Pauline Marois veut limiter le nombre de mandat d’un premier ministre

Au début de la semaine, la cheffe du Parti Québécois Pauline Marois dans le but de promouvoir une meilleure éthique politique, a proposé de limiter le nombre d’années qu’une personne peut être premier ministre, c’est-à-dire qu’un premier ministre ne pourra pas être à ce poste plus de deux mandats où pour une durée de 10 ans.

Le projet de Mme Marois est, comment dire, ambitieux et intéressant, mais malheureusement, ça ne garantira pas pour autant qu’on ne verra pas des abus comme les États-Unis ont connu  lorsque Richard Nixon a été président des États-Unis.

Son vice-président Spiro Agnew avait été contraint de démissionner à cause d’une évasion fiscale qu’il aurait commise lorsqu’il était gouverneur de l’État du Maryland, et on connait la suite, avec le scandale du Watergate qui avait forcé le président Nixon à démissionner pour ne pas être destitué (empeachment).

Mais au-delà de ce qui s’est passé aux États-Unis, la politique est rendue un sport extrême et les politiciens ont tellement peu la cote aujourd’hui, qu’on peut se demander quel «candidat vedette» sera intéressé à tout abandonner pour entrer dans la fosse aux lions comme un gladiateur.

Dans bien des cas, ce sera encore plus payant pour lui, de rester où il est, sans les inconvénients reliés à la politique comme ne presque plus passer de temps avec sa famille.

Et d’autre part, limiter le nombre d’années ou de mandats au dirigeant est d’origine présidentiel, alors on peut se demander, si un tel projet peut vraiment se concrétiser dans un régime parlementaire britannique. Devra-t-on procéder par règlement ou par une loi?

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