Les syndicats ripostent au Réseau liberté Québec

Le 23 octobre dernier, le Réseau liberté Québec qui est un club politique tenait une assemblée générale à Québec qui réunissait plus de 400 personnes, où elles pouvaient entendre plusieurs personnalités  ayant des idées de droite.

Peu de temps avant cette rencontre, Force Québec de François Legault et Joseph Facal, qui bien qu’il ne soit pas pour le moment un parti politique, voyait dans des sondages, que s’il présentait des députés à la prochaine élection provinciale, formerait vraisemblablement un gouvernement minoritaire.

Il n’en fallait pas plus pour que le milieu syndical, les associations étudiantes, etc. répondent à cette «recrudescence de la droite» et forment «Alliance sociale» pour  faire la promotion de la gauche, et selon ce que j’ai entendu à la radio, le dirigeant de la Centrale des syndicats du Québec, M. Réjean Parentaurait même dit, que le Québec était géré depuis 40 ans par des politiciens de droite! Pas très flatteur pour les gouvernements qui ont été formés par le Parti Québécois qui se veut social démocrate.

Ça devrait être toutefois flatteur pour le Réseau liberté Québec, puisque ça démontre hors de tout doute, que les différents mouvements de droite au Québec commencent à ébranler les piliers bien ancrés des syndicats et leurs pensées uniques.

Ce que je trouve le plus aberrant dans la formation d’Alliance Sociale, c’est qu’elle sera financée par les cotisations syndicales, et on est en droit de se demander si les valeurs prônées par nos syndicats représentent vraiment les valeurs de l’ensemble de leurs membres ? D’ailleurs, les syndicats aiment dire qu’ils sont démocratiques, s’ils le sont vraiment, ont-ils consulter leurs membres pour avoir leur avis?

S’ils ont consulté leurs membres, combien d’entre eux se sont présentés à l’assemblée générale pour donner leur approbation au plan syndical?

Je me souviens qu’en 2003, la FTQ avait décidé de consulter leurs membres pour une journée de grève en intersyndical, qui sera déclenchée au moment opportun,afin de combattre «les politiques anti-syndicales» du gouvernement Charest et  à l’endroit où je travaille, à peine une dizaine de personne s’y étaient présentées, sur près de 130 employés. Ce qui veut dire qu’une minorité a décidé pour l’ensemble des syndiqués, les syndicats répondront par la suite que les absents ont eu tort.

Pour ce qui est de la gauche, elle peut bien lui reprocher des choses à la droite, mais au moins, à ce que je sache, le Réseau liberté Québec est financé par les dons faits sur une base volontaire, contrairement aux cotisations syndicales.

Finalement Alliance Sociale  devrait être également une mauvaise nouvelle pour le PQ et son cheffe Pauline Marois, puisque cette dernière a déjà lancé l’idée d’un partage de la richesse, une notion bien de droite.

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