuse de signer sa carte, bénéficiera tout de même des mêmes conditions de travail que celles de ses collègues.

Par contre, même si la personne qui a refusé de signer sa carte de membre et qu’elle paie ses cotisations syndicales, elle n’aura pas droit de toucher aux sommes prévues par les syndicats comme fonds de grève, advenant une grève ou un lock-out.

#briseurs-de-greve, #carte-de-membre, #conseil-du-patronat-du-quebec, #cotisations-syndicales, #csn, #formue-rand, #jean-charest, #lock-out, #loi-anti-scab, #pauline-marois, #relations-de-travail, #syndicat

Claudette Carbonneau tire sa révérence

Mme Claudette Carbonneau a annoncé, hier, qu’elle ne sollicitera pas un autre mandat pour la présidence de la CSN, car elle a décidé de prendre sa retraite après 30 ans de lutte syndicale.

Certains prétendent que la décision de Mme Carbonneau serait liée à la conclusion du conflit au Journal de Montréal, ce que nie Mme Carbonneau, en disant qu’elle y réfléchissait depuis bien longtemps, car elle voulait passer plus de temps avec ses petits-enfants et voyager.

Mais peu importe les raisons réelles de la décision de Mme Carbonneau, je sais qu’elle ne faisait pas nécessairement l’unanimité auprès de certains membres de la CSN. Je me souviens que lors du congrès de la CSN qui s’était tenue à Québec  en 2002, congrès où elle avait été élue pour la première fois pour succéder à Marc Laviolette, j’avais servi certains délégués du congrès au service aux chambres et j’avais eu la chance de parler un peu avec eux, plusieurs étaient prêts à lui donner une chance,mais  ils  étaient tout de même un peu déçus du résultat des élections, puisque pour eux, Mme Carbonneau était considérée comme  »plus politique que près de sa base ».

Je ne suis pas en mesure de dire si les délégués, à qui j’ai parlé, avaient raison ou non, puisque je ne connais pas vraiment Mme Carbonneau. Mais je me souviens d’avoir lu un texte, je ne me souviens plus si c’était un blogue où un média, que la CSN se serait servie du conflit au Journal de Montréal pour demander un  resserrement du code du travail au sujet de la loi anti-scab.

Alors je me pose la question suivante. S’il n’y avait pas eu de conflit au Journal de Montréal, y aurait-il eu une commission parlementaire à Québec sur le lock-out du Journal de Montréal  pour demander un resserrement de la loi anti-scab?

#claudette-carbonneau, #csn, #journal-de-montreal

Les syndicats des employés de la ville de Québec prêts à acheter une équipe de la LNH

Est-ce qu’on aura ou non une nouvelle équipe de la LNH à Québec? Pierre Karl Péladeau travaille fort pour faire venir une nouvelle équipe a Québec, mais jeudi matin, on apprenait sur les ondes de Maurais Live (CHOI FM), que les syndicats des employés de la ville de Québec étaient disposés à acheter une équipe de hockey de la LNH en utilisant les fonds de leurs régimes de retraite.

Les syndicats devaient finalement se raviser, quand ils ont consulté des spécialistes pour les en dissuader, puisque selon eux, il est impossible de rentabiliser une équipe de la LNH, s’ils n’ont pas différentes plate-formes de diffusion.

Mais si effectivement, les syndicats avaient vraiment acheter une équipe, on aurait pu dire, qu’une partie des fonds publics ont permis aux syndicats de s’offrir une équipe, puisque chaque année, le gouvernement du Québec donne des millions de dollars dans les régimes de retraites des employés des villes, pour compenser les pertes actuarielles des régimes de retraite.

Il faut croire finalement, que si les syndicats sont prêts à s’acheter une équipe de la LNH, c’est que ça ne va pas si pire que ça, le gouvernement devrait, peut-être alors cesser d’injecter d’importantes sommes d’argent dans les régimes de retraite des employés municipaux.

#lnh, #regime-de-retraite, #syndicats

La fin du conflit au Journal de Montréal, il y a aussi des mécontents

Le conflit de travail au Journal de Montréal a pris fin hier, à la suite d’un vote des employés à 64,1%  en faveur des nouvelles propositions du médiateur.  Plusieurs employés ont démontré leur insatisfaction à l’annonce du résultat du vote, parce que les journalistes ont connu les résultats avant les principaux concernés, et que de plus,  certains journalistes considèrent que le syndicat s’est tout simplement écrasé devant Québécor pour une question d’argent.

La CSN se défend de s’être écrasé devant Québécor, sa présidente Claudette Carbonneau dit que la CSN a investi  plus de 7 millions$ depuis le début du conflit. La CSN prétend aussi que c’est à cause que la loi antiscab n’est plus adéquate et qu’il faudrait la renforcer tout en refusant d’ouvrir le code du travail en entier ce qui pourrait donner plus de  »souplesse » pour l’employeur.

La CSN s’en prend également aux montréalais qui n’ont pas suivi l’appel tardif du syndicat à boycotter le Journal de Montréal. Pourtant on sait depuis longtemps que les appels au boycott ne donnent que très peu de résultat concret.

Donc, seulement 62 postes sur les 240 postes conserveront leur emploi. Ceux qui quitteront le Journal de Montréal feront quoi? Est-ce qu’ils retourneront travailler pour Rue Frontenac? Pierre Karl Péladeau ne semble plus avoir d’objection à ce que Rue Frontenac continue à vivre.

Il reste à voir si le journal des lockoutés aura toujours du financement pour le faire fonctionner. On peut facilement s’imaginer, que le journal a reçu des sommes d’argent du fonds de grève ou encore du fond de lutte de la CSN, mais le conflit étant terminé il n’aura vraisemblablement plus droit à ces argents.

Le Fondactions de la CSN qui est l’équivalent du Fonds de solidarité de la FTQ acceptera-t-il d’investir dans le journal pour préserver des emplois mais en donnant vraisemblablement  des salaires  et des conditions de travail moindres?  Le monde de l’information vit encore une crise en Amérique du Nord et plusieurs journaux on fermé. Il y a à peine quelques semaines, les journalistes du journal  »Le Soleil » s’était vu imposé leurs nouvelles conditions de travail sinon on fermait le journal.

Je suis tenté de souhaiter bonne chance aux employés qui vont rester au Journal de Montréal, après deux ans de conflit, les cicatrices seront encore vives, et  on peut facilement s’imaginer que les relations de travail seront loin d’être agréables dans la bâtisse, pour un certain temps.

#csn, #journal-de-montreal, #lockout, #rue-frontenac

Shell devant le Comité parlementaire sur Shell

Les travaux du comité parlementaire sur Shell ont débuté ce matin. Certains parlementaires de l’opposition officielle ont été, comment dire, plus critiques que les autres membres du comité, on peut prendre en exemple Denis Coderre qui a lancé aux représentants de Shell:

«Montréal ne mérite pas d’être un parking à gaz»

Alors que pour Yvon Godin du NPD, tout ce qui intéresse Shell, c’est de raffiner le pétrole ailleurs pour le revendre raffiné aux québécois.

Pourtant la compagnie Delek US  s’est dite toujours intéressée à acheter la compagnie à la condition, qu’elle n’achète pas une raffinerie qui est fermée où il faudrait réembaucher des travailleurs et se trouver des nouveaux clients.

Pour Denis Coderre le  raffinage est important pour assurer la sécurité énergétique. C’est vrai que la sécurité énergétique est importante, et au début des années 1970, le gouvernement Trudeau nationalisait Pétro-Fina pour en faire Pétro-Canada. Mais depuis lors, les gouvernements successifs libéral et conservateur ont fini par privatiser Pétro-Canada et le coup de grâce a été donné par le premier ministre Paul Martin, il y a à peine quelques années. Alors, on pourra toujours repasser pour la question de sécurité énergétique.

Il reste maintenant  à voir ce que les travaux du comité accompliront. Est-ce que le comité pourrait «tordre le bras» à Shell pour la forcer de vendre sa rafffinerie à Delek US ou tout autre acheteur potentiel?

Si le comité réussissait à forcer Shell à vendre ses installations, ce serait un bien mauvais message à lancer aux compagnies créatrices d’emplois,  qui seraient intéressées à s’installer au Canada et tout particulièrement au Québec parce qu’elles ne pourront pas agir comme elles l’entendent pour faire fonctionner leur entreprise, ou encore à cause de la facilité de se syndiquer au Québec, et ce malgré toutes les subventions et prêts que les gouvernements pourraient leur fournir.

#comite-parlementaire, #demantelement, #shell, #vente