Devrait-on limiter le nombre à deux mandats pour nos politicien?

Il y a quelques semaines, les médias nous rappelaient que nous avions un doyen à l’Assemblée nationale du Québec, il s’agit de François Gendron qui siège comme député du Parti Québécois pour la circonscription de Abitibi Ouest depuis maintenant 35 ans, et il a déjà fait part aux journalistes de son intention de se présenter pour un nouveau mandat.

Il n’en fallait pas plus, pour que certaines personnes sur de lignes ouvertes, de la radio, s’interrogent à l’effet de savoir si on ne devrait pas limiter le nombre de mandat pour un député.

Et la question est bien légitime, considérant qu’on a depuis maintenant huit ans le pire premier ministre que les Québécois aient connu depuis la grande noirceur de Maurice Duplessis.

Personnellement, je ne suis pas convaincu que de limiter le nombre de mandats d’un politicien soit la solution au scepticisme de la population envers les politiciens qui semblent vouloir en faire une carrière.

La politique a toujours été considérée comme un sport extrême et il peut être très difficile de trouver des candidats potentiels de qualité, qui jugeront que ça ne vaut pas la peine d’aller en politique surtout en voyant de quelle façon les politiciens sont traités par les médias, alors ils préféreront continuer à travailler dans le privé avec un meilleur salaire et sans les soucis et les longues heures de travail.

Certains pays ont déjà établie une limitation du nombre de mandats dont les États-Unis et la Russie. Mais malgré ces limitations, il existe tout de même des inconvénients. Aux États-Unis, plusieurs considèrent le deuxième mandat comme un mandat de  »laming duck », puisque le président aura la vie plus dure devant un Congrès surtout si sa majorité vient du parti qui n’est pas au pouvoir et il lui sera alors difficile de faire adopter certains projets de lois on encore des budgets.

Pour ce qui est de la Russie on peut y voir de la magouille, Vladimir Poutine, qui a déjà fait deux mandats à la présidence de la Russie, avait décidé de se présenter comme premier ministre et maintenant que Medvedev complète son second mandat, Poutine songe à nouveau à retourner en élection au poste de Président, ce qui ne fait pas vraiment l’affaire d’une certaine partie de la population russe.

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