Finalement, la télévision communautaire fait tout de même de la bonne télé

Je dois le reconnaître, comme probablement bon nombre de vous, que je n’ai jamais été un adepte de la télévision communautaire, c’est-à-dire, jusqu’à il y a quelques semaines, alors que j’ai fait une découverte des plus intéressantes sur les ondes de MAtv.

Il s’agit de l’émission « Des chemins, des histoires »animé par l’historien Denis Angers que l’on peut entendre régulièrement sur les ondes du FM 93 à l’émission de « Gilles Parent le retour » et coanimé par Taïna Lavoie.

Dans cette émission, les animateurs nous font découvrir l’histoire de certains quartiers de la région de Québec, en passant par St-Roch, la rue St-Jean et même l’île d’Orléans. Les animateurs présentent les émissions de façon vivante et quand l’émission se termine, on se dit hein déjà, la demie est vite passée.

Le site de MAtv nous permet de voir quelques capsules de 5 minutes.

J’ose espérer qu’un jour, nous aurons droit à un coffret DVD ou encore un livre, si jamais ça arrive, je suis tout de suite preneur.

 

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#des-chemins-des-histoires, #histoire, #matv, #quebec

Un voyage en bus ou en tramway?

En septembre prochain, ce sera le 25ème anniversaire du décès de ma mère, peu de temps après les funérailles, on avait commencé à regarder ce qu’on allait garder ou non. En fouillant dans ses affaires, on avait trouvé un billet du Québec Light and power valide pour un voyage.
Billet bus - jpegÉtait-ce un voyage en tramway ou en autobus? Je ne saurais le dire, il n’y a aucune date d’inscrite sur le billet, mais je serais plutôt tenté de croire que c’était un billet de bus, puisque la compagnie a commencé à mettre fin à son service de tramway en 1937, si je me souviens bien, pour le remplacer par le service de bus.

En 1937, ma mère avait 16 ans et je ne suis pas convaincu, que venant d’une famille de campagne, que la famille aurait accepté de la laisser partir aussi jeune.

AJOUT  27 Mai 2016:

J’avais mis cette photo sur la page Facebook de la Société Historique de Québec, en espérant obtenir une réponse de leur part, et je l’ai bien eue, M. Sicard a été président de la compagnie Quebec Light and Power entre 1953 et 1957, alors on peut penser que ce billet de bus vient de cette période.

Peut-on faire confiance aux services de renseignements?

J’avais à peine plus de quatre ans, j’étais bien assis sur le plancher dans le centre du salon et je jouais avec mes G.I. Joe alors que mon père était confortablement assis dans son fauteuil et qu’il regardait  la télé, je ne portais pas trop attention à ce qui se passait à la télé étant plutôt dans ma bulle, jusqu’à ce que à un moment donné,  je lève les yeux  et regarde la télé qui était sur un poste en anglais et dont je ne connaissais pas un traître mot à l’époque.

On pouvait voir à l’écran des images de navires de guerre et d’avions qui volaient au-dessus de l’eau, j’avais alors demandé à mon père si c’était un film et il m’avait répondu par la négative, en répondant de façon  plutôt impassible, que c’était les nouvelles et qu’il se pourrait qu’il y ait  une guerre. Après qu’il m’ait répondu, je suis retourné jouer avec mes petits soldats en plastique en me disant dans mon petit cerveau de 4 ans que s’il y avait une guerre que ça ne se passerait pas ici mais ailleurs et qu’on ne serait pas touché.

Ce n’est que sept ou huit ans plus tard, que je pouvais comprendre un peu mieux ce qui s’était passé et comprendre à quel point la crise des missiles de Cuba était bien réelle et que ça aurait pu signifier la fin du monde tel qu’on le connaît.

Pour prendre les meilleures décisions possibles afin d’éviter  l’inévitable, les dirigeants des pays concernés devaient avoir recours aux informations obtenues, grâce au travail des services de renseignement, de sources militaires et diplomatiques, qui étaient transmises que très lentement en raison des technologies qui existaient à l’époque ce qui a permis aux dirigeants et leurs conseillers de bien analyser la situation avant de prendre des décisions drastiques qui auraient pu allumer l’étincelle qui allait mettre le feu au poudre.

Qu’arriverait-il  s’il devait arriver, aujourd’hui, une crise de l’envergure  de celle que les plus vieux ont connue au début des années 1960? Avec la vitesse que l’information circule et la masse d’information rendue disponible venant par  plusieurs sources de renseignements, les responsables politiques et les stratèges  auront-ils le temps d’étudier tous les rapports qui vont atterrir sur leur bureau et  dont certains risquent d’être contradictoires et réussir à en faire une analyse juste avant de prendre la ou les meilleures solutions qui s’imposent.

Quand on y pense  bien, c’est plutôt inquiétant, puisque depuis les événements du 11 septembre, il y a eu une importante multiplication des agences d’espionnage.  Ainsi depuis 2001, 263 organisations qui  s’occupent du renseignement  ont été créées ou réaménagées, faisant passer le nombre à 1.271 agences gouvernementales et 1.931 compagnies privées,  qui travailleront dans la collecte de renseignements notamment sur le terrorisme.

Selon une enquête  du  Washington Post,publiée à l’été 2010,  50 000 rapports sont produits chaque année  par  divers services de renseignements, et plusieurs rapports contiendraient les mêmes informations, alors que d’autres sont totalement ignorés, parce qu’il manque de temps pour les lire et les analyser.

C’est pas tellement rassurant.

J’aimerais juste ajouter un commentaire qui va compléter mon article, parce que j’en avais pas fait mention dans mon texte original.

MIS À JOUR: Pendant mes vacances des fêtes, j’ai regardé l’excellent film “Brume de guerre” où l’ancien secrétaire d’État américain Robert McNamara parlait de sa carrière politique et un des sujets traités était la crise de Cuba.

On apprend dans ce film que c’est lors de sa visite à Cuba en 1992, pour le 30ième anniversaire de la crise de Cuba, que McNamara a appris de la bouche de Castro, que pendant la crise Cuba, il y avait 162 têtes nucléaires, incluant 90 têtes nucléaires tactiques sur l’île pendant la crise.

McNamara n’en croyait pas ses oreilles. Il a alors posé trois questions à Castro:

1. Saviez-vous que les têtes nucléaires étaient là?
2. Auriez-vous recommander qu’elles soient utilisées?
3. Si vous les aviez utiliser que serait-il arrivé à Cuba?

Castro a répondu: Je savais que les têtes nucléaires étaient là, deuxièmement, je n’aurais pas recommandé à Khroutchev de les utiliser, je lui ai dit de les utiliser et que finalement Cuba aurait été totalement anéanti si Cuba avait utilisé les armes nucléaires contre les États-Unis.

#analyse, #crise-de-cuba, #g-i-joe, #guerre-au-terrorisme, #guerre-froide, #missiles-nucleaires, #services-de-renseignements, #technologie-moderne, #terrorisme

Un nouveau monument des braves pour ceux qui ont combattu en Afghanistan

Le 29  octobre prochain, un nouveau monument sera inauguré à la Place Georges V à Québec,  sur le terrain du Manège militaire afin de rendre hommage aux militaires canadiens qui ont combattu en Afghanistan,  en Bosnie et ailleurs dans le monde, ou encore comme à Chypre pour y maintenir la paix.

Le monument qui a été financé par les auditeurs de la station de radio Radio X (CHOI-FM) en achetant des «bumper stickers» qui appuyaient les militaires qui allaient en Afghanistan,  se veut une réponse aux manifestations pacifistes qu’il y a eues à Québec avant l’envoie de troupes du 22ième Régiment en Afghanistan.

Le monument sera inauguré à 10h30,  la station Radio X espère que malgré l’heure du dévoilement, qu’il y aura beaucoup de monde.

#afghanistan, #bosnie, #honneur, #militaire, #monument

Visite de l’exposition «Les méandres» au musée naval de Québec

Je viens de visiter l’exposition «Les méandres » présentée au musée naval de Québec. L’exposition présente l’histoire de la marine «canadienne» et du fleuve St-Laurent allant de la période de Jacques Cartier jusqu’à nos jours. On peut y voir des mousquets, des épées, des «casse-têtes amérindiens et français» diverses autres armes ainsi que des reproductions de navires et d’embarcations.

On peut y voir également plusieurs documents d’archives, comme une lettre envoyée à la mère d’un marin tué en mer, et des images d’archives, de même qu’une copie autographiée de la biographie de l’amiral Donitz, celui-là même qui a pris les rènnes de l’Allemagne à la suite du suicide d’Adolf Hitler et de certains de ses collaborateurs les plus proches.

Le musée a reproduit également la cabine du lieutenant Stanislas Déry où l’on peut y voir sa machine à écrire, ses jumelles et son étui, un serre-livres et même les bottes du héros. Le lieutenant Déry avait fait l’histoire, en coulant un U-Boat le «U-877» dans l’Atlantique et en donnant l’ordre à ses hommes de ne pas tirer sur les marins allemands qui nageaient dans les eaux glaciales de l’Atlantique. Il les avait même accueillit à bord de sa corvette pour leurs sauver la vie, ce qui lui avait valu d’être blâmé par les dirigeants alliés.

C’est une exposition qui mérite d’être vue pour les passionnés de la mer et ceux et celles qui veulent en savoir plus sur l’histoire de la marine.

L’exposition est présentée jusqu’en septembre au Musée naval de Québec, au 170 Dalhousie et l’entrée est gratuite. Les heures d’ouverture sont de 10H00 à 18H00.

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