Une adolescente perd son emploi à cause de Facebook

Une adolescente de 16 ans a perdu dernièrement son emploi, à cause qu’elle écrivait dans son Facebook qu’elle s’emmerdait au travail.  L’employeur a invoqué la perte de confiance envers l’adolescente pour la congédier.

Ça me rappelle étrangement une histoire qui s’est passée il y a peut-être 6 ou 7 ans, quand un employé de librairie avait été licencié à cause qu’il tenait un blogue, dans lequel il traitait de façon humoristique ce qui se passait au travail, ce qui n’avait pas plu à ses employeurs.

Il réussissait toutefois à se faire réintégrer en déposant une plainte pour congédiement abusif devant un organisme qui défend les travailleurs.

On peut alors dire que la ligne est mince entre la liberté d’expression garantie par diverses lois ou chartes comme la Déclaration universelle des droits de la personne ou encore la Charte québécoise des droits et libertés, et le droit des employeurs qui veulent protéger «l’intégrité» de leur entreprise, et ça peut être jusqu’à un certain point compréhensible, l’entreprise ne veut pas risquer de perdre des clients à cause de ce qu’un employé peut avoir dit ou fait.

Ce qui me fait dire,  que l’on risque peut être éventuellement de voir de plus en plus les employeurs qui vont émettre des politiques visant à encourager leurs employés de faire attention à ce qu’ils disent ou encore ce qu’ils écrivent au sujet de leur travail, sous risque de perdre leur emploi.

Ça pourrait peut-être expliquer aussi le fait, que des gens s’insurgent à cause que la ville de Montréal veut sortir une loi qui interdirait le port de masque lors de manifestation, parce que certains pourraient craindre de perdre leur emploi, s’ils prenaient part à certaines manifestations.

#droit-du-travail, #liberte-dexpression