Le PQ se dissocie enfin d’éléments radicaux

Depuis l’annonce que la Commission des champs de bataille nationaux (CCBN) voulait faire une reconstitution de la bataille des Plaines d’Abraham, plusieurs personnes et organisations se sont élevées contre cette décision et ont réussi à faire fléchir la Commission qui a finalement décidé d’annuler cette activité.

Parmi les organisations qui se sont battues contre cette reconstitution, il y a le fameux Réseau de résistance du québécois qui est un ardent défenseur de la souveraineté du Québec et qui est dirigé par Patrick Bourgeois, qui se trouve à être également l’éditeur du journal «Le québécois».

Pendant toute la campagne contre la reconstitution, ce dernier a tenu des propos qui pourraient être considérés comme de l’incitation à utiliser la violence contre les participants de la reconstitution, et dernièrement il a même été à dire, que l’on devrait «péter la gueule» des animateurs de radio poubelles qui ne partagent pas l’opinion des indépendantistes purs et durs, alors que ces derniers ne représentent vraisemblablement qu’une minorité des indépendantistes, puisque l’ensemble des indépendantistes sont plutôt modérés.

Le Parti Québécois a finalement fini par dénoncer les propos de Bourgeois, et Pauline Marois a décidé que le Parti Québécois n’achèterait plus de publicité dans le journal «Le Québécois», parce qu’elle considère que cette fois-ci, Bourgeois est allé vraiment trop loin.

Mais la décision de Mme Marois ne fait pas l’unanimité des délégués qui prennent part cette fin de semaine au Conseil national du Parti Québécois qui se tient à Québec. Pour Claude Laviolette qui est l’ancien président de la CSN et qui est président des Syndicalistes progressistes pour un Québec libre (SPQlibre) qui est un club politique qui fait la promotion de la souveraineté, il «(…) trouve désolant qu’on décide de larguer le journal Le Québécois» et que «Ce journal ne prône pas la violence. Je ne comprend pas»

Pour ce qui est de Bourgeois, ce dernier indiquait aujourd’hui dans le journal «Le Soleil», qu’il s’attendait à ce que le PQ le «poignarde dans le dos», mais que le PQ devait faire attention, parce que plusieurs membres du Réseau de résistance du québécois posaient des pancartes ou collectaient des 5$ provenant de la vente des cartes de membres.

Bourgeois a également affirmé dans ce journal, qu’il a reçu plusieurs menaces de mort. Il attribue ces menaces à l’entrevue qu’il a accordée à CHOI-FM. Mais au fonds, Je me demande bien à quoi il s’attendait, quand tu fais des menaces, il faut aussi que tu t’attendes à en avoir recevoir.

Je considère que le Parti Québécois a raison de vouloir se dissocier d’organisations ou de personnes qui sont des pommes pourries, comme Pierre Falardeau ou encore de Patrick Bourgeois qui par les propos qu’ils tiennent, peuvent faire bien plus de tort pour la cause souverainiste, qu’ils peuvent en faire du bien.

Le Bloc québécois devrait envisager d’en faire autant. Après tout, si les partis souverainistes veulent faire la promotion de la souveraineté en faisant l’achat de publicité, ce ne sont pas les journaux à prédominance souverainistes qui manquent, et c’est sans compter les journaux syndicaux qui sont souvent pro-souverainistes.