Les conditions de vie des femmes afghanes semblent se détériorer…

Il y a quelques semaines, le maire de Québec Régis Labeaume rencontrait à Valcartier, les militaires canadiens qui se préparaient à quitter le sol canadien pour se rendre en Afghanistan. Le maire de Québec qui a toujours eu un langage très coloré, avait traité les talibans de barbares,et j’avais trouvé qu’il était peut-être allé un peu loin en les qualifiant ainsi, mais en y repensant bien, il y a quelques événements se sont déroulés aux cours des derniers mois et des dernières années, qui me font demander, si finalement, si ce n’était pas le peuple afghan qui était barbare, à cause de leurs coutumes rétrogrades.

Il y a plusieurs cas que l’on peut donner en exemple: Il y a eu le cas d’un journaliste afghan qui avait distribué des tracts sur les droits des femmes dans l’Islam, et qui avait été arrêté et condamné à mort, pour ensuite voir sa peine commuée en 20 ans de prison, ou encore la fameuse loi signée par le président de l’Afghanistan Hamid Karzai qui oblige la femme à avoir une relation sexuelle avec son conjoint, ce qui reviendrait finalement à dire qu’on légalisait le viol entre conjoints, ce qui va selon toute évidence à l’encontre des gains que les femmes ont connu depuis le début de la guerre.

Et on ne peut, bien sûr, pas oublier, l’expulsion en 2007de la députée afghane Malalai Joya, qui était l’une des 68 députées au parlement Afghan, parce qu’elle avait dit à la télévision privée afghane, que le «parlement afghan était pire qu’une étable».

Aux lendemains du 11 septembre,lorsque les membres de la coalition ont décidé de chasser les talibans de l’Afghanistan, plusieurs ont vraiment cru, que les choses allaient changer pour le peuple afghan, on allait reconstruire le pays, les enfants pourront retourner sur les bancs d’école, les femmes auront plus de droit, dont celui d’aller travailler à l’extérieur, et pourront elles aussi retourner à l’école, ce qui était totalement interdit sous le règne des talibans, ce qui avait comme conséquence que 97% des veuves ne possèdaient pas des compétences nécessaires pour avoir des emplois décents pour faire vivre leur famille.

Mais huit ans plus tard, on peut se demander si les choses ne sont pas en train de se dégrader en Afghanistan, non seulement au niveau militaire, mais également au niveau social. Il y a toujours des femmes qui continuent à porter pour leur sécurité la Burka quand ce n’est la le Hijab, même si elles demeurent devant un poste de police, comme l’a indiqué Mme Adeena Niazi, alors qu’elle témoignait devant le Comité permanent de la défense nationale en janvier 2007.

Même si on dit qu’on appuie le gouvernement afghan et qu’on dit qu’il est légitime, on ne peut pas lui dire quoi faire, même si ce dernier est composé de seigneurs de la guerre, ou encore de caids de la drogue qui font plus que jamais, des affaires d’or depuis la chute des Talibans, où encore le pays connaît un problème majeur de corruption.

Quand on demande à nos soldats ce qu’ils pensent de la situation en Afghanistan, ils répondent tous sans exception, qu’ils vont en Afghanistan pour aider le peuple afghan, mais dans le fond, je serais curieux de connaître la raison véritable de leur départ pour ce pays, et ce qu’ils pensent vraiment de la situation qui prévaut en sol afghan, mais ils ne le diront jamais en invoquant,qu’ils ne font pas de politique.

#afgahnistan