Le Parti Québécois a finalement annoncé la candidature Léo Bureau-Blouin pour devenir député de la circonscription de Laval-des-rapides, certains diront que Pauline Marois veut se faire du capital politique en nommant Bureau-Blouin.

Pour le principal intéressé, une des raisons qu’il se lance en politique, c’est pour encourager les jeunes d’aller voter. Quoi qu’on puisse penser du conflit étudiant et même si je ne pourrai jamais voter pour Pauline Marois, je crois que Léo Bureau-Blouin pourrait faire un bon député malgré son jeune âge et qu’il est peut être un peu idéaliste.

Mais comme bien des idéalistes risque-t-il, à un moment donné, de devenir désillusionné de la politique et il décidera de quitter la politique? Si l’on prend Pauline Marois, elle n’a jamais été vraiment claire tout au long de sa carrière au sujet des fameux frais de scolarité, allant du gel, à l’augmentation des frais selon le taux d’inflation, alors que les étudiants en boycott préconisent rien de moins que la gratuité scolaire.

J’ai déjà vu bien des gens faire du syndicalisme par idéalisme et démissionner en cours de mandat, parce que finalement, ils se sont rendus comptes que dans bien des cas les intérêts politiques étaient plus importantes que le gros bon sens.

Plusieurs dont les associations étudiantes et les syndicats ont utilisé les termes: indignés, révoltés, outragés, pour dénoncer la sévérité de la loi 78 qui va jusqu’à brimer la liberté d’association, la liberté d’expression, incluant le port de masque etc.

Mais par contre, ils omettent de souligner qu’il y a d’autres pays démocratiques dans le monde, où la liberté de manifester est encadrée. On a qu’à penser à la France qui est probablement le père des droits de la personne et dont d’autres pays, se sont inspirés pour écrire leurs chartes des droits et libertés, comme les États-Unis.

Pourtant depuis 1935, tout organisateur d’une manifestation en France a l’obligation d’aviser les autorités aux moins trois jours à l’avance et de les informer de l’itinéraire, heure, nom et adresse de la manifestation. La demande doit être signée par 3 responsables de l’organisation de la manifestation.

Si la manifestation n’a pas été déclarée, les organisateurs risquent alors jusqu’à 6 mois de prison et 7,500 euros d’amendes.

Le code pénal français prévoit également une amende de 1,500 Euros pour toutes personnes portant un masque lors d’une manifestation ce qui pourrait faire craindre à des possibilités d’atteintes à l’ordre public.

À ce que je sache, nos cousins français ne semblent pas s’offusquer outre mesure de ces obligations, mais c’est vrai qu’au Québec on est reconnu comme des chiâleux sur tout et rien.

Pauline Marois et le PQ jouent encore les vierges offensées ce matin avec le petit carré rouge, il faut croire que tous les moyens sont bons pour soutenir une minorité d’étudiants dans le but de s’attirer des votes. Pourtant tous les sondages démontrent que depuis le début du conflit, qu’une grande majorité des québécois appuie le gouvernement.

Pauline Marois avait déjà perdu des points il n’y a pas longtemps à cause de son appui inconditionnel à la cause des étudiants. En persistant, risque-t-elle de continuer à voir son parti perdre des appuis?

Il serait peut être intéressant de voir une élection provinciale référendaire sur la hausse des frais de scolarité et voir à qui profitera vraiment la crise étudiante.

Le journal Le Soleil nous apprend aujourd’hui, que Gabriel Nadeau-Dubois pourrait être remplacé comme porte-parole de la CLASSE en partie en raison de la personnalisation du conflit.

Les ministres Line Beauchamps et Robert  Dutil l’avaient démonisé depuis quelques jours, parce que GNB avait refusé de condamner la violence. Si le principal porte-parole était remplacé, est-ce que le gouvernement sera plus souple et acceptera de nouveau à inviter la CLASSE à se joindre à une table de négociation et non pas à une table où la CLASSE présentera ses exigences? Personne ne peut le dire. Mais il semble évident que le gouvernement ne négociera jamais avec la CLASSE du moins aussi longtemps que Nadeau-Dubois restera là.

Je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec une situation que nous avons vécue au travail en 1996, lorsque l’employeur de l’époque avait décidé de casser le syndicat avant le début des négociations. L’employeur s’était même trouvé un prétexte pour congédier le président du syndicat pour une pacotille, l’affaire avait été en arbitrage mais il devait finalement y avoir une entente hors cours dont les termes sont restés secrets, mais le président n’est plus jamais retourné au travail.

Malgré ce congédiement, nous avions tout de même réussi à faire un cahier de demandes syndicales et à le déposer à l’employeur. Mais ce dernier a toujours refusé de négocier avec le comité de négociations en place, ce qui allait à l’encontre des dispositions du code du travail et un haut dirigeant syndical avait alors pris la relève pour négocier la convention collective.

Après un conflit de travail de trois mois, on retournait enfin au travail, à l’exception de la vice-présidente qui avait été congédiée à son tour et une entente était intervenue entre le syndicat et l’employeur pour que le congédiement soit transformé en congé sans solde pour un an.

Alors qu’on était à quelques  mois du retour au travail de la vice-présidente, l’employeur avait commencé à faire une campagne disant aux employés, que lorsque cette dernière va être de retour au travail, la compagnie trouvera un prétexte pour fermer le département et qu’on perdrait tous notre travail, l’ensemble des employés du département concerné n’ont pas marché dans ce chantage et finalement, elle est retournée au travail.

Il y avait vraiment une personnalisation du conflit, lorsque l’employeur a vu que ça ne marchait pas, tous les cadres de la compagnie allaient manger au restaurant où la v.p. travaillait comme serveuse et ils refusaient d’être servis par cette dernière. Mais elle a tenu bon, même si ça a dû être dur psychologiquement, et ça a été une procédure qui a coûté tout de même assez cher à l’employeur, puisque ce manège a duré plusieurs mois, et ça a coûté tout de même assez cher à l’employeur commencer à payer des repas à sa dizaine de cadres, 5 jours semaines.

Où je voulais en venir avec ce parallèle c’est que lorsqu’un employeur ou un organisme gouvernemental ne veut rien savoir de toi, il va utiliser tous les moyens qu’il peut trouver pour t’écarter.

 

Selon 150 et 200 courageux ont combattu le froid sibérien aujourd’hui pour  aller manifester devant l’usine de la White Birch pour que l’employeur accepte de retourner à la table de négociation.

Le litige concerne le régime de retraite qui a un déficit actuariel de 300 millions$, que le propriétaire actuel et un éventuel acheteur aimeraient bien éliminer pour ne pas avoir à combler l’important déficit.

Les employés mis à pied le 9 décembre dernier ont reçu, aujourd’hui, l’appui du député Amir Khadir qui était sur les lieux et qui a profité de l’occasion pour répondre aux questions des journalistes présents. Il voudrait que le gouvernement du Québec qui soit prêt à investir autant d’énergie pour sauver les emplois de White Birch, qu’il en dépense pour promouvoir le plan Nord et créer des nouveaux emplois.

Mais est-ce que le gouvernement du Québec peut vraiment s’ingérer dans ce conflit de travail? En ce qui me concerne la réponse est non, le gouvernement n’a pas à s’imposer dans un conflit de travail qui existe dans une entreprise privée.

Il a demandé aussi au maire Labeaume de s’impliquer dans ce dossier, même si ce dernier a déjà indiqué il y a quelques semaines, qu’il ne pouvait rien faire, que c’était le gouvernement du Québec qui pouvait travailler dans ce dossier.

Où est la logique? Une mère de famille veut retirer son adolescente d’une école parce qu’elle est victime de harcèlement et l’école menace de dénoncer la mère au DPJ parce que l’école est obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans.

Les étudiants de 2 ou 3 écoles secondaires décident de faire une grève de trois jours pour appuyer les étudiants du collégial et les étudiants universitaires, et les directions d’écoles ne font rien pour forcer les jeunes à retourner dans les salles de classe. On dirait même que les directions encouragent les jeunes à aller en grève.

Pourtant bon nombre des jeunes qui fréquentent ces écoles sont âgés de moins de 16 ans. Je me demande si la DPJ pourrait aller faire un tour dans ces écoles.

Depuis plus de 100 ans, les femmes en Amérique du Nord et en Europe se sont battues pour obtenir des droits et ont obtenu, jusqu’à présent, beaucoup de succès même si dans certains cas, ça a été long.

Elles ont obtenu le droit de vote au Canada en 1919 et au Québec en 1940 et depuis ce temps certaines d’entre elles ont été élues comme députées ou ont été sénatrices et même gouverneur général

Elles ont obtenu le droit d’avoir de l’assurance chômage, elles n’ont plus l’obligation de demander à leur conjoint de signer pour avoir du crédit et il y a eu une démocratisation de l’enseignement post-secondaire, puisqu"il y a de plus en plus de femmes qui fréquentent nos universités et qui en ressortent diplômées.

Et l’un des plus grands gains qu’elles ont obtenu au début des années 2000, ça a sûrement été l’équité salariale et le droit pour les femmes de briser leur bail, lorsqu’elles sont victimes de violence conjugale.

Alors on peut se demander, qu’est-ce que les associations de femmes veulent de plus aujourd’hui? Est-ce que les demandes faites par la Fédération des femmes du Québec reflètent bien la réalité des femmes d’aujourd’hui?

Il y a environ 18 mois, la Fédération des femmes du Québec était prise dans une controverse, lorsqu’elle avait mis en ligne sur YouTube un vidéo présentant une mère qui disait que les mères mettaient au monde des enfants qui deviendraient de la chair à canon lors de conflits armés. Ce qui avait amené une levée de bouclier des mères de soldats tués ou blessés en Afghanistan.

Les commentaires que j’avais pu lire et entendus lors de lignes ouvertes à la radio, par la suite de cette controverse, laissaient voir que plusieurs femmes ne se sentaient même pas représentées par les revendications de la Fédération des femmes du Québec, si c’est effectivement le cas, pourquoi le gouvernement du Québec persiste-t-il à vouloir financer la FFQ?

Il y a un autre dossier dans lequel la Fédération des femmes du Québec a été complétement  dans le champs, la FFQ s’était prononcée en faveur du port du voile dans la fonction publique et avait obtenue l’appui du Conseil islamique canadien et de présence musulmane, ce que plusieurs féministes avaient dénoncé, puisqu’on mettait à l’écart les femmes musulmanes. Alors je répète ma question la FFQ représente-t-elle vraiment toutes les femmes?

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