Claudette Carbonneau tire sa révérence

Mme Claudette Carbonneau a annoncé, hier, qu’elle ne sollicitera pas un autre mandat pour la présidence de la CSN, car elle a décidé de prendre sa retraite après 30 ans de lutte syndicale.

Certains prétendent que la décision de Mme Carbonneau serait liée à la conclusion du conflit au Journal de Montréal, ce que nie Mme Carbonneau, en disant qu’elle y réfléchissait depuis bien longtemps, car elle voulait passer plus de temps avec ses petits-enfants et voyager.

Mais peu importe les raisons réelles de la décision de Mme Carbonneau, je sais qu’elle ne faisait pas nécessairement l’unanimité auprès de certains membres de la CSN. Je me souviens que lors du congrès de la CSN qui s’était tenue à Québec  en 2002, congrès où elle avait été élue pour la première fois pour succéder à Marc Laviolette, j’avais servi certains délégués du congrès au service aux chambres et j’avais eu la chance de parler un peu avec eux, plusieurs étaient prêts à lui donner une chance,mais  ils  étaient tout de même un peu déçus du résultat des élections, puisque pour eux, Mme Carbonneau était considérée comme  »plus politique que près de sa base ».

Je ne suis pas en mesure de dire si les délégués, à qui j’ai parlé, avaient raison ou non, puisque je ne connais pas vraiment Mme Carbonneau. Mais je me souviens d’avoir lu un texte, je ne me souviens plus si c’était un blogue où un média, que la CSN se serait servie du conflit au Journal de Montréal pour demander un  resserrement du code du travail au sujet de la loi anti-scab.

Alors je me pose la question suivante. S’il n’y avait pas eu de conflit au Journal de Montréal, y aurait-il eu une commission parlementaire à Québec sur le lock-out du Journal de Montréal  pour demander un resserrement de la loi anti-scab?

#claudette-carbonneau, #csn, #journal-de-montreal