Montréal est devenu le royaume des BS

Aujourd’hui on pouvait voir en une du Journal de Québec, que Montréal était rendu le royaume de l’aide social. Il n’en fallait pas plus, pour qu’on entende sur des lignes ouvertes à la radio, des animateurs ou encore des auditeurs faire des suggestions pour limiter le nombre d’assistés sociaux.

Certaines des suggestions sont des classiques comme obliger les assistés sociaux à aller chercher leur chèque, ou encore limiter le nombre d’année qu’un assisté social pourrait toucher ses chèques.

Et on a eu droit aussi à quelques nouveautés, comme obliger les assistés sociaux qui ont beaucoup de temps libre, d’aller passer quelques heures par mois dans un édifice pour «jouer au bingo», ne serait-ce que pour justifier leur chèque.

C’est vrai que les assistés sociaux sont souvent victimes de préjugés surtout lorsqu’on va à des endroits et qu’on voit des affiches disant besoin de personnel et que les assistés sociaux n’y vont pas.

Les associations de défense des assistés sociaux répondront  que seul ‘un petit nombre d’assistés sociaux pourraient prendre un emploi maintenant, et que les autres n’ont pas les qualifications nécessaires pour accomplir certaines fonctions, mais a-t-on besoin de connaissances particulières pour aller travailler comme plongeur dans des restaurants, quand il y en a plusieurs qui se cherchent du personnel, où encore pour aller travailler l’été dans les champs de fraises, alors qu’été après été, les agriculteurs doivent faire venir des cueilleurs mexicains?

Mais il faut éviter de mettre tous les assistés sociaux dans le même panier. Certains d’entre eux sont inaptes au travail pour des raisons de santé, alors que d’autres  ont eu la malchance de perdre leur emploi, et ils ne sont pas éligibles au régime d’assurance emploi, gracieuseté de la réforme du régime d’assurance emploi de Paul Martin en 1996, alors  qu’il était ministre des finances, parce qu’il  voulait absolument réduire l’énorme déficit.

La réforme de l’assurance emploi  fait maintenant en sorte que  seulement  47% des cotisants d’assurance emploi peuvent bénéficier des prestations d’assurance emploi, et les autres doivent alors se tourner vers l’aide de dernier recours, c’est-à-dire l’aide sociale, alors que depuis 1996, le gouvernement fédéral a volé et utilisé à diverses fins, 56 milliards de la caisse d’assurance emploi.

Malgré tout, je suis d’avis que l’on doit inciter les assistés sociaux à ne pas rester à la maison, on peut les encourager à faire du bénévolat, ou bien encore plus intéressant, à essayer de les convaincre à retourner aux études pour avoir leur diplôme de secondaire V, où encore avoir un cours de formation professionnelle, ce qui leurs permettrait d’avoir des emplois plus intéressants et peut être même plus payants.

#aide-sociale, #bs