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Canada

Je viens de lire l’excellent article L’ex militaire mourant et trompé  que Christian Dumont a publié sur son blogue, il nous rappelle que quatre mois après la grève de la faim du soldat Pascal Lacoste, rien n’a été fait pour le soigner et que ce dernier pressait le gouvernement d’agir parce qu’il lui restait peut être qu’un an à vivre.

L’auteur nous dit que étant donné que le gouvernement était majoritaire et qu’il avait peu de députés élus au Québec, que le destin de Pascal Lacoste ne pesait pas lourd dans la balance, puisqu’en fait ça ne représentait qu’un vote.

Bien que je trouve la situation du soldat Lacoste inconcevable et qu’il mérite qu’on prenne le plus grand soin de lui, je suis plutôt en désaccord avec l’affirmation de M. Dumont qui laissait entendre que si on avait un autre gouvernement au pouvoir la situation pourrait être bien différente.

Je pense qu’il faut éviter de personnaliser le problème au seul cas du soldat Lacoste, même si on ne parle que de lui dans les médias. Il ne faut pas oublier que dernier se bat  aussi pour d’autres militaires. Ça fait plus de 20 ans que les soldats canadiens vont sur différents théâtres d’opérations comme le Kosovo et l’Afghanistan, et que malheureusement on peut déjà parier que plusieurs d’entre eux ont déjà respiré des vapeurs provenant des munitions à uranium appauvri qui brûlaient et qu’un jour ou l’autre, ils pourraient, eux aussi, avoir de sérieux problèmes de santé.

Et ce c’est sans compter les cas qui seront de plus en plus nombreux de syndromes de stress post-traumatique, le gouvernement peu importe l’allégeance politique devra un jour où l’autre faire face à un explosion des coûts des frais de santé de leurs militaires malades et estropiés, et dans la conjoncture économique actuelle le gouvernement aura-t-il la volonté politique de le faire?.

Les gens qui décident de joindre l’armée le font pour diverses raisons et ils sont prêts à faire le sacrifice ultime s’il le faut, mais en quelque part, ils doivent savoir aussi que le gouvernement  et la population seront derrière eux, si ces derniers devaient connaître un jour des problèmes de santé reliés au travail qu’ils ont fait pour le pays et qu’ils n’auront pas seulement droit aux mots de gratitude de la nation.

Avec la dernière visite royale du prince Harry et de son épouse Kate Middleton l’été dernier, on a pu voir un regain de dévotion envers la famille royale de la part de notre premier ministre Stephen Harper.

Pour s’en convaincre, on a qu’à penser à la décision du gouvernement conservateur de rajouter le mot royal à tout ce qui est miliaire : Royal Canadian Navy, Royal Canadian Air Force, etc.,qui semble avoir rendu nos militaires très heureux, alors que dans la population générale, à l’exception des indépendantistes québécois, la décision semble être perçue de façon presque indifférente.

Et maintenant, notre gouvernement conservateur, par l’entremise de Patrimoine Canada, a décidé d’agrémenter les murs de nos ambassades, de la photo de la reine, et de faire un appel d’offres pour l’achat de 2,250 drapeaux canadiens orné de la couronne britannique afin de célébrer le 60ième anniversaire de l’accession au trône de la reine Elisabeth II.

Quand on y pense comme il faut, c’est tout de même incroyable de voir de telles dépenses loufoques, alors que notre gouvernement veut se serrer la ceinture et va probablement aller de l’avant, en supprimant de 10% le nombre de fonctionnaires fédéraux et en coupant 110 millions $ la subvention à Radio-Canada.

Autre incohérence de notre gouvernement en ce qui concerne la monarchie britannique, aux cours des dernières années, la population canadienne s’est déjà prononcée sondage après sondage, à l’effet qu’elle voulait qu’on abandonne la monarchie britannique, alors pourquoi notre gouvernement persiste-t-il à vouloir faire ”renaitre” la monarchie au Canada?

Le gouvernement libéral de Jean Chrétien, en 1998, avait songé d’abandonner la monarchie britannique, mais ce dernier s’était vite ravisé en disant, qu’il y avait déjà assez de problèmes avec les indépendantistes québécois, qu’il ne voulait pas en plus créer des problèmes avec les partisans de la monarchie au Canada.

Je sympathise beaucoup avec la famille de Marjorie Raymond qui s’est suicidée au début de la semaine, parce qu’elle ne pouvait plus supporter l’intimidation dont elle était victime depuis déjà trop longtemps à l’école.

Depuis l’annonce du drame, nos médias s’arrachent littéralement la mère de la victime pour qu’elle accorde des entrevues et il en va de même pour la Fondation de Jasmin Roy dont la mission est de combattre l’intimidation dans nos écoles.

D’une certaine façon, je peux très bien comprendre pourquoi les personnes concernées acceptent d’accorder des entrevues, pour la mère c’est peut être la façon qu’elle a trouvée pour tenter de surmonter l’épreuve, tandis que pour la Fondation Jasmin Roy ça peut lui permettre d’avoir une certaine visibilité en présentant son opinion sur la place publique et peut être même en proposant des solutions pour essayer d’enrayer un problème qui existe malheureusement depuis fort trop longtemps.

Je ne peux cependant m’empêcher de m’interroger, dans le cas présent, sur le travail des médias. Est-ce que les médias utilisent le drame dans le seul but de vendre de la copie où avoir des meilleurs cotes d’écoutes? Comme j’ai eu le sentiment que ça a été le cas lors de la disparition de Cédrika Provencher en aoùt 2007.

À peine quelques mois après la disparition de Cedrika, on en entendait pratiquement plus parler, sauf lors du jour anniversaire de sa disparition simplement à cause que sa famille s’occupait ”d’alerter” les médias en leur présentant des photos ”modifiées” montant à quoi elle pourrait ressembler présentement.

Malheureusement, dans le cas présent je serais prêt à parier, que dans quelques mois, on entendra plus parler du suicide de l’adolescente, tout comme on entendra pratiquement plus parler du phénomène de l’intimidation dans nos écoles du moins jusqu’au prochain drame.

Alors que la crise en Montérégie semble s’amenuiser, on apprenait aujourd’hui, que le premier ministre Stephen Harper visitera demain les sinistrés.

On peut s’imaginer hors de tout doute, que pour les sinistrés, cette visite arrivera trop tard, et que de surcroît, ils feront savoir au PM, qu’ils sont insatisfaits de la gestion de la crise par le gouvernement fédéral, même si l’armée est allée porter main forte à la population en les aidant à mettre des sacs de sable.

Les habitants auraient bien aimé, que l’armée reste sur place pour les aider à faire des opérations de nettoyage, ce que le gouvernement refuse de faire, considérant avec raison, que les opérations de nettoyage incombent avant tout à l’entreprise privée même si on peut déjà croire que ces entreprises commencent déjà à saliver en pensant aux factures qui seront vraisemblablement gonflées, qu’elles enverront fièrement au gouvernement provincial pour le nettoyage.

On ne peut qu’espérer, que lorsque le gouvernement du Québec enverra une partie de sa facture à Ottawa, que le gouvernement fédéral s’empressera sans trop réchigner à payer, pour ne pas avoir à revivre ce qui s’est passé avec la crise du verglas que la province a connu en 1998 , où Québec avait envoyé une facture à Ottawa qui n’a toujours pas été réglée.

En juin 2010, on entendait une rumeur voulant que des cadres du NPD et PLC s’étaient rencontrés pour une possible fusion entre les deux partis ce qui avait fait dire aux chefs des partis concernés qu’il n’était pas question de fusionner les deux partis. Mais maintenant avec la débandade appréhendée du PLC, qui n’a jamais vraiment pu remonter la pente depuis le scandale des commandites et qui a toujours de la difficulté à se financer, et que le NPD a le vent dans les voiles tout au moins au Québec, est-ce qu’on ne verra pas, éventuellement,  d’autres discussions possibles entre les deux partis pour se fusionner?

Si le parti progressiste conservateur a pu le faire avec le Reform party pour créer le Parti conservateur du Canada, pourquoi ne pourrait-il pas arriver la même chose au sein de la gauche canadienne?

C’est quoi le problème d’Élections Canada? Le jour des élections les gens qui ont des comptes de médias sociaux comme Twitter ou FB, ne pourront donner des résultats d’élections sous risques d’avoir de sévères amendes pouvant aller jusqu’à 25,000$ et 5 ans de prison.

Élections Canada veut, en agissant ainsi, éviter d’influencer les votes dans les régions où les bureaux de vote sont toujours ouverts, car certains pourraient décider de ne pas aller voter, où peut être encore les influencer pour voter une autre façon, que la façon qu’ils auraient voter autrement, comme certains croient que ça s’est déjà produit lors d’élections en Allemagne.

Je n’ai pas porté attention, au Québec les bureaux de scrutin ferment à 20h00 et on commence le décompte des bulletins de votes, les médias conventionnels ont les résultats et les présentent à la télé, à l’heure où les résultats commencent à être annoncés, est-ce que les bureaux de scrutins en Colombie-Britannique sont tous fermés? Peu probable puisqu’il y a 3 heures de différence entre le Québec et la Colombie-Britannique, si on tient compte de ce que dit Élections Canada, on ne devrait pas avoir les résultats des dépouillements avant 23h00.

Les gens pourraient alors visiter  les sites des médias conventionnels pour avoir quelques informations sur les résultats bien que fragmentaires.

Certaines personnes qui ont des comptes sur les médias sociaux ont déjà indiqué, qu’ils avaient l’intention de twitter les résultats d’élections, mais le jour venu, est-ce qu’ils le feront vraiment? Je me demande, si Denis Coderre va twitter le jour des élections.

Je viens de voir une publicité à la télé duParti libéral du Canada, dans cette publicité on parle de porte bleue et de l’achat d’avion F-35 et la porte rouge qui représente le parti libéral qui va dépenser dans l’éducation, les aidants naturels etc.

Plusieurs des endroits où les libéraux s’engagent à dépenser ces sommes d’argent comme l’éducation et la santé sont de juridictions provinciale, et on peut se demander si les libéraux pourront finalement dépenser ces sommes d’argent, surtout si, comme l’a toujours prétendu Michael Ignatieff, il mettrait la hache dans le contrat des achats des F-35, on peut prévoir qu’on devra déjà payer d’énormes pénalités, comme c’est déjà arrivé sous l’ère Chrétien qui avait mis la hache dans le contrat d’hélicoptères qui avait été signé par le gouvernement Mulroney et qui avait coupé un bras au gouvernement canadien en pénalité, pour finalement plus tard, acheter les hélicoptères.

 

Après avoir secoué les brancards au sujet que Stephen Harper qui avait déjà songé, lui-même, a formé un gouvernement de coalition, voilà maintenant, le Bloc Québécois et son chef Gilles Duceppe s’en prennent ouvertement au député indépendant de Portneuf André Arthur, parce que ce dernier, selon les propos de Duceppe, préférerait conduire des autobus ou encore vendre des aspirateurs au lieu de participer aux périodes des questions à la Chambre des Communes.

André Arthur l’a toujours dit, il détestait participer aux périodes des questions, qu’il avait l’impression d’y perdre son temps, mais qu’il se trouvait plus utile au Comité permanent de l’industrie, des sciences et de la technologie, mais n’empêche que si j’étais un électeur du comté de Portneuf, je suis loin d’être convaincu que je voterais pour André Arthur, même si je l’ai déjà aimé comme animateur de radio à une certain  époque, mais pour moi, c’est une question de transparence, il faut que je le vois faire son travail à Ottawa.

Pour ce qui est du Bloc Québécois, Gilles Duceppe est bien mal placé pour critiquer les absences répétées d’André Arthur. Le Bloc Québécois a, lui aussi des députés qui ont manqué à plusieurs reprises, dont Francine Lalonde qui s’est absentée à 121 reprises, vraisemblablement pour pouvoir subir des traitements pour un cancer, alors que d’autres députés comme Claude Guimond, Pascal Pierre Paillé et Monique Guay se sont absentés respectivement 47, 57 et 78 fois.

L’équipe de CHOI-FM est présentement à Montréal pour faire la promotion de la Nordique Nation, où plusieurs amateurs des Nordiques auront la chance d’aller voir le match du CH contre Toronto. Les animateurs de CHOI font présentement une émission de radio dans un bar de Montréal où ils parlent des Nordiques, et ils font des entrevues avec des gens qui sont partis avec eux de Québec pour la circonstance.

Une personne qui a accordée une entrevue a été jusqu’à dire, que ça ne le dérangeait pas qu’il y ait, si nécessaire, des hausses de taxes pour la construction du nouveau colisée, puisque de toute façon, il payait déjà des taxes! J’ai de la misère à comprendre ce genre de réaction, surtout que j’ose imaginer que la personne en question fait probablement partie de la classe moyenne, qui s’appauvrit de plus en plus, et qu’il y a déjà eu, il n’y a pas très longtemps,  des manifestations au Québec, pour une meilleure gestion des finances publiques et que l’on cesse d’augmenter les impôts et les taxes.

Il faut croire que la raison n’a plus sa raison d’être, quand les raisons du coeur (une nouvelle équipe de hockey) sont plus importantes que tout.

En juillet dernier, j’écrivais un article dans lequel, je dénonçais la décision de Michael Ignatieff de vouloir mettre la hache dans le contrat des F-35, en disant que ça ferait probablement la même chose, que lorsque les libéraux de Jean Chrétien avait déchiré le contrat pour l’achat de nouveaux hélicoptères, c’est-à-dire que ça coûterait un bras pour l’annulation du contrat, et qu’il faudrait acheter tout de même des nouveaux hélicoptères, et que finalement ça viendrait à coûter encore plus cher.

Et comme le souligne si bien Pierre Morin, sur son blogue Écran radar, une telle décision ferait mal économiquement à la région de Montréal “puisque 98% de l’industrie aérospatiale québécoise s’y trouve” et où on y retrouve des emplois bien rémunérés. Un des syndicats représentant ces employés, c’est-à-dire le syndicat des Travailleurs canadiens de l’automobile (TCA) avait déjà fait un portrait assez  intéressant de l’industrie aérospatiale à Montréal, que l’on peut retrouver ici.

Il y a tout de même quelque chose d’aberrant dans cette décision, c’est qu’en 2,005, l’ancien président des TCA, Buzz Hargrove, avait décidé d’appuyer les libéraux dans les circonscriptions où ils avaient le plus de chance d’élire leurs candidats, au lieu de voter pour les candidats néo-démocrates, qui traditionnellement ont toujours été proche des syndicats. Ce qui avait valu à Hargrove d’être expulsé du NPD, même s’il avait été membre du NPD depuis plus de 40 ans.

J’ai hâte de voir, comment Denis Coderre va s’y prendre pour défendre la décision de son chef devant ses électeurs, surtout si cette décision devait entraîner des pertes d’emplois.

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