Les médias traditionnels ne s’intéressent pas assez à la gauche

Dans  l’édition du mois de mai  du journal «Droit de parole», il y a un article qui dresse une analyse  sur le succès obtenu par les cols rouges lors de la marche sur la colline parlementaire, qui a réuni près  de 50,000 opposants  au dernier budget, et les auteurs en viennent à la conclusion que le FM93 a utilisé la «colère populaire pour en faire une action populiste».

La gauche en profite pour condamner les médias, qui ne leur accordent pas autant d’attention, ce qui fait que c’est difficile de mobiliser les gens. Mais est-ce vraiment le cas? On a qu’à penser à toutes les manifestations qui ont été lancées par les syndicats et le milieu communautaire lorsque le gouvernement Charest voulait faire la réingénirie du Québec, et il ne faut pas oublier que la gauche possède plusieurs sources d’informations qui peuvent être utilisées à des fins de mobilisations, comme les bulletins d’information que les organismes communautaires envoient par la poste ou par courriel à leurs membres.

La réalité est plutôt que les médias s’intéressent plus  aux syndicats qui représentent beaucoup plus de monde et qui réussit à mobiliser plus de gens, que certains petits groupes communautaires qui même s’ils sont regroupés ne représentent finalement peu de membres.

À moins bien sûr, que c’est plutôt une journée tranquille au niveau de l’actualité.

#centre-droit, #couverture-mediatique, #gauche, #manifestations, #mobilisation

Le temps d’attente augmente dans nos urgences

Depuis la première élection de Jean Charest en 2003, dont sa devise était: «Je suis prêt, l’équipe libérale est prête, nous sommes prêts», le gouvernement Charest semble avoir réussi avec succès à agrandir un présumé cercle d’amis, mais il a été totalement incapable de régler le temps d’attente dans nos urgences à un point tel, que le temps d’attente, dans nos urgences,  est maintenant passé à une moyenne de 17 heures.

Le gouvernement libéral préfère s’en défendre, en accusant  l’opposition officielle, d’être responsable de la situation actuelle, en offrant d’importantes primes de départ au personnel de la santé, afin d’atteindre le déficit zéro.

Le gouvernement est incapable de créer des mesures incitatives, pour encourager les médecins et les infirmières à demeurer dans le secteur public, qui préfèrent, avec raison,  se tourner vers le secteur privé, qui offre bien souvent des meilleurs conditions de travail, sans avoir comme obligation de faire du temps supplémentaire pour les infirmières.

Ce qui aggrave en plus le problème de pénurie de personnel dans nos hôpitaux, c’est que cette pénurie touche également l’ensemble de l’ Amérique du Nord, et des hôpitaux américains et canadiens viennent régulièrement faire du recrutement au Québec.

Alors qu’on se retrouve avec des médecins incapables de pratiquer au Québec, même s’il existe une entente entre la France et le Québec pour faciliter le «transfert» de main-d’oeuvre qualifié, à cause du puissant corporatisme des diverses associations comme l’Ordre des médecins du Québec, qui aime dire, qu’il est là pour protéger les gens, alors qu’on peut se demander, s’il n’est pas plutôt là pour défendre les intérêts de ses membres.

En attendant, si des gens se présentent à l’urgence avec des calculs rénaux, et qu’ils doivent attendre ne serait-ce 12 heures avant de voir un médecin, le calcul rénal a le temps de disparaître en utilisant les voies naturelles, et je peux en témoigner, ça ne fait vraiment pas de bien par où ça passe.

#attente-dans-les-urgences, #corporatisme, #penurie-de-medecin

La fin de session parlementaire selon Éric Caire

Voici une excellente entrevue accordée ce matin à Mongrain par le député indépendant Éric Caire, qui parle des foulards blancs, de la commission d’enquête sur le financement des partis politiques, la rumeur de son adhésion au PQ, de son avenir politique et de l’avenir de l’ADQ.

#adq, #eric-caire, #commission-parlementaire-sur-le-financement-des-partis-politiques, #pq

Les chauffeurs de taxi de Québec crient à la concurrence déloyale

Depuis plusieurs mois déjà, les chauffeurs de taxi de la ville de Québec, se plaignaient de la «concurrence déloyale» dont ils sont victimes, de la part du Réseau de transport de la capitale, qui offre gratuitement le service d’autobus Écolobus qui est un projet pilote, qui dessert principalement le vieux Québec et la colline parlementaire.

Mais à compter du 5 juillet prochain, les usagers devront payer le montant de 1$ et qui ne donne pas droit à un transfert. Cette décision ne fera sûrement pas l’unanimité des chauffeurs de taxi, puisque plusieurs pourraient considérer que c’est toujours de la concurrence déloyale.

Mais peut-on vraiment parler de concurrence déloyale, puisque peu importe le montant demandé par le RTC, le montant sera toujours plus abordable que celui de prendre un taxi.

Et les chauffeurs de taxi ne doivent pas oublier, qu’il y a peut être un an ou deux, le gouvernement avait autorisé les compagnies de taxi d’augmenter leur tarif de départ et leur tarif au km, pour compenser de la hausse du prix de l’essence.

Mais depuis ce temps, il y a eu une certaine stabilisation du prix de l’essence, mais les tarifs des compagnies de taxi n’ont pas diminué pour autant, alors c’est au consommateur de décider s’il veut payer 2,60$ pour l’autobus où encore payer 15 ou 16$ pour une course, et les chauffeurs n’ont pas un mot à dire.

#autobus, #concurrence, #taxi, #transport-en-commun-2

Sur la privatisation de la Régie des rentes du Québec

Ce n’est pas la première fois, que l’on entend dire que selon les actuaires,  qu’il n’y aura pas assez d’argent à la Régie des rentes du Québec, pour payer les rentes de retraites actuelles et futures, et on a toujours l’impression que l’une des seules alternatives qu’on entend parler pour résoudre le manque de fonds, c’est de hausser de façon assez importante les cotisations de la RRQ.

À l’exception peut être, la proposition faite  par la RRQ il y a quelques années, qui envisageait de ne plus payer les rentes d’invalidité, et de «transférer» les invalides à l’aide sociale, ce qui aurait sûrement créer une levée de boucliers des associations de défense des malades, puisque les prestations auraient moins élevées.

Maintenant l’Institut économique de Montréal propose de privatiser la Régie des rentes du Québec, l’alternative semble intéressante, puisque la Régie des rentes déposera dans un véhicule financier, qui sera choisi par l’employé avec l’aide d’un planificateur financier, selon son degré de tolérance au risque,   la part de l’employeur et que l’employé y déposera le même montant, et le régime sera bonifié, même si on ignore toujours pour le moment, de quelle façon que le régime pourrait être bonifié.

Les avantages d’un tel système seront d’éviter des conflits de génération, dans le sens que les jeunes ne pourront plus dire, que les babyboomers les ont endettés, tout en permettant aux gens de se responsabiliser et de faire plus d’épargne.

Le seul hic que je peux voir avec ce qui est proposé, c’est que  contrairement au système actuel de prestations de la Régie des rentes, qui donne une prestation garantie à la retraite, c’est que avec un régime de retraite privé, la rente à la retraite dépendra des rendements obtenus par les placements, tout comme les régimes de retraite des employeurs qui sont à cotisations déterminées.

#epargne, #finance-2, #regie-des-rentes, #retraite

Sur les moyens de pression

Lors des  négociations pour une nouvelle convention collective, il arrive que le comité de négociations décide à un moment donné, qu’on commence à entreprendre certains moyens de pression.

C’est ce que nous faisons à l’hôtel où je travaille, au début, on travaillait avec des macarons et les employés de la cuisine ont commencé à porter la casquette aux couleurs du syndicat, ensuite, il y a eu l’installation de ballons dans les aires publiques, et au bar, pour indiquer les revendications, et maintenant, depuis 2 jours, nous travaillons avec des T-shirt fournit par le syndicat.

Le syndicat n’oblige aucunement les nouveaux employés à participer aux moyens de pression, afin de leur éviter quelconque problème. Mais là où c’est incompréhensible, c’est de voir qu’une poignée de syndiqués refusent pour différentes raisons de participer aux moyens de pressions.

Ce qui peut éventuellement causer certaines frictions entre certains «radicaux» et les employés qui veulent se tenir à l’écart. Déjà vendredi soir, certains employés avaient commencé à prendre en note les noms des personnes qui refusaient de porter le t-shirt, afin de les remettre au syndicat.

Les «radicaux» semblent oublier que le syndicat est un organisme démocratique, et qu’il ne peut que recommander certaines actions et qu’il ne peut tordre un bras aux réfractaires.

Par contre, ce qui est plate, c’est de voir que les réfractaires bénéficieront tout de même des mêmes avantages que les autres syndiqués, même s’ils ont refusé de prendre part aux diverses activités organisées par le syndicat, et qu’ils bénéficieront également du fonds de grève, si les employés devaient se rendre jusque là.

#delta-quebec, #moyens-de-pression, #negociations

Une employée de la FECQ dans l’eau chaude?

La blogosphère est plutôt en ébullition depuis quelques jours, c’est-à-dire depuis que le blogueur de la Clique du Plateau a écrit un texte au sujet des émeutes d’après-match du CH, où l’on peut voir Sonia Palato coordonnatrice de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), tenant dans ses mains un t-shirt  volé pendant l’émeute pas nécessairement par elle.

L’événement a également été repris par le blogueur Pierre Morin ou encore par le blogue Le Québec de demain, où son auteur indique que la FECQ n’a jamais parlé pour lui ni maintenant, ni pendant qu’il était étudiant au collégial.

On peut se demander si pour Sonia Palato,  cet événement ne nuira pas à ses projets futurs, pour le moment elle est employée par la FECQ, et ce n’est donc pas une personne élue, on ne pourra vraisemblablement pas la forcer à démissionner, comme on l’a fait avec l’ancienne présidente de ce que l’on appelait autrefois la CEQ qui est maintenant devenue la CSQ, Lorraine Pagé qui avait démissionné parce qu’elle avait volé une paire de gants.

À moins que la FECQ décidait de la congédier, si elle voit que ça pourrait nuire à la crédibilité de l’organisme. Pour le moment, les médias conventionnels ne semblent pas en avoir fait un plat avec le cas Palato peut-être pourra-t-elle s’en sortir sans trop de casse.

Ajout: Voici un vidéo d’un reportage présenté ce midi sur TVA. C’est le seul reportage sur le sujet que j’ai pu voir jusqu’à présent dans les  médias traditionnels.

#emeutes, #fecq, #sonia-pelato, #vol