Le crédit est trop facile à obtenir

Je ne me souviens plus exactement si c’était hier ou avant hier, mais je regardais à un moment donné CNN,  et il y avait quelqu’un qui avait posé une question à une spécialiste de la bourse, où il lui demandait s’il était préférable de demander une consolidation de dette pour rembourser ses 100 000$ de dettes!

La spécialiste lui a répondu, qu’il devrait plutôt déclarer faillite, et se débarrasser des ses cartes de crédit. Ça démontre à quel point le crédit est ou plutôt était trop facile à obtenir, et les gens ont appris à vivre bien au-dessus de leurs moyens grâce au plastique.

Et c’est le même phénomène que l’on vit au Québec, qui ne reçoit pas de façon plus ou moins régulière par la poste, des offres exceptionnelles de carte de crédit, et on dit souvent dans ces offres, que notre demande est déjà pré-autorisée et qu’on peut ramener les dettes des autres cartes sur la nouvelle à un taux d’intérêt très avantageux, mais que ce taux est seulement de courte durée.

Et de plus, comment peut-on pré-autoriser une offre de carte de crédit avec des conditions soi-disant avantageuses, sans déjà connaître nos revenus, et les dettes que l’on a déjà?

J’ai déjà eu un ami, qui a déjà fait 3 faillites personnelles consécutives, et malgré toutes ses faillites, les compagnies de cartes de crédit n’arrêtaient pas de lui proposer des cartes de crédit!

Le crédit est vraiment trop facile à obtenir.

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Une adolescente perd son emploi à cause de Facebook

Une adolescente de 16 ans a perdu dernièrement son emploi, à cause qu’elle écrivait dans son Facebook qu’elle s’emmerdait au travail.  L’employeur a invoqué la perte de confiance envers l’adolescente pour la congédier.

Ça me rappelle étrangement une histoire qui s’est passée il y a peut-être 6 ou 7 ans, quand un employé de librairie avait été licencié à cause qu’il tenait un blogue, dans lequel il traitait de façon humoristique ce qui se passait au travail, ce qui n’avait pas plu à ses employeurs.

Il réussissait toutefois à se faire réintégrer en déposant une plainte pour congédiement abusif devant un organisme qui défend les travailleurs.

On peut alors dire que la ligne est mince entre la liberté d’expression garantie par diverses lois ou chartes comme la Déclaration universelle des droits de la personne ou encore la Charte québécoise des droits et libertés, et le droit des employeurs qui veulent protéger «l’intégrité» de leur entreprise, et ça peut être jusqu’à un certain point compréhensible, l’entreprise ne veut pas risquer de perdre des clients à cause de ce qu’un employé peut avoir dit ou fait.

Ce qui me fait dire,  que l’on risque peut être éventuellement de voir de plus en plus les employeurs qui vont émettre des politiques visant à encourager leurs employés de faire attention à ce qu’ils disent ou encore ce qu’ils écrivent au sujet de leur travail, sous risque de perdre leur emploi.

Ça pourrait peut-être expliquer aussi le fait, que des gens s’insurgent à cause que la ville de Montréal veut sortir une loi qui interdirait le port de masque lors de manifestation, parce que certains pourraient craindre de perdre leur emploi, s’ils prenaient part à certaines manifestations.

#droit-du-travail, #liberte-dexpression

Mario Dumont aura droit à une pension

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Mario Dumont qui a annoncé plus tôt cette semaine, qu’il quittait ses fonctions de chef de l’ADQ et de député de la circonscription de Rivière-du-Loup le 6 mars prochain, aura droit à une pension de retraite du gouvernement qui lui donnera 56,000$ par année lorsqu’il aura 60 ans.

Le Journal de Montréal en a fait la une, comme si Mario Dumont avait commis un crime, parce qu’à ses premières années de députés, il avait refusé de contribuer au régime de retraite des députés, et qu’il avait par la suite décidé de contribuer au régime. Je me demande où peut-être le problème, Mario Dumont a commencé sa carrière politique quand il était encore assez jeune, et comme probablement bien des jeunes de son âge, on ne pense pas à accumuler des fonds en prévision de la retraite, moi-même  je considérais que la retraite était bien loin, et j’ai commencé à contribuer à des REER que vers la fin de la vingtaine.

Il ne faut pas oublier qu’en ce qui concerne les politiciens, il est important de leur permettre d’avoir une bon régime de retraite, sinon quel président de compagnie serait intéressé à quitter des emplois très bien rémunérés avec d’excellentes conditions de travail? Et risquer de se retrouver devant rien à la retraite.

S’il n’y avait pas un régime de retraite adéquat pour les politiciens, on risquerait alors de se retrouver avec des minus comme représentant de la population.

#adq, #mario-dumont, #retraite

Patrick Bourgeois déclare la guerre contre la radio poubelle

Patrick Bourgeois du journal «Le québécois» déclare la guerre contre la radio poubelle de Québec, notamment les stations le 93,3, et la station CHOI-FM.  Il invite donc les séparatistes de la région de Québec de «boycotter» les compagnies qui achètent de la publicité à ces stations de radio!

Mais est-ce qu’un boycott peut fonctionner? J’en suis pas convaincu,  j’ai beau me creuser la tête, je ne peux me rappeler avoir vu un boycott efficace qui a eu lieu  au Québec aux cours des 20 dernières années, et on peut prendre en exemple tous les appels au boycott contre les pétrolières qui finalement n’ont jamais rien résolu.

Et de plus, je commence à avoir l’impression que l’option souverainiste  dans la région de la capitale  éprouve des difficultés, on a qu’à regarder le nombre de députés  le PQ  a réussi à faire élire aux cours des deux dernières élections générales.

Tout comme l’a connu le Bloc Québécois, le PQ commence à connaître le «mystère Québec», où encore une fois, le PQ a réussi qu’à faire élire qu’une poignée de député, laissant encore largement  la place au PLQ et à une moindre mesure à l’ADQ.

Ce qui a fait décider Pauline Marois d’installer un bureau du PQ à Québec, tout comme l’avait fait le Bloc Québécois à l’avant dernière élection fédérale.

Patrick Bourgeois souhaite  créer aussi  un site web, qui aura comme fonction d’écrire des extraits de commentaires des animateurs de radio poubelle pour montrer à ceux et à celles qui ne peuvent écouter, ce qui se dit à la radio de la vieille capitale.

En ce qui me concerne c’est son droit, sauf que ça pourrait donner des idées à d’autres de faire la même chose au sujet des propos tenus par Bourgeois ou encore Falardeau, qui par leurs propos, peuvent inciter les autres  à faire de la violence.

Et finalement, Bourgeois veut créer un fonds d’aide pour venir en aide aux gens, qui connaissent des problèmes de toutes natures, pour leur permettre d’avoir un avocat si besoin est.

Il a peut être décidé d’agir ainsi, considérant que des animateurs de CHOI-FM ont déclaré à la radio  la semaine dernière qu’ils pourraient poursuivre Bourgeois, pour les propos qu’il a tenus contre eux, et qu’ils pourraient le poursuivre pour diffamation, mais qu’ils ne le faisaient pas, parce qu’ils n’étaient pas certains que Bourgeois pourraient payer les animateurs, si ces derniers gagnaient leur cause en cour, à moins que ce soit pour défendre «les gens qui voudraient péter la gueule des animateurs de radio».

Mario Dumont annonce aujourd’hui sa démission

Comme le prévoyaient  certains chroniqueurs politiques comme Jean Lapierre, le chef de l’Action Démocratique Mario Dumont a présenté  aujourd’hui au président de l’ADQ sa lettre de démission au poste de chef de l’ADQ, ainsi que à titre de député de l’ADQ dans la circonscription de Rivière-du-Loup.

L’annonce de son départ prévu pour  le 6 mars prochain, permettra de lancer une première course à la chefferie qui risque de laisser des blessures qui se cicatriseront à plus ou moins long terme.

Parmi les candidats probables il y a  Éric Caire, où encore le député défait de  l’ADQ dans la circonscription de Lévis Christian Lévesque. Certains avaient même avancé l’idée d’avoir Maxime Bernier comme chef de l’ADQ, mais ce dernier s’est empressé de rejeter l’invitation, tandis que pour le maire de Huntington Stéphane Gendron, il préfère attendre, car pour ce dernier, l’ADQ doit commencer par faire un grand ménage non pas pour «faire plaisir» à l’establisment du parti, mais pour le bien de la population.

Et on apprend maintenant par le journaliste de Radio-Canada  Paul Duchesne,  que l’ancien vice-président de l‘Institut économique de Montréal Paul Daniel Muller pourrait être intéressé à devenir candidat à la chefferie.

L’annonce de la  fin de l’ADQ?

Depuis l’annonce le 8 décembre dernier, que Mario Dumont quitterait le parti, à la suite de la cuisante défaite que son parti a encaissée, certains  ont commencé à avancer l’idée que ça pourrait sonner le glas du parti, comme ce fut le cas de l’Union nationale une vingtaine d’années après la disparition de son «cheuf» Maurice Duplessis.

Mais il est encore trop tôt pour savoir si le parti disparaîtra ou non. C’est vrai que nous avons un système parlementaire qui favorise plutôt le bi-partisme, mais si l’ADQ fait bien ses devoirs et apporte les correctifs nécessaires, il pourrait revenir à la charge. Mais comme le disait si bien Stéphane Gendron, il ne faudrait pas que l’ADQ devienne un «think tank» de l’Institut économique de Montréal (IEDM) , déjà que l’ADQ préconise la médecine à double vitesse,  des privatisations comme celles d’Hydro-Québec ou encore de la SAQ,  toutes des idées qui ont été avancées à un moment donné ou un autre par l’IEDM.

L’ADQ aura au moins l’avantage de lancer des débats de société, et faire réfléchir à certaines alternatives.

#adq, #iedm, #mario-dumont

Et les gagnants sont….

Cette fin de semaine a été très occupée, samedi soir il y a eu la soirée des Razzies qui décernait des statuettes pour les pires performances au cinéma, et la soirée des Oscars dimanche soir.

Mais il y a eu aussi une autre remise de prix dimanche qui ne fera peut-être pas la une des journaux télévisés, mais que on réussira peut-être à lire lundi dans différents médias écrits, il s’agit des prix des Gloutons qui sont décernés par la Ligue des contribuables du Québec, et qui sont remis à «ceux qui ont été particulièrement voraces avec l’argent des contribuables en 2008».

Le glouton d’or a été décerné aux 3 ex-dirigeants de l’UQAM qui ont perdu 380 millions$, appartenant aux contribuables québécois, et qui ont été dépensés dans deux projets immobiliers.

Le glouton d’argent: va à Henri-Paul Rousseau, ex-pdg de la Caisse de dépôt et de placement qui a accepté une prime de 380 000$, même s’il s’est trouvé un autre emploi chez Power Corporation.

Et finalement le glouton de bronze va à l’Agence spatiale canadienne, qui a dépensé  240,000$ dans deux études de préfaisabilités dans le but de faire de l’exploration minière sur la lune.

Quand on lit ça, qui a dit que nos dirigeants savaient dépenser de façon adéquate l’argent des contribuables?

On peut lire le communiqué de la Ligue des contribuables en allant à l’adresse suivante:

http://www.soscontribuables.ca/communiques/com20090322.html

Le PQ se dissocie enfin d’éléments radicaux

Depuis l’annonce que la Commission des champs de bataille nationaux (CCBN) voulait faire une reconstitution de la bataille des Plaines d’Abraham, plusieurs personnes et organisations se sont élevées contre cette décision et ont réussi à faire fléchir la Commission qui a finalement décidé d’annuler cette activité.

Parmi les organisations qui se sont battues contre cette reconstitution, il y a le fameux Réseau de résistance du québécois qui est un ardent défenseur de la souveraineté du Québec et qui est dirigé par Patrick Bourgeois, qui se trouve à être également l’éditeur du journal «Le québécois».

Pendant toute la campagne contre la reconstitution, ce dernier a tenu des propos qui pourraient être considérés comme de l’incitation à utiliser la violence contre les participants de la reconstitution, et dernièrement il a même été à dire, que l’on devrait «péter la gueule» des animateurs de radio poubelles qui ne partagent pas l’opinion des indépendantistes purs et durs, alors que ces derniers ne représentent vraisemblablement qu’une minorité des indépendantistes, puisque l’ensemble des indépendantistes sont plutôt modérés.

Le Parti Québécois a finalement fini par dénoncer les propos de Bourgeois, et Pauline Marois a décidé que le Parti Québécois n’achèterait plus de publicité dans le journal «Le Québécois», parce qu’elle considère que cette fois-ci, Bourgeois est allé vraiment trop loin.

Mais la décision de Mme Marois ne fait pas l’unanimité des délégués qui prennent part cette fin de semaine au Conseil national du Parti Québécois qui se tient à Québec. Pour Claude Laviolette qui est l’ancien président de la CSN et qui est président des Syndicalistes progressistes pour un Québec libre (SPQlibre) qui est un club politique qui fait la promotion de la souveraineté, il «(…) trouve désolant qu’on décide de larguer le journal Le Québécois» et que «Ce journal ne prône pas la violence. Je ne comprend pas»

Pour ce qui est de Bourgeois, ce dernier indiquait aujourd’hui dans le journal «Le Soleil», qu’il s’attendait à ce que le PQ le «poignarde dans le dos», mais que le PQ devait faire attention, parce que plusieurs membres du Réseau de résistance du québécois posaient des pancartes ou collectaient des 5$ provenant de la vente des cartes de membres.

Bourgeois a également affirmé dans ce journal, qu’il a reçu plusieurs menaces de mort. Il attribue ces menaces à l’entrevue qu’il a accordée à CHOI-FM. Mais au fonds, Je me demande bien à quoi il s’attendait, quand tu fais des menaces, il faut aussi que tu t’attendes à en avoir recevoir.

Je considère que le Parti Québécois a raison de vouloir se dissocier d’organisations ou de personnes qui sont des pommes pourries, comme Pierre Falardeau ou encore de Patrick Bourgeois qui par les propos qu’ils tiennent, peuvent faire bien plus de tort pour la cause souverainiste, qu’ils peuvent en faire du bien.

Le Bloc québécois devrait envisager d’en faire autant. Après tout, si les partis souverainistes veulent faire la promotion de la souveraineté en faisant l’achat de publicité, ce ne sont pas les journaux à prédominance souverainistes qui manquent, et c’est sans compter les journaux syndicaux qui sont souvent pro-souverainistes.