Pauline Marois survivra-t-elle à un vote de confiance?

Le Parti Québécois tenait cette fin de semaine, son  congrès national, où l’on devait parler du dossier de la langue et de la loi 105, et également des questions concernant les ressources naturelles et de l’énergie. Il y avait aussi un autre sujet qui n’était vraisemblablement pas à l’ordre du jour et qui est venu sur le tapis, c’est-à-dire la question de  Force Québec de François Legault et Joseph Facal, qui  n’est pas encore un parti politique, mais dont l’ensemble de la population serait prête à voter pour, lors d’une prochaine élection provinciale, même si les gens de Force Québec n’ont toujours pas de plate-forme électorale et qu’elle n’a toujours pas de candidats à présenter.

Pauline Marois se sentant probablement menacée par son ex-acolyte François Legault a décidé de s’en prendre à lui à cause que son «parti» avait mis de côté la question nationale, alors qu’elle affirmait que le PQ était le seul parti au Québec qui veut faire et qui va faire l’indépendance du Québec. Quelle affirmation étrange, considérant que le PQ a mis en veilleuse la souveraineté, jusqu’au moment jugé opportun.

Mais concrètement, ça veut dire quoi au juste «moment opportun»? Il faut se rappeler de la fameuse philosophie de LucienBouchard, lorsqu’il était chef du Parti Québécois, et qui disait qu’il n’y aurait pas de référendum sur l’indépendance du Québec, jusqu’à ce que les «conditions gagnantes» soient là. Et lorsqu’on demandait ce que ça voulait dire, on nous répondait qu’il y aurait un référendum quand on serait certain de le gagner.

Pauline Marois n’écarte plus maintenant la possibilité de tenir un référendum lors de l’élection d’un prochain gouvernement formé par le Parti Québécois, elle n’a plus tellement le choix, les sondages sont désastreux pour elle et son parti, les électeurs n’ont pas plus confiance en elle, qu »ils ont confiance en Jean Charest et la possibilité de voir un nouveau parti politique qui n’existe toujours pas et qui risque de former un gouvernement minoritaire, n’enchante certainement pas le PQqui n’a pas été au pouvoir depuis 2003.

Il y en a qui commence déjà à penser au prochain vote de confiance que Pauline Marois devra faire face le printemps prochain et dont elle refuse de donner un chiffe qu’elle voudrait avoir pour demeurer cheffe du parti, comme l’avait fait son prédécesseur  Bernard Landry qui avait quitté le PQ parce qu’il n’avait recueilli que 76% d’appui.

Alors que d’autresi commencent à souhaiter que Gilles Duceppe fasse le saut au Parti Québécois et  qu’il prenne la relève de la cheffe. Mais encore faut-il que Gilles Duceppe soit intéressé à occuper le poste de Pauline, lui qui avait décidé de se désister après que Pauline Marois avait décidé de devenir chef après le départ d’André Boisclair. Il donnerait l’illusion d’être une vraie girouette et de plus.

 

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