Peut-on faire confiance aux services de renseignements?

J’avais à peine plus de quatre ans, j’étais bien assis sur le plancher dans le centre du salon et je jouais avec mes G.I. Joe alors que mon père était confortablement assis dans son fauteuil et qu’il regardait  la télé, je ne portais pas trop attention à ce qui se passait à la télé étant plutôt dans ma bulle, jusqu’à ce que à un moment donné,  je lève les yeux  et regarde la télé qui était sur un poste en anglais et dont je ne connaissais pas un traître mot à l’époque.

On pouvait voir à l’écran des images de navires de guerre et d’avions qui volaient au-dessus de l’eau, j’avais alors demandé à mon père si c’était un film et il m’avait répondu par la négative, en répondant de façon  plutôt impassible, que c’était les nouvelles et qu’il se pourrait qu’il y ait  une guerre. Après qu’il m’ait répondu, je suis retourné jouer avec mes petits soldats en plastique en me disant dans mon petit cerveau de 4 ans que s’il y avait une guerre que ça ne se passerait pas ici mais ailleurs et qu’on ne serait pas touché.

Ce n’est que sept ou huit ans plus tard, que je pouvais comprendre un peu mieux ce qui s’était passé et comprendre à quel point la crise des missiles de Cuba était bien réelle et que ça aurait pu signifier la fin du monde tel qu’on le connaît.

Pour prendre les meilleures décisions possibles afin d’éviter  l’inévitable, les dirigeants des pays concernés devaient avoir recours aux informations obtenues, grâce au travail des services de renseignement, de sources militaires et diplomatiques, qui étaient transmises que très lentement en raison des technologies qui existaient à l’époque ce qui a permis aux dirigeants et leurs conseillers de bien analyser la situation avant de prendre des décisions drastiques qui auraient pu allumer l’étincelle qui allait mettre le feu au poudre.

Qu’arriverait-il  s’il devait arriver, aujourd’hui, une crise de l’envergure  de celle que les plus vieux ont connue au début des années 1960? Avec la vitesse que l’information circule et la masse d’information rendue disponible venant par  plusieurs sources de renseignements, les responsables politiques et les stratèges  auront-ils le temps d’étudier tous les rapports qui vont atterrir sur leur bureau et  dont certains risquent d’être contradictoires et réussir à en faire une analyse juste avant de prendre la ou les meilleures solutions qui s’imposent.

Quand on y pense  bien, c’est plutôt inquiétant, puisque depuis les événements du 11 septembre, il y a eu une importante multiplication des agences d’espionnage.  Ainsi depuis 2001, 263 organisations qui  s’occupent du renseignement  ont été créées ou réaménagées, faisant passer le nombre à 1.271 agences gouvernementales et 1.931 compagnies privées,  qui travailleront dans la collecte de renseignements notamment sur le terrorisme.

Selon une enquête  du  Washington Post,publiée à l’été 2010,  50 000 rapports sont produits chaque année  par  divers services de renseignements, et plusieurs rapports contiendraient les mêmes informations, alors que d’autres sont totalement ignorés, parce qu’il manque de temps pour les lire et les analyser.

C’est pas tellement rassurant.

J’aimerais juste ajouter un commentaire qui va compléter mon article, parce que j’en avais pas fait mention dans mon texte original.

MIS À JOUR: Pendant mes vacances des fêtes, j’ai regardé l’excellent film “Brume de guerre” où l’ancien secrétaire d’État américain Robert McNamara parlait de sa carrière politique et un des sujets traités était la crise de Cuba.

On apprend dans ce film que c’est lors de sa visite à Cuba en 1992, pour le 30ième anniversaire de la crise de Cuba, que McNamara a appris de la bouche de Castro, que pendant la crise Cuba, il y avait 162 têtes nucléaires, incluant 90 têtes nucléaires tactiques sur l’île pendant la crise.

McNamara n’en croyait pas ses oreilles. Il a alors posé trois questions à Castro:

1. Saviez-vous que les têtes nucléaires étaient là?
2. Auriez-vous recommander qu’elles soient utilisées?
3. Si vous les aviez utiliser que serait-il arrivé à Cuba?

Castro a répondu: Je savais que les têtes nucléaires étaient là, deuxièmement, je n’aurais pas recommandé à Khroutchev de les utiliser, je lui ai dit de les utiliser et que finalement Cuba aurait été totalement anéanti si Cuba avait utilisé les armes nucléaires contre les États-Unis.

#analyse, #crise-de-cuba, #g-i-joe, #guerre-au-terrorisme, #guerre-froide, #missiles-nucleaires, #services-de-renseignements, #technologie-moderne, #terrorisme

La troisième guerre mondiale en 2012?

Il y a un peu plus de trois ans, alors que le président Georges Bush était toujours le commandant en chef des États-Unis, certains ont craint, qu’une confrontation armée entre les États-Unis et l’Iran était de plus en plus probable, puisque l’Iran continuait à enrichir de l’uranium à des fins pacifiques selon Téhéran, tandis que le gouvernement américain craignait plus que cet uranium, une fois enrichi,soit utilisé à produire des armes nucléaires.

À cette époque, les craintes que les États-Unis et son plus grand allié au Moyen-Orient Israël décident d’aller bombarder les installations nucléaires en Iran étaient bien réelles, puisque le président Bush avait déjà dit à l’époque, qu’il ne craindrait pas à prendre des décisions difficiles et ce peu importe qui lui succéderait, afin de lui éviter d’être obligé de prendre des décisions qui seraient encore plus difficiles à prendre et de plus, Bush avait inventé des raisons pour justifier sa guerre illégale contre l’Irak.

Alors que pour Israël, c’est impensable qu’un ennemi juré ait l’arme nucléaire, et le gouvernement israëlien avait, déjà, pris dans le passé, la décision d’utiliser l’option militaire, afin de détruire la centrale nucléaire d’Osirak en Irak en 1981, puisque ce pays voulait devenir le premier pays arabe à avoir l’arme nucléaire, malgré le fait, que le gouvernement irakien disait lui aussi, que le nucléaire était seulement destiné à des fins pacifiques.

Finalement, sous les présidences de Bush et celle d’Obama, aucune action militaire n’avait été entreprise contre l’Iran, sauf que certains prétendent, que des militaires américains auraient franchi la frontière iranienne via l’Irak, afin de recueillir des informations afin de déterminer des cibles en prévision d’une intervention militaire, l’occident préférant plutôt utiliser diverses sanctions contre l’Iran et la diplomatie.

Malgré toutes ces sanctions, rien ne change en Iran et des rumeurs de plus en plus persistantes veulent que les États-Unis et Israël favoriseraient de plus en plus l’option militaire pour l’automne 2012 contre les installations nucléaires en Iran, sauf que maintenant, il est peut être un peu tard pour y penser, puisque certaines centrales sont déjà en fonction et les bombarder créeraient des nuages radioactifs non seulement sur les sites où les installations sont, mais également pour les pays voisins.

De plus, on peut se demander, si une nouvelle guerre, cette fois-ci contre l’Iran peut être gagnée. Il y a quelques années, à la demande du pentagone, un Lieutement-Général, qui était retraité à l’époque,le Lt. Gen. Paul Van Riper avait pris part à une simulation de guerre au Pentagone où il jouait le rôle du commandant d’un pays ennemi du Moyen-Orient et il avait réussi à couler la flotte américaine dans le Golfe Persique.

S’il y a intervention militaire en Iran, que fera la Russie? Va-t-elle envoyer des militaires pour aider l’Iran à combattre les agresseurs, où se contentera-t-elle à lui donner des informations obtenues par les divers services de renseignement russe et les photos satellites?

Ce qui est inquiétant également c’est que bombarder les sites des installations nucléaires pourraient avoir, un effet de donner de l’oxygène aux divers groupes terroristes ce qui permettra le recrutement de nouveaux candidats, et on pourrait avoir un regain des attentats terroristes partout dans le monde.

#3ieme-guerre-mondiale, #armes-nucleaires, #etats-unis, #centrales-nucleaires, #iran, #israel, #moyen-orient, #terrorisme, #uranium

Stephen Harper le monarchiste

Avec la dernière visite royale du prince Harry et de son épouse Kate Middleton l’été dernier, on a pu voir un regain de dévotion envers la famille royale de la part de notre premier ministre Stephen Harper.

Pour s’en convaincre, on a qu’à penser à la décision du gouvernement conservateur de rajouter le mot royal à tout ce qui est miliaire : Royal Canadian Navy, Royal Canadian Air Force, etc.,qui semble avoir rendu nos militaires très heureux, alors que dans la population générale, à l’exception des indépendantistes québécois, la décision semble être perçue de façon presque indifférente.

Et maintenant, notre gouvernement conservateur, par l’entremise de Patrimoine Canada, a décidé d’agrémenter les murs de nos ambassades, de la photo de la reine, et de faire un appel d’offres pour l’achat de 2,250 drapeaux canadiens orné de la couronne britannique afin de célébrer le 60ième anniversaire de l’accession au trône de la reine Elisabeth II.

Quand on y pense comme il faut, c’est tout de même incroyable de voir de telles dépenses loufoques, alors que notre gouvernement veut se serrer la ceinture et va probablement aller de l’avant, en supprimant de 10% le nombre de fonctionnaires fédéraux et en coupant 110 millions $ la subvention à Radio-Canada.

Autre incohérence de notre gouvernement en ce qui concerne la monarchie britannique, aux cours des dernières années, la population canadienne s’est déjà prononcée sondage après sondage, à l’effet qu’elle voulait qu’on abandonne la monarchie britannique, alors pourquoi notre gouvernement persiste-t-il à vouloir faire  »renaitre » la monarchie au Canada?

Le gouvernement libéral de Jean Chrétien, en 1998, avait songé d’abandonner la monarchie britannique, mais ce dernier s’était vite ravisé en disant, qu’il y avait déjà assez de problèmes avec les indépendantistes québécois, qu’il ne voulait pas en plus créer des problèmes avec les partisans de la monarchie au Canada.

#ambassades-canadiennes, #canada, #drapeaux, #elizabeth-ii, #kate-middleton, #monarchie, #prince-harry, #stephen-harper

WTC 10 ans déjà

Étant en congé, j’avais décidé de faire la  »grasse matinée » alors j’avais mis mon radio-réveil pour 10 heures. Pour me réveiller en douceur, j’avais décidé de le mettre en mode radio et lorsque le réveil s’est mis à sonner, je suis resté coucher en me demandant ce que j’allais faire de cette journée de congé.

Lorsque tout à coup, un des animateurs de radio annonça que l’une des tours du World Trade Center venait de s’effondrer, au début je n’étais pas certain si j’avais bien entendu, mais finalement l’animateur répéta à nouveau l’information, je me suis alors levé et je me suis empressé d’aller allumer la télé et synthoniser les réseaux d’information en continue LCN, CNN et j’allais visiter les réseaux américains conventionnels afin d’avoir le plus d’informations possibles, mais finalement les informations se répétaient et il y avait encore beaucoup de supposition.<

Le gouvernement américain avait alors décidé d’interdire de vol les avions dans le ciel américain, forçant ainsi 39 avions à atterrir à l’aéroport de Gander qui n’était pas équipé pour accueillir 6, 500 passagers, plusieurs passagers avaient alors été pris en charge par les habitants qui ont accepté de les héberger.

Tandis que les journalistes nous répétaient sans cesse que les hôpitaux de New York étaient en état d’alerte et attendaient les blessés. mais en vain, on commencait à comprendre encore plus l’ampleur du drame, c’est-à-dire qu’il y aurait finalement que peu de survivants.

À Québec, comme partout ailleurs, j’imagine, les gens allaient manger dans les restaurants et dans les bars et regardaient la télévision, dans l’espoir d’avoir plus d’information sur l’événement qui allait marquer à jamais le début du XXIème siècle.

À l’hôtel où je travaille, le directeur général, de l’époque, avait décidé de mettre dans chaque chambre une lettre offrant ses sympathies à ceux et celles qui avaient perdu un être cher et il a même tenu une minute de silence à la mémoire des victimes du 11 septembre.

Les événements du 11 septembre resteront,à jamais, graver dans la mémoire collective, tout comme l’ont été bien d’autres événements du passé, comme : le bombardement de Pearl Harbour par les japonais; les assassinats des frères John F. et Robert Kennedy où encore de l’assassinat de Martin Luther King, tout le monde se souviendra de ce qu’il faisait, quand l’annonce du drame à eu lieu.

#guerre, #pentagone, #terrorisme, #wtc

Les immigrants musulmans représentent une plus grande menace pour les français et les allemands

Selon un sondage: 42% des français et 40% des allemands considèrent l’immigration musulmane comme étant  la plus grande menace à leur culture, et que les français et les allemands croient respectivement à  que pour entre 68 et 75% que les immigrants musulmans s’adaptent mal aux coutumes de leur pays d’adoption.

Je serais curieux de savoir, si on faisait au Québec un sondage sur ces questions, quels pourraient être les résultats.

Je serais tenté de croire, que les résultats risqueraient d’être sensiblement les mêmes, étant donné que la Commission Bouchard Taylor n’a absolument rien donné de concret à mon avis. D’ailleurs combien de québécois se souviennent ce que le rapport dit?

#allemagne, #communaute-musulmane, #france, #immigration, #multiculturalisme

Don Cherry en Afghanistan

Nos militaires canadiens en poste en Afghanistan ont reçu la visite, à la veille de Noël, du ministre de la défense Peter McKay qui était accompagné, entre autre, de la ministre de la coopération Bev Oda et du flamboyant analyste de hockey Don Cherry.

Certains s’insurgent du fait de la présence de Cherry en Afghanistan, à cause que ce dernier critique souvent les québécois, mais ne leur en déplaisent, Cherry a tous les droits d’être en Afghanistan, d’autant plus, qu’il a un grand respect envers les militaires qui sont là-bas, pour s’en convaincre, on a qu’à regarder l’hommage que Cherry fait au Hochey night in Canada, lorsque des soldats se font tuer.

À ma connaissance, il n’y a aucun autre personnalité de la télé autres que les journaux télévisés, qui vont rendre hommage à nos militaires tombés au combat, surtout pas au Québec.

#afghanistan, #don-cherry, #peter-mckay

Ma synthèse de l’année 2010

Avec la fin de l’année qui arrive à grand pas, les médias feront leurs synthèses de l’année. Je vous présente ci-dessous, ce qui pour moi, ont été les évènements les plus importants de l’année.

Voici les événements  que je trouve les plus importants de l’année 2010

Canada – Québec

Réseau liberté Québec fait peut à la gauche et aux syndicats. Les syndicats ripostent en créant Alliance sociale.

Les contribuables ripostent au dernier budget Bachand, plus de 55 000 personnes manifestent devant l’assemblée nationale

Le maire Labeaume veut construire un nouvel amphi-théâtre à Québec, il donne jusqu’au 31 décembre aux gouvernements pour investir dans le projet. Québec annonce qu’il financera le projet à 45% de son coût. Le fédéral refuse de financer sans financement du privé.

50 000 à 60 000 personnes manifestent sur les Plaines d’Abraham pour le retour des Nordiques.

Clotaire Rapaille qui a été engagé pour trouver l’essence de Québec traite les gens de Québec de sado-masochistes.

Pour la Fédération des femmes du Québec, les militaires du Québec ne sont que de la chair à canon.

La fédération internationale de ski dit non à Québec pour les jeux olympiques de 2022.

Contrairement à ce qui avait été prévu, les troupes ne se retireront pas d’Afghanistan en 2011. Ils resteront jusqu’en 2014 et ils seront affectés à la formation des militaires afghans.

Le Colonel Russell Williams plaide coupable à deux accusations de meurtre prémédité. Il sera expulsé de l’armée et ses uniformes seront brûlés.

Mondial

Tremblement de terre à Haîti qui a fait entre 150 000 et 200 000 morts. La communauté internationale fait tout pour aider les haïtiens, mais malgré les engagements de la communauté internationale, les argents tardent toujours à venir, on attend les élections pour voir qui sera élu président pour être certain que la corruption n’existera plus.

Le Pakistan est victime d’importantes inondations qui ont fait des milliers de morts, mais la communauté internationale est plutôt indifférente au malheur des pakistanais.

Sauvetage des 33 mineurs chiliens.

Attentat terroriste ratée à Time Square.

Arrestations massives au sommet du G-2O. Le coût des sommets G-8 et G-20 est de 1 milliard $.

Adoption de la réforme de la santé aux États-Unis, ce qui a permis aux républicains de rafler la majorité à la chambre des représentants lors des élections de mi-mandat.

Paul la poulpe prédit avec succès le gagnant de la coupe du monde de soccer.

 

#annee-2010, #synthese