Doit-on interdire le port de masque lors de manifestations?

La ligue des droits et libertés s’inquiète, parce que la ville de Montréal doit adopter le 23 février prochain, deux lois qui donneront plus de pouvoirs aux policiers, concernant l’interdiction du port de masque lors d’une manifestation, ou encore si quelqu’un tient des propos injurieux contre des policiers.

Dans les deux cas, la Ligue craint que ça devienne une atteinte à la liberté d’expression, je ne suis pas un spécialiste des questions des droits de la personne, mais j’observe tout de même beaucoup, et je suis plus ou moins d’accord avec les craintes formulées par la Ligue.

Oui ça peut devenir une entrave à la liberté d’expression, si l’on ne peut plus rien dire aux policiers, mais en ce qui concerne le port de masque lors de manifestation, je serais plutôt en faveur d’une certaine politique interdisant le port de masque, après tout qui n’a pas déjà vu dans les nouvelles télévisées ou dans des journaux des photos prises lors de manifestations, où l’on voyait des gens masqués pour ne pas être reconnus ou encore portant des masques à gaz, parce qu’ils s’attendent à avoir du grabuge, et qu’ils seront alors équipés pour faire face aux gaz lacrymogène ou encore au poivre de cayenne.

Si les manifestants veulent dénoncer certaines injustices, ils peuvent le faire autrement, sans pour autant porter un masque.

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Retour de la violence politique au Québec?

Je me souviens, il y a environ une dizaine d’années, alors que j’étais délégué syndical, j’avais été à Montréal à une rencontre du comité des droits de la personne, où l’ancienne députée ontarienne du NPD Peggy Nash y prononçait un discours. .J’étais accompagné pour l’occasion de deux autres délégués syndicaux Marie-Claude et Pierre, et nous avons donc fait ce voyage aller-retour en automobile.

Ce voyage nous avait permis de discuter d’une foule de sujets intéressants, tout en apprenant à mieux nous connaître, parce qu’il faut bien l’avouer, à l’époque, j’étais plutôt novice dans les affaires syndicales.

À un moment donné, je ne me souviens plus pourquoi, on a commencé à parler de la violence chez les jeunes, des jeunes, du taxage scolaire dont était victime le garçon de Marie-Claude, et même des jeunes et de leur implication dans la vie politique! Pour Marie-Claude, elle disait craindre qu’à un moment donné, que l’on voit à nouveau de la violence politique venant de la part des jeunes, si on ne réussissait pas à avoir rapidement l’indépendance du Québec.

Maintenant, je suis en train de me demander, si finalement, elle n’avait pas raison tout au moins en partie. Pour s’en convaincre, on a qu’à penser à tout ce qui a été dit et écrit sur le projet de «Reconstitution historique de la bataille des Plaines d’Abraham» qui est loin de faire l’unanimité, car plusieurs indépendantistes ont déjà fait connaître leur indignation comme l’ancien président de la CSN Gérald Larose, Patrick Bourgeois du Réseau de Résistance du Québécois , ou encore même le cinéaste Pierre Falardeau qui passe son temps par ses propos à provoquer, en allant peut-être même à inciter les gens à avoir recours à la violence, lorsqu’il dit, «(…) On va aller leur brasser le cul aux loyalistes».

Et maintenant les médias nous apprennent, que certains qui ne sont pas membre du PQ ou encore du Bloc québécois, pourraient avoir recours à la violence et même au meurtre, pour dénoncer et stopper cette reconstitution historique. C’est rendu grave là, s’il y a violence politique, ça pourrait vouloir dire un retour de 40 ans en arrière, et ce qui pourrait mettre un frein projet des souverainistes de voir un jour le pays qu’ils veulent tant avoir.

Et ce qui est encore plus hallucinant, c’est de voir le silence du Bloc Québécois et du Parti Québécois , tout comme on voit le silence des deux coprésidents de Québec solidaire qui disent vouloir faire de la politique de façon différente. Il y en a un qui s’amuse à lancer des chaussures sur des affiches de Georges W. Bush et qui prétend que si c’était le vrai Bush qui s’était trouvé devant lui, il ne l’aurait pas fait, tandis que pour l’autre, elle s’indigne, parce qu’un animateur de radio de Québec a fait un tirage à la radio, en invitant les adolescents de secondaire 4 de déchirer une page de leur cahier d’exercice, parce qu’il y avait une photo de Françoise David, et l’a pris comme dirait-on personnel.

Et le plus étrange dans tout ça, c’est que les partis indépendantistes se disent inclusifs et veulent représenter tout le monde, mais là où j’ai un peu de la misère, c’est de voir que pour bien des indépendantistes, ce sont toujours eux qui ont raison, même s’ils ne recueillent qu’entre 40 et 44% d’appui à un projet de souveraineté, et les valeurs des autres ne valent rien, ça risque alors d’être beau, si jamais le Québec devenait indépendant avec un 50% des voix + 1, comme le veut le mouvement indépendantiste.

Si le fondateur du Parti Québécois René Lévesque voyait tout ce qui se passe présentement, il retournerait sûrement dans sa tombe, lui qui a déjà été correspondant de guerre et qui a vu bien des choses pendant la Deuxième guerre mondiale, et qui s’est toujours prononcé contre la violence politique: «J’ai toujours rejeté la violence dont la seule issue est inévitablement la répression».

Les américains ont l’oeil sur les touristes canadiens

On apprend dans le journal Alternatives, que les canadiens qui vont en Amérique du Sud pourraient se voir refuser l’accès à l’avion, si leur nom apparaît sur la liste américaine des personnes soupçonnées être terroristes où qui pourraient être dangereuses.

Les associations de protection des droits de la personne dénoncent cette politique, puisque elle comporte des failles. On peut se rappeler il y a quelques années, que le sénateur américain Ted Kennedy frère du défunt président Kennedy, s’était déjà vu refuser un un avion parce que son nom apparaissait sur la liste des supposés terroristes du Homeland security, ou encore l’interdiction d’un vol entre la France et les États-Unis, parce qu’il y avait quelqu’un qui avait le même nom qu’un supposé terroriste, pourtant la personne n’était qu’un enfant.

Les augmentations de loyer et la crise du logement

J’ai reçu vendredi dernier, le dernier bulletin du Bureau d’animation et information logement du Québec métro (BAIL). Dans ce dernier numéro, on y parle des hausses de loyer, de la méthode de calcul pour cette fixation de loyer, de la crise du logement, etc.

J’ai «scanné» le document, en espérant qu’il sera utile pour certains d’entre vous. Vous  pouvez toujours le lire en cliquant ici

Message de bienvenue lors de la visite officielle de Barack Obama au Canada

Le 19 février prochain, le président des États-Unis Barack Obama passera quelques heures à Ottawa, pour discuter avec le premier ministre canadien Stephen Harper.

Pour l’occasion, le Rideau Institute qui est un centre de recherche indépendant qui étudie la politique extérieure, et qui est plutôt de gauche, invite la population à laisser leur message soit par écrit ou par vidéo au président Obama.

Il nous sera même possible de voter pour les meilleurs commentaires laissés sur le site.

Pour les personnes intéressées à laisser un commentaire, il suffit d’aller à l’adresse suivante:

http://www.welcomeobama.ca/

Un pas de plus vers la santé à double vitesse?

Il y a maintenant quelques années, le gouvernement Charest se pliait à un jugement de la Cour Suprême du Canada, qui venait de rendre sa décision dans le dossier Chaouli, et décidait «d’entre-ouvrir» la porte» à la santé à double vitesse, en permettant aux gens d’avoir recours au privé pour les chirurgies de cataractes, du genou ou encore les remplacements de hanches.

Cette décision allait annoncer une levée de boucliers de divers intervenants: syndicats et diverses associations du milieu communautaire, qui craignent de voir l’apparition d’un système de santé à double vitesse où les plus nantis ou encore les privilégiés (sport professionnel, artistes, politiciens) pourront être traités plus rapidement, et que le réseau de la santé publique pourrait être victime d’une saignée, puisque certains employés du secteur public pourrait abandonner leur poste, pour aller dans le domaine privé, où ils pourront avoir des «meilleurs conditions de travail» comme des horaires plus stables, pas de temps supplémentaires obligatoires, et surtout moins de stress.

On peut maintenant se demander, si le gouvernement Charest n’aurait pas l’intention d’aller encore  plus loin vers l’ouverture d’un système de santé à double vitesse, car il vient de nommer Mme Hélène Desmarais épouse de Paul Desmarais Jr. de Power Corporation, sur le conseil d’administration du CHUM et qui est également membre du think-tank de l’Institut économique de Montréal, qui préconise depuis déjà plusieurs années une plus grande ouverture du privé dans la santé.

Ce que recherche à tout prix l’ensemble des compagnies d’assurance comme la Great-West, la London Life, etc., et qui sont la propriété de Power Corporation.

Un nettoyage se prépare à la Caisse de dépôt et de placement du Québec

Lors de la dernière campagne électorale provinciale, les partis d’oppositions s’inquiétaient du rendement de la Caisse de dépôt et de placements du Québec en raison du ralentissement économique, et étaient incapables d’avoir des chiffres, alors que le premier ministre Jean Charest refusait avec raison de vouloir s’ingérer dans la procédure établie par la CDPQ,  parce qu’elle devait sortir ses chiffres au mois de février.

Les partis d’oppositions ont profité de l’occasion pour accuser Jean Charest d’avoir «encouragé» les dirigeants d’obtenir de meilleurs rendements, ce qui comme bien du monde le sait probablement, est impossible à faire, sans investir dans des placements hautement à risques.

Et maintenant avec l’annonce que la Caisse de dépôt et de placement pourrait avoir perdu jusqu’à 38 milliards de dollars, Radio-Canada nous apprend aujourd’hui, que le gouvernement Charest pourrait congédié 7 des 11 vice-présidents, afin de donner les mains libres au futur président de la banque, quand celui-ci sera nommé.

Si les affirmations faites par les partis d’opposition lors de la dernière campagne électorale sont exactes, et que la CDPQ a perdu d’importantes sommes d’argent en raison d’une commande du premier ministre qui voulait un rendement plus élevé, alors ce sont comme d’habitude, les exécutants qui paieront le prix en perdant leurs emplois, et ça se résultera presque inévitablement en une nouvelle perte pour les contribuables québécois, puisqu’il y aura sûrement des primes de départ qui vont être payés, si ce ne sont pas des plaintes devant les tribunaux pour congédiement injustifié.