Y a-t-il trop d’organismes communautaires pour les sources de financement qui existent?

Selon le magazine «Relations pour qui veut une société plus juste» il y a au Québec, plus de 5,000 organismes communautaires qui sont impliqués dans tous les secteurs d’activités: associations de consommateurs, service de popote roulante,  associations de locataires, journaux communautaires, organisme de protection de l’environnement, etc.

Tous ces organismes pour fonctionner ont besoin de financement, et pour en avoir, certains créeront des soupers spaghettis, feront des calendriers, ou encore recevront des dons en argent de la population en générale, ou encore des subventions de regroupements religieux, de, Centraide, de la Croix-Rouge ou encore du gouvernement par le biais du Secrétariat d’action communautaire autonome et aux initiatives sociales (SACAIS).

Le  SACAIS est financé par Loto-Québec, qui lui remet 5% des bénéfices nets des casinos du Québec. Malgré toutes ces sources de financements disponibles, certains organismes communautaires ont toujours de la difficulté à survivre, à un point tel, qu’ils rendent peu de service à la population.

Ça peut peut-être s’expliquer pour deux raisons: La première est qu’il existe de plus en plus d’organismes de charité, et les gens ont alors plus de choix pour donner à leurs causes préférées, alors que l’autre raison est que probablement que dans une région donnée, il y a des organismes d’aide qui offrent les mêmes services, et les bailleurs de fonds comme Centraide et le SACAIS demandent régulièrement aux organismes communautaires des rapports d’activités dans lesquels, ils indiquent ce qu’ils ont fait comme activité, et ce qu’ils entendent faire dans l’année à venir et accordent des subventions en conséquence.

C’est ce qui expliquent pourquoi certains organismes communautaires reçoivent moins de subventions que d’autres, et ont alors de la difficulté à survivre, ce qui peut créer «une certaine jalousie» entre organismes communautaires d’une certaine région qui offrent des services similaires.

On m’a mis au courant il n’y a pas très longtemps, du cas d’un organisme qui ne recevait presque pas de subvention de Centraide,  et qui demandait à un autre organisme qui en recevait beaucoup plus, qu’il lui donne une certaine partie de la subvention, puisque les deux organismes offraient des services similaires!

C’est tout de même incroyable, un organisme qui reçoit moins d’argent demande à un autre «organisme de lui faire de la charité» sous le prétexte, qu’ils donnent tous les deux  des services similaires dans une même région.

Si l’organisme qui reçoit moins d’argent peaufinait peut-être un peu plus ses rapports d’activités et se structurait peut-être un peu mieux, peut-être réussirait-il à avoir plus de subventions des organismes de charité et du SACAIS.

Comme vous avez pu le remarquer, j’ai pris la liberté de ne pas rendre public les noms des organismes qui sont touchés dans les trois derniers paragraphes, c’est seulement pour éviter de blesser les susceptibilités des organismes en question, et éviter qu’ils aient des difficultés avec les différents bailleurs de fonds.