Les militaires canadiens abandonnés à eux mêmes

Je viens de lire l’excellent article L’ex militaire mourant et trompé  que Christian Dumont a publié sur son blogue, il nous rappelle que quatre mois après la grève de la faim du soldat Pascal Lacoste, rien n’a été fait pour le soigner et que ce dernier pressait le gouvernement d’agir parce qu’il lui restait peut être qu’un an à vivre.

L’auteur nous dit que étant donné que le gouvernement était majoritaire et qu’il avait peu de députés élus au Québec, que le destin de Pascal Lacoste ne pesait pas lourd dans la balance, puisqu’en fait ça ne représentait qu’un vote.

Bien que je trouve la situation du soldat Lacoste inconcevable et qu’il mérite qu’on prenne le plus grand soin de lui, je suis plutôt en désaccord avec l’affirmation de M. Dumont qui laissait entendre que si on avait un autre gouvernement au pouvoir la situation pourrait être bien différente.

Je pense qu’il faut éviter de personnaliser le problème au seul cas du soldat Lacoste, même si on ne parle que de lui dans les médias. Il ne faut pas oublier que dernier se bat  aussi pour d’autres militaires. Ça fait plus de 20 ans que les soldats canadiens vont sur différents théâtres d’opérations comme le Kosovo et l’Afghanistan, et que malheureusement on peut déjà parier que plusieurs d’entre eux ont déjà respiré des vapeurs provenant des munitions à uranium appauvri qui brûlaient et qu’un jour ou l’autre, ils pourraient, eux aussi, avoir de sérieux problèmes de santé.

Et ce c’est sans compter les cas qui seront de plus en plus nombreux de syndromes de stress post-traumatique, le gouvernement peu importe l’allégeance politique devra un jour où l’autre faire face à un explosion des coûts des frais de santé de leurs militaires malades et estropiés, et dans la conjoncture économique actuelle le gouvernement aura-t-il la volonté politique de le faire?.

Les gens qui décident de joindre l’armée le font pour diverses raisons et ils sont prêts à faire le sacrifice ultime s’il le faut, mais en quelque part, ils doivent savoir aussi que le gouvernement  et la population seront derrière eux, si ces derniers devaient connaître un jour des problèmes de santé reliés au travail qu’ils ont fait pour le pays et qu’ils n’auront pas seulement droit aux mots de gratitude de la nation.

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Devrait-on limiter le nombre à deux mandats pour nos politicien?

Il y a quelques semaines, les médias nous rappelaient que nous avions un doyen à l’Assemblée nationale du Québec, il s’agit de François Gendron qui siège comme député du Parti Québécois pour la circonscription de Abitibi Ouest depuis maintenant 35 ans, et il a déjà fait part aux journalistes de son intention de se présenter pour un nouveau mandat.

Il n’en fallait pas plus, pour que certaines personnes sur de lignes ouvertes, de la radio, s’interrogent à l’effet de savoir si on ne devrait pas limiter le nombre de mandat pour un député.

Et la question est bien légitime, considérant qu’on a depuis maintenant huit ans le pire premier ministre que les Québécois aient connu depuis la grande noirceur de Maurice Duplessis.

Personnellement, je ne suis pas convaincu que de limiter le nombre de mandats d’un politicien soit la solution au scepticisme de la population envers les politiciens qui semblent vouloir en faire une carrière.

La politique a toujours été considérée comme un sport extrême et il peut être très difficile de trouver des candidats potentiels de qualité, qui jugeront que ça ne vaut pas la peine d’aller en politique surtout en voyant de quelle façon les politiciens sont traités par les médias, alors ils préféreront continuer à travailler dans le privé avec un meilleur salaire et sans les soucis et les longues heures de travail.

Certains pays ont déjà établie une limitation du nombre de mandats dont les États-Unis et la Russie. Mais malgré ces limitations, il existe tout de même des inconvénients. Aux États-Unis, plusieurs considèrent le deuxième mandat comme un mandat de  »laming duck », puisque le président aura la vie plus dure devant un Congrès surtout si sa majorité vient du parti qui n’est pas au pouvoir et il lui sera alors difficile de faire adopter certains projets de lois on encore des budgets.

Pour ce qui est de la Russie on peut y voir de la magouille, Vladimir Poutine, qui a déjà fait deux mandats à la présidence de la Russie, avait décidé de se présenter comme premier ministre et maintenant que Medvedev complète son second mandat, Poutine songe à nouveau à retourner en élection au poste de Président, ce qui ne fait pas vraiment l’affaire d’une certaine partie de la population russe.

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Des demandes de certains clients discriminatoires?

Photo Ambassade hôtel

Ça fait plus de 25 ans que je travaille dans le milieu de l’hôtellerie, dont une vingtaine d’années comme serveur au service aux chambres, pendant tout ce temps je peux dire que j’ai été témoin de bien des choses, et j’ai reçu, à l’occasion, des demandes spéciales venant de la part de certains clients  »ordinaires » où encore de la part de clients qui font partie de la colonie artistique canadienne ou internationale et même de politiciens dont le regretté Jack Layton qui était un gentleman.

Mais je pense, que jusqu’à ce jour, la demande, la plus insolite que j’ai eue, a été celle faite par une cliente qui tenait absolument à se faire servir par une femme, mais le soir en question, comme c’est souvent le cas, j’étais le seul en service, j’ai alors avisé la cliente que j’étais seul en service, que je ne garantissais rien, mais que j’essaierais de trouver une femme pour faire la livraison.

J’avais donc été voir au restaurant si c’était bien occupé et j’ai demandé à une serveuse, si elle voulait faire la commande, elle a un peu hésité avant d’accepter de faire la commande, en prétextant que la cliente n’avait pas le droit d’exiger d’être servie par une femme parce que selon elle, c’était carrément de la discrimination basée sur le sexe ce qui était prohibé par la Charte québécoise des droits et libertés et la Charte canadienne des droits et libertés.

Sur le fond, elle avait certainement raison, cette demande allait à l’encontre des deux chartes des droits et libertés, mais à la défense de la cliente, que sait-on à son sujet? Absolument rien. Peut-être a-t-elle un conjoint jaloux et violent et est victime de violence conjugale? Où encore, comme ça peut arriver à certaines occasions , des gens venant à l’extérieur de la région de Québec viennent dans la vieille capitale (là je ne viens pas de faire plaisir au maire Labeaume qui n’aime pas cet expression) pour suivre divers traitements médicaux et que cette personne a peut être eu un traitement quelconque qui l’a rendue malade et qu’elle préférerait qu’un homme ne la voit pas comme ça? Où encore, ce qui serait pire, c’est que ce soit une féministe qui ne veut rien savoir des hommes.

On peut supposer bien des choses, mais l’important pour l’hôtel, c’était de prendre les moyens nécessaires pour accommoder la cliente.

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Le sénateur Boisvenu suggère la peine de mort pour certains criminels

Le sénateur Bienvenu  »strikes again », ce matin il a affirmé lors d’un point de presse tenue à l’entrée du Sénat, que selon lui, « (…) il faudrait que chaque assassin (ait) le droit à sa corde dans sa cellule. Il décidera de sa vie» , et il a même fait allusion, qu’on devrait s’interroger si on ne devrait pas rétablir la peine de mort pour les tueurs en série qui ont peu ou pas de possibilité de réhabilitation.

Il a cité en exemple les cas de Clifford Olson qui avait assassiné 11 personnes sur une période de 8 mois, où encore le procès Shafia dont trois membres d’une même famille ont été reconnus coupables de meurtre ce qui coûtera à l’État canadien 10 millions$.

Le sénateur Bienvenue défend donc l’aspect économique pour « relancer le débat » sur la peine de mort dans l’opinion publique. Mais avant de défendre l’aspect économique de la peine de mort, il serait peut être mieux de regarder ce qui se passe aux États-Unis.

On a qu’à penser au Nouveau-Mexique, où il y a eu un sondage en 2009 qui disait que 64% de la population était en faveur de l’abolition de la peine de mort, justement pour des raisons économiques. Le système judiciare américain est tellement complexe, qu’ilcoûte très cher, surtout lorsque vient le temps de condamner à mort des détenus. Pour Viki Elkey, directrice de la Coalition pour l’abrogation de la peine de mort au Nouveau-Mexique :  « Le bureau des avocats commis d’office du Nouveau- Mexique a estimé qu’à lui seul il pourrait économiser jusqu’à 2 millions de dollars par an ».

Alors que pour Sandrine Ageorges, de la Coalition pour l’abolition de la peine de mort au Texas, une condamnation  à la peine de mort pour coûter jusqu’à 3 à 5 fois le montant d’une condamnation à la prison à vie. Selon la coalition les raisons du coût élevé d’une condamnation à la peine de mort sont liées au fait que les enquêtes sont plus longues, que l’État doit payer les avocats commis d’office et que les procédures d’appels sont tellement longues, que c’est très rare que la peine de mort soit appliquée avant 10 ans.

Une autre étude cette fois-ci du Kansas Performance Audit Report « , Décembre 2003 révélait aussi qu’au Kansas, les causes impliquant les peines capitales coûtaient jusqu’à 70% plus cher que les autres causes judiciaires, incluant les frais de détentions.

Alors que selon une étude du Indiana Criminal Law Study Commision, 10 Janvier 2002, les coûts de la peine capitale dépassent de 38% le coût des condamnations à la prison à vie.

Et selon un article du Palm Beach Post, 4 Janvier 2000 la peine de mort coûte annuellement à l’État de la Floride 51 millions $ de plus que la prison à vie.

On peut trouver des exemples à la pelle sur internet sur les coûts reliés à la peine de mort, alors qu’on sait que la peine de mort n’a absolument aucun effet dissuasif sur la criminalité.