Pourquoi ne pas impliquer les syndicats dans la construction de logements sociaux?

Alors que la crise du logement sévit depuis une dizaine d’années au Québec, et que certaines régions sont plus durement touchées que d’autres, le FRAPRU (Front d’action populaire et de réaménagement urbain) entreprenait en février dernier une caravane qui a fait le tour du Québec, afin de réclamer au gouvernement du Québec la construction de 50,000 nouveaux logements sociaux sur une période de 5 ans.

On ne peut être conte la vertu, le besoin est toujours bien réel, malgré que l’on voit encore, dans certains quartiers comme dans le quartier de Limoilou à Québec, des affiches annonçant des logements à louer et qui ne trouvent pas preneurs, à cause du coût élevé du loyer et que les revenus familiaux sont insuffisants pour pouvoir en assumer le coût.

Malgré les demandes répétées des associations de locataires, nos gouvernements sont-ils vraiment prêts à investir davantage dans le logement social? Nos gouvernements du fédéral et provincial semblent avoir bien d’autres préoccupations. À Ottawa, malgré que l’on dit aux contribuables qu’il faut se serrer la ceinture, on vient d’annoncer qu’on voulait repeindre l’extérieur de l’avion officiel du PM en rouge et blanc et ce même si c’est un avion militaire, et Patrimoine Canada lançait un appel d’offre pour avoir des drapeaux de différents formats ornés de la feuille d’érable et de la couronne britannique

Alors que le gouvernement du Québec va subventionner à 50% la construction d’un nouvel amphithéâtre, tout simplement pour faire oublier les déboires du gouvernement avec la crise de la collusion dans la construction et pour faire plaisir aux amateurs de hockey, qui pourront alors recommencer à rêver d’avoir une nouvelle équipe de hockey de la LNH.

Si les gouvernements refusent d’investir dans le logement social, il y aurait peut être alors une autre alternative que l’on pourrait considérer comme innovatrice et qui pourrait être envisagée pour alléger le fardeau des familles à faibles revenus, ce serait de se tourner vers les syndicats et tout particulièrement vers le Fonds de solidarité de la FTQ, et le Fondactions de la CSN, pour qu’ils investissent un certain pourcentage de leurs fonds dans la création de logement social, ce qui aurait aussi comme avantage de créer des emplois tout en assurant de donner un toit sur la tête des moins fortunés.

On a déjà retrouvé une telle initiative en Ontario où le syndicat des Travailleurs canadiens de l’automobile (TCA) s’était impliqué activement dans certains programmes de logements sociaux en collaboration avec les divers paliers gouvernementaux. Alors pourquoi ne pourrait-on pas voir des choses similaires au Québec?

Les gestionnaires des Fonds de solidarité de la FTQ et du Fondactions de la CSN accepteraient-ils d’investir des sommes d’argent dans le logement social ? C’est peu probable. Ils donneraient vraisemblablement le même prétexte que les entrepreneurs privés qui refusent de construire des logements pour se consacrer plutôt à la construction de condos, et d’édifices à bureau puisque les nouveaux logements coûtent trop cher à construire et qu’il faudrait alors fixer le prix des loyers à 700 ou 800$ par mois pour qu’ils soient rentables.

Et surtout, on alléguerait que ces fonds d’investissement ont avant tout comme le mandat de s’assurer que les investissements rapportent des dividendes pour ses adhérents, c’est ce que cherchent avant tout les gestionnaire des régimes de retraites privés et les simples investisseurs

 

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Le maire Labeaume veut se débarrasser des  »indignés »

Le maire Labeaume,  pour ne pas nuire à l’image de la ville,  est en train de prendre des moyens pacifiques, pour se débarrasser des indignés qui campent au Parc St-Roch, aujourd’hui, il a fait enlevé toutes les buches qui auraient pu servir de source de chaleur pendant la nuit et tout autre objet qui pouvait blessé comme de la vitre, alors on peut se demander, si les indignés se coucheront dans leurs tentes ce soir, surtout que les nuits commencent à être de plus en plus fraîches.

Je ne sais pas s’il est arrivé la même chose à Londres, c’est-à-dire qu’on leur a enlevé toutes sources de chaleur qui pourraient mettre le feu, mais toujours est-il, qu’il a été établi avec l’aide de caméra thermique, que sur 200 tentes à Londres, il n’y avait que 20 tentes qui étaient occupées pendant la nuit. Il va sans dire, que les responsables d’Occupy London conteste les chiffres donnés par les médias et accusent ces derniers d’atteintes à la vie privée.

 

#indignes, #manifestation, #occupation, #occupons-quebec