Pour l’abolition du droit de grève dans le transport en commun

Je viens d’apprendre par le blogue «Voix de fait», que les mécaniciens du Réseau de transport de la Capitale pourraient tomber en grève, parce que le syndicat ne s’entend pas avec l’employeur au sujet du nouveau garage abritant les autobus.

La dernière fois, qu’il y a eu un conflit de travail dans les garages du RTC, c’était en 2004, et il n’y avait que des autobus sur les heures de pointes, c’est-à-dire à l’heure des fonctionnaires et des étudiants, laissant ainsi les travailleurs ayant des horaires atypiques dépourvus de tout transport en commun.

Et je peux dire que j’ai fait partie des victimes de cette grève, parce que j’étais assez souvent le dernier à sortir du travail, très tard en soirée, et il ne m’était alors pas possible d’avoir de «lift», où lorsque quelqu’un finissait en même temps que moi, il ne m’offrait pas de«lift», parce qu’il restait totalement dans un secteur opposé du quartier où j’habite, et je devais alors me payer un taxi qui me coûtait à l’époque près de 12 $.

Et comble de malheur, la grève des mécaniciens, était suivie par la grève des chauffeurs d’autobus, encore un désagrément qui allait compliquer la vie des usagers ayant des horaires atypiques.

Le plus chiant dans cette situation, c’est que la dernière bus que j’ai prise, avant le déclenchement de la grève, un chauffer d’autobus disait à une cliente, qu’il craignait la grève, parce que sa conjointe travaillait elle aussi comme chauffeur d’autobus, et qu’il craignait de ne pas arriver, si la grève devait durer longtemps.

Aie les totos, comment pensez-vous que les usagers du transport en commun se sentent, quand ils n’ont pas d’autobus et qu’il doivent se transporter en taxi, alors que souvent, ils ne gagnent que le salaire minimum. Je regrette, vous ne réussirez pas à me faire brailler sur votre sort!

J’approuve à l’avance l’idée de créer une loi qui interdirait toute grève dans le transport en commun, mais le gouvernement libéral de Jean Charest aura-t-il les «couilles nécessaires» pour le faire, où faudra-t-il l’élection d’un gouvernement adéquiste pour qu’une telle loi soit présentée et adoptée?

Parce que à la dernière grève du transport en commun à Québec, l’ADQ avait déjà lancé l’idée d’interdire le droit de grève dans le transport en commun.