Le conflit au Journal de Montréal

Depuis que Québécor a décidé de faire un lock-out au Journal de Montréal, c’est incroyable de voir les différentes réactions de certains de ses collaborateurs non syndiqués, à cause qu’ils prétendent qu’ils sont à la pige et n’ont pas les mêmes privilèges que les employés syndiqués.

Pour l’ancien premier ministre Bernard Landry, il a décidé de cesser sa contribution au journal, tout simplement à cause que ce lock-out va à l’encontre à l’esprit de la loi anti-scab, et que Québécor au lieu de faire travailler du monde ici, il va faire travailler du monde en Ontario où le journal sera publié, tout en prenant bien soin de ne pas prendre position dans ce conflit parce qu’il ne connaît pas les détails du dossier.

Maintenant, j’apprend par le blogue «Voix de fait» que Gilles Proulx va cesser d’écrire pour le journal en disant: «Je ne peux pas continuer si Landry démissionne pour des raisons morales, ce serait vraiment de l’entêtement de ma part. Je passerais pour un réactionnaire.»

Donc, on dirait bien que le Journal de Montréal va perdre deux de ses collaborateurs, si je me souviens bien, ce n’est pas la première fois que Québécor perd des collaborateurs non syndiqués à cause d’un conflit de travail, il y avait eu également, il y a un peu plus d’un an et demi, Lise Payette qui décidait de mettre fin à sa collaboration au Journal de Montréal à cause du conflit au Journal de Québec, elle disait alors, qu’elle refusait de traverser une ligne de piquetage, et elle s’est alors tournée vers le journal «Le Devoir».

Mais qu’en est-il de Martineau? Comme je le disais dans mon premier paragraphe, il dit qu’il n’a aucune protection syndicale et que s’il lui arrivait quelque chose, les employés syndiqués ne lèveraient pas le petit doigt pour lui venir en aide. Je dois reconnaître qu’il a peut-être raison dans ce qu’il prétend, mais par contre, il me semble que ces pigistes bénéficient indirectement des conditions de travail des travailleurs syndiqués,  parce qu’on le veuille où non, assez souvent les conditions de travail des syndiqués serviront éventuellement de base, pour les conditions de travail des pigistes, et il ne faut pas oublier qu’il faut avoir une conscience sociale.

Caricature de Renard L'Éveillé

Caricature de Renard L'Éveillé

La caricature de Richard Martineau provient du site de Renart L’éveillé