L’Église catholique persécutée au Québec

Je lisais hier dans le Journal de Québec, que le cardinal Turcotte prétendait que l’église catholique au Québec était persécutée, parce qu’on refusait d’entendre la «bonne nouvelle».

J’ai comme l’impression, que je n’ai pas du tout la même définition que le cardinal Turcotte peut avoir de la persécution.

Au Québec, il n’y a pas d’églises qui sont brûlées, comme les synagogues en Allemagne sous le règne nazi, ou encore, il n’y a toujours pas eu de pogrom au Québec, comme il y en a eu entre 1881 et 1921 en Russie, où l’on s’attaquait aux juifs, on les pillait et on les tuait, c’est ce que j’appelle de la persécution.

L’Église catholique semble oublier qu’à une certaine époque, elle a pratiqué elle-même une certaine forme de persécution envers ses propres croyants. Je me souviens que dans le milieu des années 1960, j’avais déjà entendu un prêtre, qui dans un sermon, préconisait presque l’excommunion des catholiques, s’ils mettaient les pieds dans une église autre que catholique, même si c’était pour assister à des funérailles ou encore à un mariage!

Le problème de la très sainte église, c’est qu’elle semble vouloir jouer la victime, même si plusieurs trouvent qu’elle est rétrograde, ne seraient-ce sur les questions de l’avortement, la contraception, le SIDA, ou encore l’ordination des femmes. L’Église aimerait retrouver l’importance et l’influence qu’elle a connue jadis avant la révolution tranquille, et elle réalise que ce ne sera vraisemblablement plus jamais le cas, considérant la multiplication des religions, dont les sectes religieuses, et les preachers qui semblent gagner un peu plus d’importance dans certaines couches de la société.

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