La crise en Iran

L’Iran connaît depuis l’élection présidentielle qui s’est tenue le 12 juin dernier, des émeutes à cause de la réélection du président sortant Mahmoud Ahmadinejad, qui a recuilli 63,3% des voix.

Il n’en fallait pas plus pour que son principal opposant le réformateur Mir Hossein Moussavi

affirme que l’élection avait été entachée d’irrégularité, surtout que selon Moussavi, le ministère de l’intérieur iranien lui aurait envoyé un avis, qui lui indiquait qu’il avait gagné les élections.

Malgré les accusations de fraudes électorales, rien n’indique qu’il y ait vraiment eu des irrégularités, puisque selon le journaliste James Petras, des sondages tenus en Iran indiquaient depuis le début, que le président sortant serait facilement réélu avec une très grande majorité, mais les médias occidentaux préfèrent dire qu’il y a eu fraude, à cause qu’ils étaient convaincus que Moussavi allait gagner.

Toujours selon James Petras, les médias occidentaux auraient oublié de prendre en considération la composition de la société entre les sympathisants de Ahmadinejad, et ceux de Moussavi. Ahmadinejad qui est un populiste recueille les votes des pauvres, des artisans et des fonctionnaires, alors que son opposant Moussavi attire les étudiants de la haute et moyenne bourgeoisie, les hommes d’affaires et les gens occupant des professions libérales.

Ahmadinejad est donc réélu, et certains, comme l’iranienne Shirin Ebadi prix Nobel de la paix voudrait, que l’on impose de nouvelles sanctions autres qu’économiques contre l’Iran, pour qu’il cesse toute «répression» contre les protestataires.

C’est vrai que la violence doit cesser en Iran, tout doit être fait pour éviter que d’autres personnes innocentes, comme Neda la jeune femme que l’on a vu mourir samedi dernier à la télévision, soient tuées lors de manifestations qui se veulent, j’imagine, comme pacifiques, car il y a également des chances, que si c’est comme en Occident, qu’il y ait des casseurs qui prennent part à ces manifestations.

Les autorités iraniennes ne s’aident vraiment pas, en menaçant d’utiliser encore plus la force lors des prochaines manifestations, et de plus, il devait avoir lieu lundi dernier, les funérailles la jeune Neda, mais on a refusé à la famille de la défunte, de lui faire des funérailles, parce qu’on ne voulait pas attirer l’attention sur elle, et qu’on craignait qu’il y ait trop de monde.

#emeutes-violence, #iran