Dons d’Hydro-Québec: manque de jugement des dirigeants

Il y a comme quelque chose d’indécent, lorsqu’on entend parler des dons faits par Hydro-Québec à des écoles privées, dont les parents d’élèves sont des gens plutôt pour ne pas dire très aisés financièrement, alors que plusieurs écoles publiques du Québec, connaissent des problèmes comme le disent les partis d’opposition.

Mais, ce qu’il y a encore de plus indécent, c’est de voir ces dons, alors que selon l’Association coopérative d’économie familiale du Sud-Ouest en avril 2008, environ 20% de la population québécoise vivait sous le seuil de faible revenu (ce qui était appelé autrefois seuil de pauvreté), et que sur ce nombre, 40 000 clients se retrouvaient avec des retards de paiment, et que la moitié de ces clients en arrivaient à avoir des ententes de remboursement avec Hydro-Québec.

Et les hausses de tarifs répétées depuis 2004, ne font rient pour aider les plus démunis. Selon Option consommateurs, les tarifs d’électricité ont augmenté de 18,2% depuis 2004, alors que la hausse du taux de la vie se situe pour cette même période à 12,6%.

Alors, au lieu d’aider les plus nantis, si Hydro-Québec tient absolument à faire des dons, au lieu de les faire à ceux et celles qui en ont pas de besoin, qu’il les fasse donc aux écoles publiques, où encore qu’on aide donc, les gens à faible revenu en épongeant une partie de leur dette à Hydro-Québec.

Il est évident que Thierry Vandal, le président de Hydro-Québec,  a manqué et manque de jugement dans ses dons, et il devrait peut-être quitter sa tour d’ivoire, pour voir ce qui se passe autour de lui, à moins qu’il préfère en parler autour d’une bonne table avec des associés avec notre argent.

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