Quand la FTQ construction s’en prends à tout le monde

La FTQ construction fait encore la une de l’actualité, cette fois-ci ce sont des accusations d’intimidation, de trafic de drogues, de taxage et des placements d’employés, qui font la manchette, un peu comme ce qui s’est passé en 2003 sur les chantiers de la Gaspésia.

Afin de donner sa version des faits, la FTQ construction a convoqué hier les médias à une conférence de presse, mais finalement, cette rencontre ressemblait plus à une campagne d’intimidation de sa part, car elle a menacé de poursuivre les médias et les commentateurs qui ont fait des reportages négatifs sur le syndicat, et il faut croire que ça a fonctionné, puisqu’aujourd’hui, s’il faut en croire certains animateurs de radio, l’ensemble des journalistes et les chroniqueurs concernés sont restés plutôt silencieux depuis la sortie de la FTQ construction.

Pour ce qui est d’une commission d’enquête sur la collusion dans la construction, la FTQ y est toujours opposée, parce qu’elle craint, qu’il va arriver la même chose que lors de la commission d’enquête sur le dépassement des coûts de la Gaspésia, et qu’on refusera d’entendre tous les témoins, ce qui pourrait avoir comme conséquence, que la commission pourrait sortir encore une fois, un rapport qui pourrait être dommageable pour la crédibilité du syndicat. Et c’est pourquoi, la plus grande centrale syndicale préconise plutôt les enquêtes policières ou encore des enquêtes de la Commission de la construction du Québec.

Mais sans vouloir m’attaquer à l’intégrité de la Commission de la construction du Québec, je ne peux m’empêcher de me demander si on peut faire confiance aux enquêtes de la Commission de la construction du Québec, lorsqu’on considère que les employés de cette commission sont eux-mêmes syndiqués avec la FTQ?

La FTQ à force de toujours refuser des commissions d’enquêtes, et en commencant à s’en prendre aux médias, risque plutôt de perdre encore plus sa crédibilité, et le Fonds de solidarité de la FTQ risque d’en faire les frais, puisque comme le mentionne Pierre-Paul Nadeau du journal Le Soleil:

«Les contribuables québécois ont beau apprécier les alléchants crédits d’impôt, lors des campagnes REER, ils vont finir par y penser deux fois avant de se tourner vers le Fonds FTQ s’ils craignent que leurs épargnes ne financent que des affaires louches».

Pour en savoir un peu plus sur le dossier de la Gaspésia, je vous invite à lire l’excellent texte de Pierre Morin l’auteur du blogue Écran radar en cliquant ici.

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