Un boycott de Shell pourquoi faire?

Shell avait annoncé il y a déjà plusieurs mois, qu’elle fermerait sa raffinerie de Montréal Nord et les efforts menés par un comité de relance présidé par l’ancien sénateur Michael Fortier n’ont pas, jusqu’à présent,  réussi à trouver un nouvel acquéreur.

Comme toute entreprise, un propriétaire peut du jour au lendemain mettre fin à ses activités. Mais dans le cas présent, c’est dommage, de voir la façon cavalière  de procéder de Shell qui a refusé de rencontrer les employés pour leur expliquer les raisons de la décision de fermeture, après tout ce sont ces derniers qui ont assuré une partie du «succès» de la pétrolière.

La FTQ n’entend pas lâcher prise, et décrète un boycott d’une journée  contre Shell la semaine prochaine, alors que d’autres boycott qui ont été lancés contre les pétrolières, pour contester les énormes hausses des prix à la pompe, n’ont finalement servi totalement à rien.

La décision de lancer un appel au boycott par la FTQ  est tout de même étonnant, considérant que la FTQ avait refusé de déclencher un boycott contre Wal-Mart, quand cette dernière a décidé de fermer sa succursale de Jonquière, sous le prétexte qu’elle ne voulait pas nuire aux autres employés travaillant dans d’autres Wal-Mart.

Mais dans le cas de Shell c’est peut-être différent, en perdant Shell et ses 800 quelques employés qui ont, pour ne pas dire, d’excellents salaires et conditions de travail, ça signifie pour le syndicat d’importantes pertes de revenus au niveau des cotisations syndicales.

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