Gabriel Nadeau-Dubois pourrait être remplacé

Le journal Le Soleil nous apprend aujourd’hui, que Gabriel Nadeau-Dubois pourrait être remplacé comme porte-parole de la CLASSE en partie en raison de la personnalisation du conflit.

Les ministres Line Beauchamps et Robert  Dutil l’avaient démonisé depuis quelques jours, parce que GNB avait refusé de condamner la violence. Si le principal porte-parole était remplacé, est-ce que le gouvernement sera plus souple et acceptera de nouveau à inviter la CLASSE à se joindre à une table de négociation et non pas à une table où la CLASSE présentera ses exigences? Personne ne peut le dire. Mais il semble évident que le gouvernement ne négociera jamais avec la CLASSE du moins aussi longtemps que Nadeau-Dubois restera là.

Je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec une situation que nous avons vécue au travail en 1996, lorsque l’employeur de l’époque avait décidé de casser le syndicat avant le début des négociations. L’employeur s’était même trouvé un prétexte pour congédier le président du syndicat pour une pacotille, l’affaire avait été en arbitrage mais il devait finalement y avoir une entente hors cours dont les termes sont restés secrets, mais le président n’est plus jamais retourné au travail.

Malgré ce congédiement, nous avions tout de même réussi à faire un cahier de demandes syndicales et à le déposer à l’employeur. Mais ce dernier a toujours refusé de négocier avec le comité de négociations en place, ce qui allait à l’encontre des dispositions du code du travail et un haut dirigeant syndical avait alors pris la relève pour négocier la convention collective.

Après un conflit de travail de trois mois, on retournait enfin au travail, à l’exception de la vice-présidente qui avait été congédiée à son tour et une entente était intervenue entre le syndicat et l’employeur pour que le congédiement soit transformé en congé sans solde pour un an.

Alors qu’on était à quelques  mois du retour au travail de la vice-présidente, l’employeur avait commencé à faire une campagne disant aux employés, que lorsque cette dernière va être de retour au travail, la compagnie trouvera un prétexte pour fermer le département et qu’on perdrait tous notre travail, l’ensemble des employés du département concerné n’ont pas marché dans ce chantage et finalement, elle est retournée au travail.

Il y avait vraiment une personnalisation du conflit, lorsque l’employeur a vu que ça ne marchait pas, tous les cadres de la compagnie allaient manger au restaurant où la v.p. travaillait comme serveuse et ils refusaient d’être servis par cette dernière. Mais elle a tenu bon, même si ça a dû être dur psychologiquement, et ça a été une procédure qui a coûté tout de même assez cher à l’employeur, puisque ce manège a duré plusieurs mois, et ça a coûté tout de même assez cher à l’employeur commencer à payer des repas à sa dizaine de cadres, 5 jours semaines.

Où je voulais en venir avec ce parallèle c’est que lorsqu’un employeur ou un organisme gouvernemental ne veut rien savoir de toi, il va utiliser tous les moyens qu’il peut trouver pour t’écarter.

 

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Le conflit de White Birch

Selon 150 et 200 courageux ont combattu le froid sibérien aujourd’hui pour  aller manifester devant l’usine de la White Birch pour que l’employeur accepte de retourner à la table de négociation.

Le litige concerne le régime de retraite qui a un déficit actuariel de 300 millions$, que le propriétaire actuel et un éventuel acheteur aimeraient bien éliminer pour ne pas avoir à combler l’important déficit.

Les employés mis à pied le 9 décembre dernier ont reçu, aujourd’hui, l’appui du député Amir Khadir qui était sur les lieux et qui a profité de l’occasion pour répondre aux questions des journalistes présents. Il voudrait que le gouvernement du Québec qui soit prêt à investir autant d’énergie pour sauver les emplois de White Birch, qu’il en dépense pour promouvoir le plan Nord et créer des nouveaux emplois.

Mais est-ce que le gouvernement du Québec peut vraiment s’ingérer dans ce conflit de travail? En ce qui me concerne la réponse est non, le gouvernement n’a pas à s’imposer dans un conflit de travail qui existe dans une entreprise privée.

Il a demandé aussi au maire Labeaume de s’impliquer dans ce dossier, même si ce dernier a déjà indiqué il y a quelques semaines, qu’il ne pouvait rien faire, que c’était le gouvernement du Québec qui pouvait travailler dans ce dossier.

Les étudiants du secondaire en greve

Où est la logique? Une mère de famille veut retirer son adolescente d’une école parce qu’elle est victime de harcèlement et l’école menace de dénoncer la mère au DPJ parce que l’école est obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans.

Les étudiants de 2 ou 3 écoles secondaires décident de faire une grève de trois jours pour appuyer les étudiants du collégial et les étudiants universitaires, et les directions d’écoles ne font rien pour forcer les jeunes à retourner dans les salles de classe. On dirait même que les directions encouragent les jeunes à aller en grève.

Pourtant bon nombre des jeunes qui fréquentent ces écoles sont âgés de moins de 16 ans. Je me demande si la DPJ pourrait aller faire un tour dans ces écoles.

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