Sur la démocratie syndicale et la destitution d’un président

L’annonce de la destitution du président du syndicat des TCA de l‘hôtel Delta Québec, pour la raison qu’il militait pour la CSN, semble en laisser plus d’un songeur, même si la destitution avait eu l‘aval de la personne concernée, selon un communiqué émis par les TCA en date du 21 juillet dernier.

Mais malgré le fait que l’ancien président ne semble pas encore avoir nié cette information, ça n’empêche pas certains d’accuser  tout de même le syndicat des TCA d’avoir pris une décision antidémocratique, alors que en réalité, le syndicat n’a fait que appliquer les diverses dispositions prévues par les  statuts et règlements qui régissent le bon fonctionnement des sections locales et des unités syndicales, comme la section locale 1044 des TCA (FTQ) à laquelle nous sommes attachées, ou bien  encore les statuts et règlements du syndicat national des TCA.

Et il serait faux de croire que si la situation avait été inversée, c’est-à-dire, si un président et/où tout autre membre d’un exécutif syndical d’un syndicat affilié de la CSN, s’était fait prendre à marauder pour les TCA, qu’il ne serait pas aussi destitué de ses fonctions, puisque cette mesure est également prévue dans les statuts et règlements de la CSN de 2008, et en particulier à l’article 42,01 qui dit:

«Tout membre du comité exécutif de la CSN peut être suspendu de ses fonctions pour l’une ou l’autre des raisons suivantes:

a) démérite;
b) préjudice grave causée à la CSN ou à une de ses organisations affiliées;
c) absence consécutive de trois réunions du comité exécutif alors que la raison de l’absence n’est pas agrée par le comité exécutif;
d) refus d’accomplir les devoirs et obligations de sa charge;

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