Le bourbier afghan et la présence canadienne

Lorsque le Canada a décidé d’aller en Afghanistan, c’était pour remplir ses obligations envers l’OTAN dont il est membre, tout en lui permettant d’avoir une raison pour ne pas participer à la guerre illégale contre l’Irak, parce que le Canada n’avait pas les effectifs et l’équipement nécessaire pour faire la guerre sur deux fronts, et que de plus, le conseil de sécurité de l’ONU avait refusé de donner le feu vert à une intervention armée en Irak, comme le demandait à l’époque le premier ministre canadien Jean Chrétien.

En envoyant donc des militaires canadiens en Afghanistan, ça permettait alors aux américains, de désengager certaines troupes d’Afghanistan pour les envoyer se battre en sol irakien, le Canada aidait donc indirectement les américains à guerroyer et occuper l’Irak.

Depuis queltques temps déjà, plusieurs commencent à s’interroger sur la stratégie américaine de transférer ses troupes d’Afghanistan pour les envoyer en Irak, parce qu’en agissant ainsi, ça a permis aux talibans de se réorganiser et devenir plus forts en partie, grâce aux financements que les Talibans touchent grâce aux énormes bénéfices tirées du commerce de la drogue qui est plus florissant que jamais.

Selon un responsable de l’ONU, les Talibans pourraient toucher jusqu’à 140 millions$ par année grâce au trafic de la drogue, alors que sous les règne des Talibans, la production de drogue était interdite pour des raisons religieuse, mais qu’elle était tout de même tolérée.

De l’avis de plusieurs généraux et politiciens, il est évident depuis déjà plusieurs années, que cette guerre en Afghanistan ne peut être gagnée, et il faut tout faire pour sauver le gouvernement corrompu en place, et lui donné le temps nécessaire pour former une armée afghane, l’OTAN n’a donc pas tellement le choix de maintenir des hommes en Afghanistan.

À l’instar de d’autres pays notamment l’Italie et la Grande-Bretagne qui vont retirer leurs troupes d’Afghanistan en 2011, le Canada s’est déjà engagé par une motion unanime de la Chambre des communes, de retirer ses soldats l’Afghanistan d’ici la fin de l’année 2011, mais certains s’inquiètent que le gouvernement Harper pourrait jouer sur les mots, en retirant les soldats de Kandahar qui est la zone de combat la plus dangereuse, pour les redéployer ailleurs en Afghanistan.

Alors qu’au Pays-Bas, le gouvernement est tombé, à cause que les parlementaires n’ont pu s’entendre sur un report du retrait des troupes néerlandaises d’Afghanistan, prévu au courant de l’été 2010, alors que les États-Unis auraient aimé prolonger les discussions au sujet du retrait des Pays-Bas.

Pour ce qui est des États-Unis, le président Obama semble travailler, lui aussi, pour se retirer d’Afghanistan en 2011, mais le fera-t-il et trouvera-t-il d’autres solutions à des problèmes qui pourraient surgir bientôt? On a qu’à penser à l’augmentation de l’intégrisme musulman, alors que les terroristes d’Al Qaida ont trouvé refuge au Pakistan qui possède l’arme atomique, et que l’Iran qui devient de plus en plus une dictature, travaille lui aussi pour acquérir l’arme atomique, et qu’il va falloir beaucoup de patience et de doigté de la part des américains, pour persuader Israël de ne pas lancer ses bombardiers sur les installations nucléaires iranienne, ce qui pourrait mettre, sans nul doute, le feu au poudre dans la région.

Il est bon de rappeler que Israël a déjà bombardé sans avertissement, la centrale nucléaire Osirak qui était en construction dans le sud-est de Bagdad le 7 juin 1981, alors que l’Irak se trouvait en guerre contre l’Iran, parce qu’il considérait que cette centrale nucléaire pourrait devenir une menace potentielle pour Israël, Le bombardement avait causé la mort d’un travailleur d’entretien français.

Pour l’instant, les États-Unis semblent voir d’un assez bon oeil, la décision du président afghan Amid Karzai de vouloir entreprendre des négociations avec des Talibans qui n’ont aucun lien avec Al Quaida, et de leur garantir des emplois et l’accès à l’éducation.

Mais pour le mollah Omar le chef des Talibans, il exige comme condition pour entreprendre des négociations avec le président afghan Amid Kharzaî, que les troupes d’occupations quittent l’Afghanistan, que que le président refuse, en disant que les pays membres de l’OTAN resteront en Afghanistan aussi longtemps que leur mission ne sera pas complétée.

L’OTAN estimait qu’en 2004,  qu’il y avait 400 talibans en Afghanistan,  alors qu’aujourd’hui, on dénombre qu’il y a 30,000 talibans en Afghanistan.

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