Vers un gouvernement mondial ou transnational?

Dans un excellent article de Éric Granger paru sur le site de Vigile, l’auteur nous parle de l’accord proposé au Sommet de Copenhague sur les changements climatiques, qui s’il avait été accepté, aurait eu comme conséquence  de voir la naissance d’un gouvernement transnational

«qui pourra agir directement dans les affaires financières, économiques, les taxes et l’environnement de tous les États qui signeront le traité».

Mais ce n’est pas seulement l’accord proposé à Copenhague qui préconise un un espèce de gouvernement  transnational de «non élus», puisque même l’économiste et essayiste Jacques Attali l’ancien conseiller spécial du président français François  Mitterrand révèle dans un article du magazine «L’Actualité» dans son numéro de janvier 2010,  qui révèle que si on  ne procède pas  à une mondialisation de la démocratie en même temps que celle de la mondialisation des marchés, on aura droit à un chaos, puisque le commerce légal tout comme le commerce illégal finiront par prendre  le dessus sur la démocratie.

Pour Jacques Attali, un gouvernement mondial pourrait être créé en 2 jours si on le voulait, mais pour le faire, les nations les plus riches devront faire des compromis et une avoir volonté politique.

Pour lui, il suffirait de fusionner le G-20 avec le Conseil de sécurité des Nations-Unies, et augmenter le nombre de pays qui feront partie du Conseil de sécurité, comme l’Inde, le Brésil et 1 pays africain, et que l’on contrôlera les principales organisations économiques comme:

L’Organsisation mondiale du commerce (…), les principales institutions financières internationales (Banque mondiale, Fonds monétaire international) et l’Union européenne seront sous le controle non plus d’instances séparées, mais du Conseil de sécurité. Il faudra aussi tabler sur le Tribunal pénal international, outil de dissuasion à l’égard des dictateurs…

(…) Mais pour qu’un gouvernement mondial viable voie le jour, il faudra que le Conseil de sécurité de l’ONU soit plus efficace et ait des vrais pouvoirs.

Un gouvernement mondial ne mettra pas à l’écart les ONG, les acteurs sociaux et les entreprises, puisqu’ils auront également un rôle important à jouer  dans une «nouvelle chambre» de l’ONU.

Malgré ce que j’ai lu dans le magazine, je ne peux m’empêcher de me demander si un gouvernement mondial peut vraiment fonctionner où si ce ne sera pas plutôt une utopie, surtout quand on considère que les États-Unis ont signé le Traité de Rome qui mettait sur pied le tribunal, mais qui a refusé par la suite de ratifier le traité, parce que les responsables américains craignaient de voir à un moment donné, de voir certains de leurs militaires ou encore des politiciens d’être accusés de génocide ou encore de crime de guerre sous des «accusations frivoles».

Où bien encore que les États-Unis  avaient décidé de faire à sa tête et de ne pas écouter les autres aux Nations Unies comme l’a fait le président George W. Bush, où lorsqu’il avait décidé de ne plus payer sa part de fonctionnement de l’ONU, etc.

Les pays membres qui font partie du Conseil de sécurité sont là avant tout, pour protéger les intérêts de leur pays, pourquoi devait-il en être différent, avec ce que propose Jacques Attali?

#g-20, #gouvernement-mondial, #mondialisation