Les appels au boycott une nouvelle mode

C’est vraiment rendue une nouvelle mode, on lance des boycotts sur tout et rien. Je viens de voir qu’un de mes contacts twitter allait boycotter Électrolux et ses marques de commerce parce que la compagnie a décidé de fermer son usine de l’Assomption, pour s’installer aux États-Unis en 2013, ce qui va causer la perte de 1,300 emplois.

En ce qui me concerne il est peu probable que le boycott soit d’une quelconque utilité, puisque aucune association locale ou nationale  n’a lancé de boycott  et même si c’était le cas, ça ne prendrait pas, on a qu’à penser à chaque fois qu’il y a eu des hausses des prix de l’essence, on a lancé des appels au boycott de certaines pétrolières, mais ça a toujours floppé.

Ce qui explique peut être la raison pour laquelle, il a fallu tellement de temps avant que le syndicat des employés du Journal de Montréal  décide de lancer un boycott du Journal de Montréal, parce qu’ on ne savait pas comment ça irait, mais avec les exigences de PKP de diminuer drastiquement le nombre de travailleurs au Journal de Montréal et en empêchant les gens qui auront perdu leur emploi d’aller travailler pour un autre quotidien et en fermant «Rue Frontenac», ça a lancé un certain  sentiment de sympathie et plusieurs associations ont alors annoncé publiquement qu’ils boycottaient le Journal de Montréal.

Mais même si des associations ont annoncé qu’elles boycottaient le Journal de Montréal, ça ne peut pas garantir le succès du boycott, puisque combien de membres individuels des associations vont vraiment suivre la consigne de leur association?

 

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#electrolux, #boycott, #fermeture-dusine

Site web de Dollarama une tempête dans un verre d’eau

Rue Frontenac nous apprend ce matin que les magasins Dollarama ont maintenant leur site web, mais qu’il est présentement seulement en anglais, et que ça contrevenait aux disposition de la loi 101.

Il n’en fallait pas plus, que les «défenseurs de la langue française» dénoncent la situation, et lancent une campagne de boycott sur Facebook, même si selon le responsable de la compagnie de relations publiques Nationale indique que le site en français devrait être en ligne le 26 avril.

C’est toujours facile de vouloir lancer une campagne de boycott, on dirait que ça en est presque rendue une mode, mais une campagne de boycott contre Dollarama  pourrait-t-elle fonctionner et être efficace?

Je n’en suis pas convaincu, combien y a-t-il eu de campagnes de boycott aux cours des dernières années, et ça n’a rien donné? On a qu’à penser aux appels à certains boycott dont celui de Pétro-Canada à cause qu’il a mis en lock-out ses employés, où encore le cas le plus récent, l’appel au boycott du Journal de Montréal.

En période où les temps sont difficiles pour tout le monde, les gens recherchent des aubaines, et ce n’est certainement pas un appel au boycott d’une chaîne de magasin qui va les empêcher à aller magasiner dans ces magasins.

Et même s’il devait y avoir une campagne de boycott qui était moindrement efficace, qui en seront les premières victimes? Ce seront les employés qui bien souvent ne gagnent que le salaire minimum.

La FTQ a bien compris la problématique, quand elle a refusé de lancer une campagne de boycott contre Wal-Mart, quand cette dernière a décidé de fermer son magasin de Jonquière en 2005, à cause qu’il était devenu le 1er magasin en Amérique du Nord à être syndiqué.

Il y a possibilité selon les dispositions prévues par la loi 101, de déposer des plaintes, alors que les gens intéressés déposent des plaintes, ce sera sûrement plus efficace qu’une campagne de boycott, même si les procédures peuvent être longues.

#boycott, #consommation, #dollarama, #loi-101

Le gouvernement n’a pas à aider monétairement Shell

La compagnie Shell a décidé de fermer sa raffinerie située à Montréal-Est, causant la perte d’emploi de 500 travailleurs. Ça n’a pas été long que les partis de l’opposition accusent le gouvernement de ne rien faire, et que certains politiciens à Montréal  demandent de créer un comité pour assurer la relance de la raffinerie.

Mais le problème qui existe en voulant relancer une  compagnie, qu’elle soit une compagnie pétrolière où toute autre compagnie, c’est que souvent les syndicats et les travailleurs ne font que compter sur l’aide financière des différents niveaux de gouvernements, et on sait déjà que le gouvernement du Québec ne semble pas être intéressé à sauver l’entreprise, mais est-ce que le Fonds de solidarité pourrait être intéressé à investir de l’argent dans un projet de relance de Shell?

Ce serait étonnant, pourquoi que le Fonds de solidarité de la FTQ voudrait-il investir dans Shell, alors que de l’aveu même de cette dernière, il n’y a personne qui serait intéressé à l’acheter à cause de la conjoncture actuelle, qui voudrait que les compagnies préfèrent plutôt faire raffiner leur pétrole près des lieux de distribution, que c’est plus rentable pour les pétrolières?

D’autre part,  le Fonds de solidarité doit comme une banque, travailler à faire fructifier les avoirs des ses déposants, tout en limitant les risques.

C’est malheureux pour une région comme celle de Montréal Est, mais lorsqu’une municipalité n’a que pratiquement un seul type d’entreprise dans la région, c’est qu’elle courre le risque d’avoir des difficultés si une compagnie décide de mettre fin à ses activités.

#aide-gouvernementale, #petroliere, #shell

Joyeux Décembre

L’association des commercants du Plateau Mont-Royal à Montréal tente une nouvelle approche qui se veut plus neutre auprès de leurs clients, en souhaitant un «Joyeux Décembre» au lieu d’un «Joyeux Noël», et elle a même fait des banderolles et des sacs réutiliiables, portant cett inscription!

Un responsable de l’association indique qu’il faut être dans l’air du temps, peut-être parlait-il du dossier des accommodements raisonnables, alors que pour bien des québécois, les accommodements sont encore souvent tout, sauf raisonnables.

Le défunt président Kennedy avait déjà dit une belle phrase concernant l’ère du temps dans la politique, que l’on pourrait facilement dire au sujet des accommodements raisonnables, la citation va comme suit: «Ne sacrifiez jamais vos convictions politiques pour être dans l’air du temps».

#joyeux-decembre, #joyeux-noel

Claudette Carbonneau de la CSN veut des nouvelles hausses d’impôts

Les syndicaleux voudraient que Québec augmente les impôts de 1 milliard$, afin de rétablir l’équilibe budgétaire. L’idée a été lancée par Claudette Carbonneau la présidente de la CSN,  alors que le président de la CSQ a presque tenu de propos similaires, en disant qu’il fallait protégé nos services publics.

En tant que présidente de la CSN, Mme Carbonneau parle au nom de ses membres, mais ses derniers sont-ils d’accord avec ce qu’elle prône? Pas certain, étant syndiqué depuis peu à la CSN, on a jamais été consulté sur ce sujet important.

C’est évident qu’en agissant ainsi, la CSN et les autres syndicats font preuve d’un corporatisme flagant, puisqu’en augmentant les impôts, les syndicats prétendront protéger les services publics dont le système semble fonctionner de moins en moins bien, et ce qui permettra par la même occasion au syndicat de toucher plus de cotisations syndicales.

Les syndicats semblent toutefois oublier,  que 43% de la population ne gagne pas 20,000$/annèe et que 40% de la population ne paie pas d’impôt à cause des revenus insuffisants, ce qui signifie que c’est encore la classe moyenne qui écopera des nouvelles hausses d’impôts.

#hausses-dimpots, #impots

Hausse du taux de personnes qui ont recours aux banques alimentaires à Montréal

À Montréal, le recours aux banques alimentaires ont augmenté de 32%. Pendant ce temps, nos gouvernants via la police s’attaque aux itinérants en leur donnant des tickets qu’ils ne peuvent payer, au lieu de s’attaquer aux causes de l’itinérance et de la pauvreté.

En 2006, une étude démontrait que 40% des montréalais gagnaient moins de 20,000$ par année.

#banque-alimentaire, #itinerance, #pauvrete

Ils sont fous ces députés libéraux à Ottawa

Ils sont fous ces libéraux à Ottawa, la députée Ruby Dhalla a déposé le printemps dernier un projet de loi qui permettrait aux immigrants reçus de toucher des prestations de sécurité de vieillesse.

La loi actuelle permet aux immigrants de toucher des prestations après avoir vécu 10 ans au Canada, ce qui veut dire qu’ils ont pu contribuer au régime, alors que si la loi était adoptée, les immigrants n’auront qu’à demeurer 3 ans au Canada pour pouvoir bénéficier de ce privilège, donc il y a vraiment peu de chances que ces immigrants aient pu contribuer au régime de retraite du Canada.