Sur la privatisation de la Régie des rentes du Québec

Ce n’est pas la première fois, que l’on entend dire que selon les actuaires,  qu’il n’y aura pas assez d’argent à la Régie des rentes du Québec, pour payer les rentes de retraites actuelles et futures, et on a toujours l’impression que l’une des seules alternatives qu’on entend parler pour résoudre le manque de fonds, c’est de hausser de façon assez importante les cotisations de la RRQ.

À l’exception peut être, la proposition faite  par la RRQ il y a quelques années, qui envisageait de ne plus payer les rentes d’invalidité, et de «transférer» les invalides à l’aide sociale, ce qui aurait sûrement créer une levée de boucliers des associations de défense des malades, puisque les prestations auraient moins élevées.

Maintenant l’Institut économique de Montréal propose de privatiser la Régie des rentes du Québec, l’alternative semble intéressante, puisque la Régie des rentes déposera dans un véhicule financier, qui sera choisi par l’employé avec l’aide d’un planificateur financier, selon son degré de tolérance au risque,   la part de l’employeur et que l’employé y déposera le même montant, et le régime sera bonifié, même si on ignore toujours pour le moment, de quelle façon que le régime pourrait être bonifié.

Les avantages d’un tel système seront d’éviter des conflits de génération, dans le sens que les jeunes ne pourront plus dire, que les babyboomers les ont endettés, tout en permettant aux gens de se responsabiliser et de faire plus d’épargne.

Le seul hic que je peux voir avec ce qui est proposé, c’est que  contrairement au système actuel de prestations de la Régie des rentes, qui donne une prestation garantie à la retraite, c’est que avec un régime de retraite privé, la rente à la retraite dépendra des rendements obtenus par les placements, tout comme les régimes de retraite des employeurs qui sont à cotisations déterminées.

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