Shell devant le Comité parlementaire sur Shell

Les travaux du comité parlementaire sur Shell ont débuté ce matin. Certains parlementaires de l’opposition officielle ont été, comment dire, plus critiques que les autres membres du comité, on peut prendre en exemple Denis Coderre qui a lancé aux représentants de Shell:

«Montréal ne mérite pas d’être un parking à gaz»

Alors que pour Yvon Godin du NPD, tout ce qui intéresse Shell, c’est de raffiner le pétrole ailleurs pour le revendre raffiné aux québécois.

Pourtant la compagnie Delek US  s’est dite toujours intéressée à acheter la compagnie à la condition, qu’elle n’achète pas une raffinerie qui est fermée où il faudrait réembaucher des travailleurs et se trouver des nouveaux clients.

Pour Denis Coderre le  raffinage est important pour assurer la sécurité énergétique. C’est vrai que la sécurité énergétique est importante, et au début des années 1970, le gouvernement Trudeau nationalisait Pétro-Fina pour en faire Pétro-Canada. Mais depuis lors, les gouvernements successifs libéral et conservateur ont fini par privatiser Pétro-Canada et le coup de grâce a été donné par le premier ministre Paul Martin, il y a à peine quelques années. Alors, on pourra toujours repasser pour la question de sécurité énergétique.

Il reste maintenant  à voir ce que les travaux du comité accompliront. Est-ce que le comité pourrait «tordre le bras» à Shell pour la forcer de vendre sa rafffinerie à Delek US ou tout autre acheteur potentiel?

Si le comité réussissait à forcer Shell à vendre ses installations, ce serait un bien mauvais message à lancer aux compagnies créatrices d’emplois,  qui seraient intéressées à s’installer au Canada et tout particulièrement au Québec parce qu’elles ne pourront pas agir comme elles l’entendent pour faire fonctionner leur entreprise, ou encore à cause de la facilité de se syndiquer au Québec, et ce malgré toutes les subventions et prêts que les gouvernements pourraient leur fournir.

Publicités

#comite-parlementaire, #demantelement, #shell, #vente

Shell va s’expliquer devant le Comité de l’industrie à Ottawa

Shell devra finalement s’expliquer devant le Comité de l’industrie à Ottawa le 20 juillet prochain, afin de s’expliquer sur les motifs  de sa décision de fermer sa raffinerie de Montréal.
Je ne peux m’empêcher de m’interroger à savoir si les travaux de cette commission seront productifs. Il semble évident que Shell n’a aucunement l’intention de changer d’idée puisque ça coûterait trop cher pour mettre les installations à jour, et je ne crois pas que les travaux du Comité vont vraiment y changer quelque chose.

En fait, je crois plutôt que les politiciens, tous partis confondus, veulent plutôt montrer qu’ils sympathisent avec les familles et les travailleurs de Shell qui perdront des emplois plus que bien rémunérés, puisque ça appauvrira la région non seulement avec les pertes d’emplois chez Shell, mais également auprès de certains fournisseurs de Shell.

Ça ne me surprendrais pas, que finalement le comité, comme dans bien des cas, accouchera d’une souris, et que Shell ira de l’avant avec la fermeture de la raffinerie et que toutes les procédures intentées par le gouvernement, le syndicat et les tribunaux n’auront fait que retarder l’inévitable.

Shell est une entreprise privée, et elle est libre de faire ce qu’elle en veut de raffinerie. D’ailleurs, j’imagine que dans la convention collective des employés de Shell, comme dans d’autres conventions collectives, il doit y avoir une clause qui dit que la compagnie peut mettre fin à certaines opérations, et c’est ce que Shell a décidé de faire. Qu’on la laisse donc tranquille.

#comite-de-lindustrie, #fermeture-raffinerie, #shell

Dons d’Hydro-Québec: manque de jugement des dirigeants

Il y a comme quelque chose d’indécent, lorsqu’on entend parler des dons faits par Hydro-Québec à des écoles privées, dont les parents d’élèves sont des gens plutôt pour ne pas dire très aisés financièrement, alors que plusieurs écoles publiques du Québec, connaissent des problèmes comme le disent les partis d’opposition.

Mais, ce qu’il y a encore de plus indécent, c’est de voir ces dons, alors que selon l’Association coopérative d’économie familiale du Sud-Ouest en avril 2008, environ 20% de la population québécoise vivait sous le seuil de faible revenu (ce qui était appelé autrefois seuil de pauvreté), et que sur ce nombre, 40 000 clients se retrouvaient avec des retards de paiment, et que la moitié de ces clients en arrivaient à avoir des ententes de remboursement avec Hydro-Québec.

Et les hausses de tarifs répétées depuis 2004, ne font rient pour aider les plus démunis. Selon Option consommateurs, les tarifs d’électricité ont augmenté de 18,2% depuis 2004, alors que la hausse du taux de la vie se situe pour cette même période à 12,6%.

Alors, au lieu d’aider les plus nantis, si Hydro-Québec tient absolument à faire des dons, au lieu de les faire à ceux et celles qui en ont pas de besoin, qu’il les fasse donc aux écoles publiques, où encore qu’on aide donc, les gens à faible revenu en épongeant une partie de leur dette à Hydro-Québec.

Il est évident que Thierry Vandal, le président de Hydro-Québec,  a manqué et manque de jugement dans ses dons, et il devrait peut-être quitter sa tour d’ivoire, pour voir ce qui se passe autour de lui, à moins qu’il préfère en parler autour d’une bonne table avec des associés avec notre argent.

#ecoles-privees, #ecoles-publiques, #dons, #hydro-quebec, #pauvrete

Hydro-Québec erreur de facturation…

Hydro-Québec vient de révéler qu’il y a 120 000 utilisateurs qui ne paient pas assez l’électricité en raison d’une erreur de calcul, et qu’ils verront bientôt leurs factures réajustées.

Est-ce que ça pourrait être possible que ces erreurs soient reliés à la mise à l’essai des nouveaux compteurs électronique? J’espère que non, sinon je risque d’avoir une bien mauvaise surprise, puisque  Hydro-Québec a décidé de changer mon compteur vers le milieu de l’hiver pour m’installer un compteur électronique.

Je me souviens qu’il y a plusieurs années, alors que je faisais partie du conseil d’administration de l’Association coopérative d’économie familiale de Québec (ACEF), on avait déjà eu l’occasion de discuter des compteurs, et on en était venu à la conclusion, que les compteurs traditionnels étaient plus fiables, que les compteurs électroniques.

J’ai déjà connu, il y a déjà près d’une dizaine d’année, un problème de facturation de Hydro-Québec, on avait pratiquement augmenter du double mon tarif d’électricité, il a fallu que j’aie un témoin, à l’époque c’était le responsable chargé du dossier de l’électricité à l’ACEF, et qui habite à quelques coins de rues de chez-moi, qui avait réglé le problème avec Hydro-Québec, il semblerait que l’erreur serait survenu, quand j’avais fait ma déclaration de consommation par le biais du site d’Hydro-Québec, parce que je n’avais pas été là, quand le préposé était passé pour prendre la lecture des compteurs.

#facturation, #hydro-quebec