Les Shafia reconnus coupables de meurtres au premier degré

Après trois mois d’un  procès très médiatisé au Canada et ailleurs dans le monde, le jury composé de 7 femmes et 5 hommes,  a finalement  reconnu coupables de meurtres au premier degré Mohammad Shafia, Tooba Mohammad Yahya sa deuxième épouse  et leur fils Hamed des meurtres des trois filles et de la première épouse de Mohammad Shafia.

On peut dire que justice est finalement rendue, dans notre société on ne peut pas accepter que des gens soient lâchement assassinées pour  »défendre l’honneur de la famille », il reste à voir maintenant, si les avocats voudront aller en appel, et  l’avocat du fils a déjà part de son intention de le faire.

Les avocats ont peut être des raisons de vouloir aller en appel, selon un criminaliste qui a accordé une entrevue à TVA Nouvelles, il a trouvé qu’il n’a pas fallu beaucoup de temps au jury pour prononcer leurs verdicts de culpabilité, ce qui pourrait signifier que l’idée du jury était déjà faite même avant même le début des plaidoiries et ce même si le juge avait avisé le jury de ne pas se faire d’idée avant la fin du procès, où  encore, selon mon opinion personnel, comme ça peut se produire dans bien d’autres procès, le juge aurait pu errer dans ses recommandations au jury.

J’ose espérer que les avocats des condamnés se verront refuser d’aller en appel, la population n’acceptera jamais de voir un verdict moindre, surtout que la population n’a jamais accepté de voir un verdict de non responsabilité criminelle lors du procès Turcotte.

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Peut-on faire confiance aux services de renseignements?

J’avais à peine plus de quatre ans, j’étais bien assis sur le plancher dans le centre du salon et je jouais avec mes G.I. Joe alors que mon père était confortablement assis dans son fauteuil et qu’il regardait  la télé, je ne portais pas trop attention à ce qui se passait à la télé étant plutôt dans ma bulle, jusqu’à ce que à un moment donné,  je lève les yeux  et regarde la télé qui était sur un poste en anglais et dont je ne connaissais pas un traître mot à l’époque.

On pouvait voir à l’écran des images de navires de guerre et d’avions qui volaient au-dessus de l’eau, j’avais alors demandé à mon père si c’était un film et il m’avait répondu par la négative, en répondant de façon  plutôt impassible, que c’était les nouvelles et qu’il se pourrait qu’il y ait  une guerre. Après qu’il m’ait répondu, je suis retourné jouer avec mes petits soldats en plastique en me disant dans mon petit cerveau de 4 ans que s’il y avait une guerre que ça ne se passerait pas ici mais ailleurs et qu’on ne serait pas touché.

Ce n’est que sept ou huit ans plus tard, que je pouvais comprendre un peu mieux ce qui s’était passé et comprendre à quel point la crise des missiles de Cuba était bien réelle et que ça aurait pu signifier la fin du monde tel qu’on le connaît.

Pour prendre les meilleures décisions possibles afin d’éviter  l’inévitable, les dirigeants des pays concernés devaient avoir recours aux informations obtenues, grâce au travail des services de renseignement, de sources militaires et diplomatiques, qui étaient transmises que très lentement en raison des technologies qui existaient à l’époque ce qui a permis aux dirigeants et leurs conseillers de bien analyser la situation avant de prendre des décisions drastiques qui auraient pu allumer l’étincelle qui allait mettre le feu au poudre.

Qu’arriverait-il  s’il devait arriver, aujourd’hui, une crise de l’envergure  de celle que les plus vieux ont connue au début des années 1960? Avec la vitesse que l’information circule et la masse d’information rendue disponible venant par  plusieurs sources de renseignements, les responsables politiques et les stratèges  auront-ils le temps d’étudier tous les rapports qui vont atterrir sur leur bureau et  dont certains risquent d’être contradictoires et réussir à en faire une analyse juste avant de prendre la ou les meilleures solutions qui s’imposent.

Quand on y pense  bien, c’est plutôt inquiétant, puisque depuis les événements du 11 septembre, il y a eu une importante multiplication des agences d’espionnage.  Ainsi depuis 2001, 263 organisations qui  s’occupent du renseignement  ont été créées ou réaménagées, faisant passer le nombre à 1.271 agences gouvernementales et 1.931 compagnies privées,  qui travailleront dans la collecte de renseignements notamment sur le terrorisme.

Selon une enquête  du  Washington Post,publiée à l’été 2010,  50 000 rapports sont produits chaque année  par  divers services de renseignements, et plusieurs rapports contiendraient les mêmes informations, alors que d’autres sont totalement ignorés, parce qu’il manque de temps pour les lire et les analyser.

C’est pas tellement rassurant.

J’aimerais juste ajouter un commentaire qui va compléter mon article, parce que j’en avais pas fait mention dans mon texte original.

MIS À JOUR: Pendant mes vacances des fêtes, j’ai regardé l’excellent film “Brume de guerre” où l’ancien secrétaire d’État américain Robert McNamara parlait de sa carrière politique et un des sujets traités était la crise de Cuba.

On apprend dans ce film que c’est lors de sa visite à Cuba en 1992, pour le 30ième anniversaire de la crise de Cuba, que McNamara a appris de la bouche de Castro, que pendant la crise Cuba, il y avait 162 têtes nucléaires, incluant 90 têtes nucléaires tactiques sur l’île pendant la crise.

McNamara n’en croyait pas ses oreilles. Il a alors posé trois questions à Castro:

1. Saviez-vous que les têtes nucléaires étaient là?
2. Auriez-vous recommander qu’elles soient utilisées?
3. Si vous les aviez utiliser que serait-il arrivé à Cuba?

Castro a répondu: Je savais que les têtes nucléaires étaient là, deuxièmement, je n’aurais pas recommandé à Khroutchev de les utiliser, je lui ai dit de les utiliser et que finalement Cuba aurait été totalement anéanti si Cuba avait utilisé les armes nucléaires contre les États-Unis.

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Nos politiciens ne doivent pas s’ingérer dans les conflit de travail du privé

On entends beaucoup parler dans nos médias depuis quelques jours  de deux conflits de travail, les employés de White Birch mis à pied temporairement et le lock out chez Rio Tinto.

Dans les deux cas on a eu droit à l’intervention de politiciens: Amir Khadir qui a demandé au gouvernement du Québec et à Régis Labeaume d’intervenir pour dénouer l’impasse, alors que pour le conflit de Rio Tinto, l’ancien syndicaliste Claude Patry qui est désormais député du NPD réclame lui aussi l’intervention du gouvernement.

Je ne peux m’empêcher de me demander si dans certains cas, certains politiciens ne tenteraient pas alors de se faire un certain capital politique en appuyant les travailleurs lors d’un conflit de travail ou lorsqu’on annonce la fermeture d’une compagnie ou d’une usine.

Selon des statistiques du ministère du travail, il y a eu une moyenne de 75 conflits de travail dans la période se situant entre 2001 et 2010, est-ce que des politiciens des différents partis politiques sont allés sur les lieux de travail pour affirmer leur appui aux travailleurs?

Si je me fie sur le conflit de travail que j’ai vécu en 1996, j’en doute, aucun politicien n’était venu nous voir pour nous donner leur appui malgré que le conflit touchait plus de 150 travailleurs, mais par contre on avait eu l’appui des délégués représentant les syndicats affiliés au Conseil du travail du Canada qui étaient alors en congrès à Québec.

Ce que je trouve aberrant c’est de voir certains politiciens demander aux divers paliers de gouvernements de s’ingérer dans des conflits de travail qui sont du secteur privé et je trouve que les gouvernements en général font bien en n’intervenant pas pour laisser la chance aux négociations avec l’aide de médiateurs du ministère du travail si nécessaire.

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Barack Obama serait-il devenu un tyran?

Pendant les vacances qu’il prend actuellement à Hawaï, le président Barak Obama a signé la loi appelée  »Act to allow detention of citizens ». Cette loi vise à permettre aux militaires américain de détenir sans porter aucune accusation, toute personne qui est soupçonnée de faire du terrorisme en zone de combat peu importe le lieu, que ce soit à l’extérieur du pays tout comme à l’intérieur des frontières américaines.

Des anciens militaires américains ont jugé qu’une telle loi n’était pas nécessaire et que de plus ça mettrait fin à la notion de  »due process » (procédures normales).

Pour le moment, on ne sait pas à quel endroit les personnes soupçonnées de terrorisme seront internés, mais on peut croire qu’elles pourraient être envoyées à Guantanamo, même si  Obama avait déjà signé à son deuxième jour de présidence un décret exécutif donnant l’ordre de fermer les installations situées sur l’ïle de Cuba.

Mais rien n’a été fait jusqu’à présent, puisque la fermeture de Guantanamo est problématique, car  ça pourrait représenter certains risques de sécurité au peuple américain. Même ceux qui ne sont plus considérés comme une menace pour la sécurité nationale se retrouveront en sol américain soit à cause qu’ils vont craindre pour leur vie s’ils retournaient dans leur pays, où bien encore c’est leurs pays d’origines qui ne voudront pas les accueillir.

Rien ne dit également que parmi ceux qui ne représentent pas une menace à la sécurité nationale ne connaîtront pas ou ne connaissent pas des problèmes psychologiques ou psychiatriques en raison des traitements qu’ils ont eu droit à Guantanamo.

Je ne peux m’empêcher de me demander si cette loi ne pourrait pas influencer Stephen Harper, on sait que son gouvernement est  pour la loi et l’ordre et que le premier ministre est tellement influencé par les décisions des décideurs américains, que rien ne dit que ça  ne pourrait pas  lui donner des idées.

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