Vers une amélioration du Code du travail?

Le président de la CSN Louis Roy  a décidé de se battre en 2012 pour que le gouvernement du Québec modifie sa loi anti-briseurs de grève pour qu’elle corresponde plus aux nouvelles réalités qui ont été rencontrées lors du conflit au Journal de Montréal.

Trouvera-t-il des appuis auprès des parlementaires? Il ne faut pas oublier que le Conseil du Patronat du Québec (CPQ )avait  demandé en 2011, qu’il y ait une réouverture du code du travail afin de le moderniser, ce à quoi Jean Charest n’était vraiment pas chaud à l’idée, puisque selon lui il existait toujours un calme relatif aux relations de travail au Québec et que les problèmes rencontrés aux cours des dernières années, ne représentaient qu’une exception.

Pour ce qui en est de Pauline Marois, elle serait disposée à moderniser le code du travail, mais qu’il devait tout de même exister un certain équilibre, ce qui risque de ne pas être évident de tenter de faire plaisir à tout le monde.

Le CPQ a déjà fait part, que la loi sur les travailleurs de remplacement devraient être abolie, qu’elle n’avait plus sa raison d’être aujourd’hui. Les employeurs basent leur revendication sur les motifs suivants:

  • Le climat social a changé radicalement au cours des dernières décennies et la violence des conflits de travail qui a motivé le législateur à adopter des dispositions anti-travailleurs de remplacement est maintenant chose du passé.
  • De nombreuses études prouvent que ces dispositions n’améliorent pas les relations du travail, mais contribuent plutôt à les détériorer en augmentant la probabilité des arrêts de travail ainsi que leur durée.
  • Exception faite de la Colombie-Britannique, de telles dispositions n’existent nulle part ailleurs en Amérique du Nord et nuisent à la santé de l’économie du Québec en réduisant les investissements et en empêchant la création de dizaines de milliers d’emplois.
  • Enfin, ces dispositions briment les droits des employeurs, et potentiellement des travailleurs eux-mêmes, et sont donc constitutionnellement contestables en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés.

Le Conseil du patronat suggère aussi que si le gouvernement veut vraiment porter des modifications au Code du travail, qu’il ne le fasse pas alors à la  pièce, mais qu’il le fasse pour le Code en entier. Le CPQ dit qu’il existe bien d’autres irritants pour les employeurs dont: : l’absence de vote secret lors d’une requête d’accréditation; l’absence de participation de l’ensemble des travailleurs d’une unité de négociation aux votes de grève et la la fiscalité des cotisations et des prestations syndicales.

D’autres pourraient également faire pression, pour que l’on abolisse la fameuse formule Rand qui fait en sorte, que tout nouvel employé embauché dans un lieu syndiqué ait l’obligation de payer des cotisations syndicales et ce même s’il refuse de signer sa carte de membre, sous le prétexte, que l’employé, même s’il refuse de signer sa carte, bénéficiera tout de même des mêmes conditions de travail que celles de ses collègues.

Par contre, même si la personne qui a refusé de signer sa carte de membre et qu’elle paie ses cotisations syndicales, elle n’aura pas droit de toucher aux sommes prévues par les syndicats comme fonds de grève, advenant une grève ou un lock-out.

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