Nos politiciens ne doivent pas s’ingérer dans les conflit de travail du privé

On entends beaucoup parler dans nos médias depuis quelques jours  de deux conflits de travail, les employés de White Birch mis à pied temporairement et le lock out chez Rio Tinto.

Dans les deux cas on a eu droit à l’intervention de politiciens: Amir Khadir qui a demandé au gouvernement du Québec et à Régis Labeaume d’intervenir pour dénouer l’impasse, alors que pour le conflit de Rio Tinto, l’ancien syndicaliste Claude Patry qui est désormais député du NPD réclame lui aussi l’intervention du gouvernement.

Je ne peux m’empêcher de me demander si dans certains cas, certains politiciens ne tenteraient pas alors de se faire un certain capital politique en appuyant les travailleurs lors d’un conflit de travail ou lorsqu’on annonce la fermeture d’une compagnie ou d’une usine.

Selon des statistiques du ministère du travail, il y a eu une moyenne de 75 conflits de travail dans la période se situant entre 2001 et 2010, est-ce que des politiciens des différents partis politiques sont allés sur les lieux de travail pour affirmer leur appui aux travailleurs?

Si je me fie sur le conflit de travail que j’ai vécu en 1996, j’en doute, aucun politicien n’était venu nous voir pour nous donner leur appui malgré que le conflit touchait plus de 150 travailleurs, mais par contre on avait eu l’appui des délégués représentant les syndicats affiliés au Conseil du travail du Canada qui étaient alors en congrès à Québec.

Ce que je trouve aberrant c’est de voir certains politiciens demander aux divers paliers de gouvernements de s’ingérer dans des conflits de travail qui sont du secteur privé et je trouve que les gouvernements en général font bien en n’intervenant pas pour laisser la chance aux négociations avec l’aide de médiateurs du ministère du travail si nécessaire.

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