Un pas de plus vers la santé à double vitesse?

Il y a maintenant quelques années, le gouvernement Charest se pliait à un jugement de la Cour Suprême du Canada, qui venait de rendre sa décision dans le dossier Chaouli, et décidait «d’entre-ouvrir» la porte» à la santé à double vitesse, en permettant aux gens d’avoir recours au privé pour les chirurgies de cataractes, du genou ou encore les remplacements de hanches.

Cette décision allait annoncer une levée de boucliers de divers intervenants: syndicats et diverses associations du milieu communautaire, qui craignent de voir l’apparition d’un système de santé à double vitesse où les plus nantis ou encore les privilégiés (sport professionnel, artistes, politiciens) pourront être traités plus rapidement, et que le réseau de la santé publique pourrait être victime d’une saignée, puisque certains employés du secteur public pourrait abandonner leur poste, pour aller dans le domaine privé, où ils pourront avoir des «meilleurs conditions de travail» comme des horaires plus stables, pas de temps supplémentaires obligatoires, et surtout moins de stress.

On peut maintenant se demander, si le gouvernement Charest n’aurait pas l’intention d’aller encore  plus loin vers l’ouverture d’un système de santé à double vitesse, car il vient de nommer Mme Hélène Desmarais épouse de Paul Desmarais Jr. de Power Corporation, sur le conseil d’administration du CHUM et qui est également membre du think-tank de l’Institut économique de Montréal, qui préconise depuis déjà plusieurs années une plus grande ouverture du privé dans la santé.

Ce que recherche à tout prix l’ensemble des compagnies d’assurance comme la Great-West, la London Life, etc., et qui sont la propriété de Power Corporation.