Plusieurs dont les associations étudiantes et les syndicats ont utilisé les termes: indignés, révoltés, outragés, pour dénoncer la sévérité de la loi 78 qui va jusqu’à brimer la liberté d’association, la liberté d’expression, incluant le port de masque etc.

Mais par contre, ils omettent de souligner qu’il y a d’autres pays démocratiques dans le monde, où la liberté de manifester est encadrée. On a qu’à penser à la France qui est probablement le père des droits de la personne et dont d’autres pays, se sont inspirés pour écrire leurs chartes des droits et libertés, comme les États-Unis.

Pourtant depuis 1935, tout organisateur d’une manifestation en France a l’obligation d’aviser les autorités aux moins trois jours à l’avance et de les informer de l’itinéraire, heure, nom et adresse de la manifestation. La demande doit être signée par 3 responsables de l’organisation de la manifestation.

Si la manifestation n’a pas été déclarée, les organisateurs risquent alors jusqu’à 6 mois de prison et 7,500 euros d’amendes.

Le code pénal français prévoit également une amende de 1,500 Euros pour toutes personnes portant un masque lors d’une manifestation ce qui pourrait faire craindre à des possibilités d’atteintes à l’ordre public.

À ce que je sache, nos cousins français ne semblent pas s’offusquer outre mesure de ces obligations, mais c’est vrai qu’au Québec on est reconnu comme des chiâleux sur tout et rien.

Pauline Marois et le PQ jouent encore les vierges offensées ce matin avec le petit carré rouge, il faut croire que tous les moyens sont bons pour soutenir une minorité d’étudiants dans le but de s’attirer des votes. Pourtant tous les sondages démontrent que depuis le début du conflit, qu’une grande majorité des québécois appuie le gouvernement.

Pauline Marois avait déjà perdu des points il n’y a pas longtemps à cause de son appui inconditionnel à la cause des étudiants. En persistant, risque-t-elle de continuer à voir son parti perdre des appuis?

Il serait peut être intéressant de voir une élection provinciale référendaire sur la hausse des frais de scolarité et voir à qui profitera vraiment la crise étudiante.

Le journal Le Soleil nous apprend aujourd’hui, que Gabriel Nadeau-Dubois pourrait être remplacé comme porte-parole de la CLASSE en partie en raison de la personnalisation du conflit.

Les ministres Line Beauchamps et Robert  Dutil l’avaient démonisé depuis quelques jours, parce que GNB avait refusé de condamner la violence. Si le principal porte-parole était remplacé, est-ce que le gouvernement sera plus souple et acceptera de nouveau à inviter la CLASSE à se joindre à une table de négociation et non pas à une table où la CLASSE présentera ses exigences? Personne ne peut le dire. Mais il semble évident que le gouvernement ne négociera jamais avec la CLASSE du moins aussi longtemps que Nadeau-Dubois restera là.

Je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec une situation que nous avons vécue au travail en 1996, lorsque l’employeur de l’époque avait décidé de casser le syndicat avant le début des négociations. L’employeur s’était même trouvé un prétexte pour congédier le président du syndicat pour une pacotille, l’affaire avait été en arbitrage mais il devait finalement y avoir une entente hors cours dont les termes sont restés secrets, mais le président n’est plus jamais retourné au travail.

Malgré ce congédiement, nous avions tout de même réussi à faire un cahier de demandes syndicales et à le déposer à l’employeur. Mais ce dernier a toujours refusé de négocier avec le comité de négociations en place, ce qui allait à l’encontre des dispositions du code du travail et un haut dirigeant syndical avait alors pris la relève pour négocier la convention collective.

Après un conflit de travail de trois mois, on retournait enfin au travail, à l’exception de la vice-présidente qui avait été congédiée à son tour et une entente était intervenue entre le syndicat et l’employeur pour que le congédiement soit transformé en congé sans solde pour un an.

Alors qu’on était à quelques  mois du retour au travail de la vice-présidente, l’employeur avait commencé à faire une campagne disant aux employés, que lorsque cette dernière va être de retour au travail, la compagnie trouvera un prétexte pour fermer le département et qu’on perdrait tous notre travail, l’ensemble des employés du département concerné n’ont pas marché dans ce chantage et finalement, elle est retournée au travail.

Il y avait vraiment une personnalisation du conflit, lorsque l’employeur a vu que ça ne marchait pas, tous les cadres de la compagnie allaient manger au restaurant où la v.p. travaillait comme serveuse et ils refusaient d’être servis par cette dernière. Mais elle a tenu bon, même si ça a dû être dur psychologiquement, et ça a été une procédure qui a coûté tout de même assez cher à l’employeur, puisque ce manège a duré plusieurs mois, et ça a coûté tout de même assez cher à l’employeur commencer à payer des repas à sa dizaine de cadres, 5 jours semaines.

Où je voulais en venir avec ce parallèle c’est que lorsqu’un employeur ou un organisme gouvernemental ne veut rien savoir de toi, il va utiliser tous les moyens qu’il peut trouver pour t’écarter.

 

Selon 150 et 200 courageux ont combattu le froid sibérien aujourd’hui pour  aller manifester devant l’usine de la White Birch pour que l’employeur accepte de retourner à la table de négociation.

Le litige concerne le régime de retraite qui a un déficit actuariel de 300 millions$, que le propriétaire actuel et un éventuel acheteur aimeraient bien éliminer pour ne pas avoir à combler l’important déficit.

Les employés mis à pied le 9 décembre dernier ont reçu, aujourd’hui, l’appui du député Amir Khadir qui était sur les lieux et qui a profité de l’occasion pour répondre aux questions des journalistes présents. Il voudrait que le gouvernement du Québec qui soit prêt à investir autant d’énergie pour sauver les emplois de White Birch, qu’il en dépense pour promouvoir le plan Nord et créer des nouveaux emplois.

Mais est-ce que le gouvernement du Québec peut vraiment s’ingérer dans ce conflit de travail? En ce qui me concerne la réponse est non, le gouvernement n’a pas à s’imposer dans un conflit de travail qui existe dans une entreprise privée.

Il a demandé aussi au maire Labeaume de s’impliquer dans ce dossier, même si ce dernier a déjà indiqué il y a quelques semaines, qu’il ne pouvait rien faire, que c’était le gouvernement du Québec qui pouvait travailler dans ce dossier.

Où est la logique? Une mère de famille veut retirer son adolescente d’une école parce qu’elle est victime de harcèlement et l’école menace de dénoncer la mère au DPJ parce que l’école est obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans.

Les étudiants de 2 ou 3 écoles secondaires décident de faire une grève de trois jours pour appuyer les étudiants du collégial et les étudiants universitaires, et les directions d’écoles ne font rien pour forcer les jeunes à retourner dans les salles de classe. On dirait même que les directions encouragent les jeunes à aller en grève.

Pourtant bon nombre des jeunes qui fréquentent ces écoles sont âgés de moins de 16 ans. Je me demande si la DPJ pourrait aller faire un tour dans ces écoles.

Depuis plus de 100 ans, les femmes en Amérique du Nord et en Europe se sont battues pour obtenir des droits et ont obtenu, jusqu’à présent, beaucoup de succès même si dans certains cas, ça a été long.

Elles ont obtenu le droit de vote au Canada en 1919 et au Québec en 1940 et depuis ce temps certaines d’entre elles ont été élues comme députées ou ont été sénatrices et même gouverneur général

Elles ont obtenu le droit d’avoir de l’assurance chômage, elles n’ont plus l’obligation de demander à leur conjoint de signer pour avoir du crédit et il y a eu une démocratisation de l’enseignement post-secondaire, puisqu”il y a de plus en plus de femmes qui fréquentent nos universités et qui en ressortent diplômées.

Et l’un des plus grands gains qu’elles ont obtenu au début des années 2000, ça a sûrement été l’équité salariale et le droit pour les femmes de briser leur bail, lorsqu’elles sont victimes de violence conjugale.

Alors on peut se demander, qu’est-ce que les associations de femmes veulent de plus aujourd’hui? Est-ce que les demandes faites par la Fédération des femmes du Québec reflètent bien la réalité des femmes d’aujourd’hui?

Il y a environ 18 mois, la Fédération des femmes du Québec était prise dans une controverse, lorsqu’elle avait mis en ligne sur YouTube un vidéo présentant une mère qui disait que les mères mettaient au monde des enfants qui deviendraient de la chair à canon lors de conflits armés. Ce qui avait amené une levée de bouclier des mères de soldats tués ou blessés en Afghanistan.

Les commentaires que j’avais pu lire et entendus lors de lignes ouvertes à la radio, par la suite de cette controverse, laissaient voir que plusieurs femmes ne se sentaient même pas représentées par les revendications de la Fédération des femmes du Québec, si c’est effectivement le cas, pourquoi le gouvernement du Québec persiste-t-il à vouloir financer la FFQ?

Il y a un autre dossier dans lequel la Fédération des femmes du Québec a été complétement  dans le champs, la FFQ s’était prononcée en faveur du port du voile dans la fonction publique et avait obtenue l’appui du Conseil islamique canadien et de présence musulmane, ce que plusieurs féministes avaient dénoncé, puisqu’on mettait à l’écart les femmes musulmanes. Alors je répète ma question la FFQ représente-t-elle vraiment toutes les femmes?

Je viens de lire l’excellent article L’ex militaire mourant et trompé  que Christian Dumont a publié sur son blogue, il nous rappelle que quatre mois après la grève de la faim du soldat Pascal Lacoste, rien n’a été fait pour le soigner et que ce dernier pressait le gouvernement d’agir parce qu’il lui restait peut être qu’un an à vivre.

L’auteur nous dit que étant donné que le gouvernement était majoritaire et qu’il avait peu de députés élus au Québec, que le destin de Pascal Lacoste ne pesait pas lourd dans la balance, puisqu’en fait ça ne représentait qu’un vote.

Bien que je trouve la situation du soldat Lacoste inconcevable et qu’il mérite qu’on prenne le plus grand soin de lui, je suis plutôt en désaccord avec l’affirmation de M. Dumont qui laissait entendre que si on avait un autre gouvernement au pouvoir la situation pourrait être bien différente.

Je pense qu’il faut éviter de personnaliser le problème au seul cas du soldat Lacoste, même si on ne parle que de lui dans les médias. Il ne faut pas oublier que dernier se bat  aussi pour d’autres militaires. Ça fait plus de 20 ans que les soldats canadiens vont sur différents théâtres d’opérations comme le Kosovo et l’Afghanistan, et que malheureusement on peut déjà parier que plusieurs d’entre eux ont déjà respiré des vapeurs provenant des munitions à uranium appauvri qui brûlaient et qu’un jour ou l’autre, ils pourraient, eux aussi, avoir de sérieux problèmes de santé.

Et ce c’est sans compter les cas qui seront de plus en plus nombreux de syndromes de stress post-traumatique, le gouvernement peu importe l’allégeance politique devra un jour où l’autre faire face à un explosion des coûts des frais de santé de leurs militaires malades et estropiés, et dans la conjoncture économique actuelle le gouvernement aura-t-il la volonté politique de le faire?.

Les gens qui décident de joindre l’armée le font pour diverses raisons et ils sont prêts à faire le sacrifice ultime s’il le faut, mais en quelque part, ils doivent savoir aussi que le gouvernement  et la population seront derrière eux, si ces derniers devaient connaître un jour des problèmes de santé reliés au travail qu’ils ont fait pour le pays et qu’ils n’auront pas seulement droit aux mots de gratitude de la nation.

Il y a quelques semaines, les médias nous rappelaient que nous avions un doyen à l’Assemblée nationale du Québec, il s’agit de François Gendron qui siège comme député du Parti Québécois pour la circonscription de Abitibi Ouest depuis maintenant 35 ans, et il a déjà fait part aux journalistes de son intention de se présenter pour un nouveau mandat.

Il n’en fallait pas plus, pour que certaines personnes sur de lignes ouvertes, de la radio, s’interrogent à l’effet de savoir si on ne devrait pas limiter le nombre de mandat pour un député.

Et la question est bien légitime, considérant qu’on a depuis maintenant huit ans le pire premier ministre que les Québécois aient connu depuis la grande noirceur de Maurice Duplessis.

Personnellement, je ne suis pas convaincu que de limiter le nombre de mandats d’un politicien soit la solution au scepticisme de la population envers les politiciens qui semblent vouloir en faire une carrière.

La politique a toujours été considérée comme un sport extrême et il peut être très difficile de trouver des candidats potentiels de qualité, qui jugeront que ça ne vaut pas la peine d’aller en politique surtout en voyant de quelle façon les politiciens sont traités par les médias, alors ils préféreront continuer à travailler dans le privé avec un meilleur salaire et sans les soucis et les longues heures de travail.

Certains pays ont déjà établie une limitation du nombre de mandats dont les États-Unis et la Russie. Mais malgré ces limitations, il existe tout de même des inconvénients. Aux États-Unis, plusieurs considèrent le deuxième mandat comme un mandat de ”laming duck”, puisque le président aura la vie plus dure devant un Congrès surtout si sa majorité vient du parti qui n’est pas au pouvoir et il lui sera alors difficile de faire adopter certains projets de lois on encore des budgets.

Pour ce qui est de la Russie on peut y voir de la magouille, Vladimir Poutine, qui a déjà fait deux mandats à la présidence de la Russie, avait décidé de se présenter comme premier ministre et maintenant que Medvedev complète son second mandat, Poutine songe à nouveau à retourner en élection au poste de Président, ce qui ne fait pas vraiment l’affaire d’une certaine partie de la population russe.

Photo Ambassade hôtel

Ça fait plus de 25 ans que je travaille dans le milieu de l’hôtellerie, dont une vingtaine d’années comme serveur au service aux chambres, pendant tout ce temps je peux dire que j’ai été témoin de bien des choses, et j’ai reçu, à l’occasion, des demandes spéciales venant de la part de certains clients ”ordinaires” où encore de la part de clients qui font partie de la colonie artistique canadienne ou internationale et même de politiciens dont le regretté Jack Layton qui était un gentleman.

Mais je pense, que jusqu’à ce jour, la demande, la plus insolite que j’ai eue, a été celle faite par une cliente qui tenait absolument à se faire servir par une femme, mais le soir en question, comme c’est souvent le cas, j’étais le seul en service, j’ai alors avisé la cliente que j’étais seul en service, que je ne garantissais rien, mais que j’essaierais de trouver une femme pour faire la livraison.

J’avais donc été voir au restaurant si c’était bien occupé et j’ai demandé à une serveuse, si elle voulait faire la commande, elle a un peu hésité avant d’accepter de faire la commande, en prétextant que la cliente n’avait pas le droit d’exiger d’être servie par une femme parce que selon elle, c’était carrément de la discrimination basée sur le sexe ce qui était prohibé par la Charte québécoise des droits et libertés et la Charte canadienne des droits et libertés.

Sur le fond, elle avait certainement raison, cette demande allait à l’encontre des deux chartes des droits et libertés, mais à la défense de la cliente, que sait-on à son sujet? Absolument rien. Peut-être a-t-elle un conjoint jaloux et violent et est victime de violence conjugale? Où encore, comme ça peut arriver à certaines occasions , des gens venant à l’extérieur de la région de Québec viennent dans la vieille capitale (là je ne viens pas de faire plaisir au maire Labeaume qui n’aime pas cet expression) pour suivre divers traitements médicaux et que cette personne a peut être eu un traitement quelconque qui l’a rendue malade et qu’elle préférerait qu’un homme ne la voit pas comme ça? Où encore, ce qui serait pire, c’est que ce soit une féministe qui ne veut rien savoir des hommes.

On peut supposer bien des choses, mais l’important pour l’hôtel, c’était de prendre les moyens nécessaires pour accommoder la cliente.

Le sénateur Bienvenu ”strikes again”, ce matin il a affirmé lors d’un point de presse tenue à l’entrée du Sénat, que selon lui, « (…) il faudrait que chaque assassin (ait) le droit à sa corde dans sa cellule. Il décidera de sa vie» , et il a même fait allusion, qu’on devrait s’interroger si on ne devrait pas rétablir la peine de mort pour les tueurs en série qui ont peu ou pas de possibilité de réhabilitation.

Il a cité en exemple les cas de Clifford Olson qui avait assassiné 11 personnes sur une période de 8 mois, où encore le procès Shafia dont trois membres d’une même famille ont été reconnus coupables de meurtre ce qui coûtera à l’État canadien 10 millions$.

Le sénateur Bienvenue défend donc l’aspect économique pour « relancer le débat » sur la peine de mort dans l’opinion publique. Mais avant de défendre l’aspect économique de la peine de mort, il serait peut être mieux de regarder ce qui se passe aux États-Unis.

On a qu’à penser au Nouveau-Mexique, où il y a eu un sondage en 2009 qui disait que 64% de la population était en faveur de l’abolition de la peine de mort, justement pour des raisons économiques. Le système judiciare américain est tellement complexe, qu’ilcoûte très cher, surtout lorsque vient le temps de condamner à mort des détenus. Pour Viki Elkey, directrice de la Coalition pour l’abrogation de la peine de mort au Nouveau-Mexique :  « Le bureau des avocats commis d’office du Nouveau- Mexique a estimé qu’à lui seul il pourrait économiser jusqu’à 2 millions de dollars par an ».

Alors que pour Sandrine Ageorges, de la Coalition pour l’abolition de la peine de mort au Texas, une condamnation  à la peine de mort pour coûter jusqu’à 3 à 5 fois le montant d’une condamnation à la prison à vie. Selon la coalition les raisons du coût élevé d’une condamnation à la peine de mort sont liées au fait que les enquêtes sont plus longues, que l’État doit payer les avocats commis d’office et que les procédures d’appels sont tellement longues, que c’est très rare que la peine de mort soit appliquée avant 10 ans.

Une autre étude cette fois-ci du Kansas Performance Audit Report “, Décembre 2003 révélait aussi qu’au Kansas, les causes impliquant les peines capitales coûtaient jusqu’à 70% plus cher que les autres causes judiciaires, incluant les frais de détentions.

Alors que selon une étude du Indiana Criminal Law Study Commision, 10 Janvier 2002, les coûts de la peine capitale dépassent de 38% le coût des condamnations à la prison à vie.

Et selon un article du Palm Beach Post, 4 Janvier 2000 la peine de mort coûte annuellement à l’État de la Floride 51 millions $ de plus que la prison à vie.

On peut trouver des exemples à la pelle sur internet sur les coûts reliés à la peine de mort, alors qu’on sait que la peine de mort n’a absolument aucun effet dissuasif sur la criminalité.

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.