L’école le samedi pour les étudiants québécois

6 février 2010

Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer quelle mouche a bien pu piquer notre ministre de l’éducation Michelle Courchesne? Le gouvernement du Québec a annoncé qu’il envisageait la possibilité de donner de l’enseignement pendant un certain nombre d’heure par semaine,  au lieu de conserver la notion du nombre de jour d’enseignement donné, et qu’on pourrait même abandonner les journées pédagogiques, et forcer les enfants à aller à l’école les samedis.

Cette nouvelle philosophie est vraiment ridicule, considérant que depuis maintenant plusieurs années, les gouvernements successifs et mêmes les syndicats ont travaillé pour favoriser la conciliation travail-famille,  la décision gouvernementale risque donc de rendre les choses encore plus difficiles pour les familles, alors que des études ont déjà démontré que l’absence de conciliation travail famille,« pourrait créer des problèmes au plan de la santé physique et mentale des individus et de leurs déterminants ainsi qu’au plan économique»:

  1. Selon l’Enquête sociale générale (ESG) de 1998, les parents et les mères monoparentales âgés de 25 à 44 ans, signalent le plus haut taux de stress relié au manque de temps.
  2. Il existe une corrélation élevée entre les situations de conflit travail-famille et la dépression (soulevée dans la méta-analyse de Allen et coll., 2000).
  3. Il existe un lien entre les situations de conflit travail-famille et les troubles d’anxiété et d’humeur chez les femmes en particulier (Frone, 2000).
  4. Il existe un lien entre les situations de conflit travail-famille et les coûts requis pour les consultations médicales des travailleurs (Duxburry et Higgins, 1999).
  5. Il existe un lien entre le conflit travail-famille et l’incidence de maladies physiques comme l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie, les troubles gastro-intestinaux, les allergies et les migraines (Duxbury, Higgens Mills, 1991; Frone, Russe/Barnes, 996; Thomas et Ganster, 1995).
  6. Les difficultés de la conciliation travail-famille ont des répercussions négatives sur les habitudes alimentaires et la pratique de l’activité physique (C. Dubé et coll., 2002, Hitayesu, 2003).
  7. Le conflit travail-famille est associé à une augmentation de la dépendance à l’alcool et de la consommation de drogues chez les hommes en particulier (Frone, 2000).
  8. Les parents qui se sentent débordés par leurs multiples tâches auraient une attitude moins chaleureuse avec leurs adolescents et seraient plus enclins à développer des interactions conflictuelles avec ces derniers (Galambos, Sears, Akmeida et Klokeric, 1995).
  9. Le conflit travail-famille a été relié à l’insatisfaction face à la vie familiale et conjugale (St-Onge et coll., 2002).
  10. Les horaires de travail atypiques et le conflit travail-famille ont été associés au manque de temps pour partager les repas en famille. Pourtant, ces moments sont considérés comme des moments privilégiés de socialisation qui ont des répercussions émotionnelles positives sur les relations parent-enfant (US Council of Economic Advisors (2002).

Au plan du travail et au plan économique

  1. Selon l’étude de Duxbury et Higgins les personnes qui vivent un conflit travail-famille sont 27 % à se dire satisfaites de leur travail alors que les employés qui ne sont pas dans une telle situation le sont à 80 %.
  2. La méta-analyse de Allen et coll., (2000) démontre que les employés qui vivent des problèmes de conciliation travail-famille songent davantage à changer d’emploi et sont plus susceptibles de vivre de l’épuisement professionnel.
  3. La conciliation travail-famille est aussi reliée à un rendement professionnel inférieur, à une augmentation de l’absentéisme, à un roulement élevé du personnel et à une perte de motivation (Duxbury et Higgins, 1998).
  4. L’insatisfaction professionnelle des employés entraîne des coûts supplémentaires pour les employeurs et pour le système de santé, car elle est associée à un absentéisme accru, à un roulement du personnel et aux problèmes de santé des travailleurs. Les employés satisfaits de leur emploi vivent plus longtemps et sont moins susceptibles d’être malades (Robbins, 1993 dans Duxbury et Higgins, 1999).
  5. Des chercheurs ont estimé que les jours d’absence au travail des employés qui vivent des difficultés de conciliation entre leur vie professionnelle et leur vie personnelle ont représenté des coûts de 2,7 milliards de dollars pour les entreprises canadiennes en 1997. (Cooper et coll., 1996; Levi et Lunde-Jensen, 1996 dans Duxbury et Higgins, 1999).
  6. Cette dernière étude permet d’estimer à plus de 100 millions de dollars par année les coûts en soins de santé associés à la difficulté de concilier travail et famille au Québec.

http://www.inspq.qc.ca/publications/notice.asp?E=p&NumPublication=375

Quelle note doit-0n donner au ministère de l’éducation? un D-, ah c’est vrai j’oubliais que l’on était revenu aux bulletins chiffrés.


On veut mettre une taxe sur la malbouffe pour régler le problème des finances publiques

3 février 2010

Le site pour «Un monde de droite» que la Coalition québécoise sur la problématique du poids veut que le gouvernement mette une taxe spéciale sur les boissons gazeuses et les boissons énergisantes afin d’éliminer la malbouffe et augmenter les revenus du gouvernement.

Oui c’est vrai qu’il y a de plus en plus de problème d’obésité au Québec, et particulièrement auprès des jeunes, mais est-ce qu’on va punir les familles à faibles revenus parce qu’elles n’ont pas toujours les moyens financiers d’acheter des aliments santés, qui avouons-le coûtent de plus en plus chers. Et même avec une taxe spéciale, les plus démunis continueront probablement à opter  pour la malbouffe, parce qu’il y a d’excellentes chances que ces aliments demeureront toujours moins chers que les aliments frais.

D’autre part, il ne faut pas oublier que l’obésité n’est pas seulement lié à la mauvaise alimentation, elle est également reliée à la sédentarité des gens qui peuvent passer plus de temps devant leur ordinateur, où encore à jouer des jeux vidéos au lieu d’aller jouer dehors où encore faire de l’exercice, est-ce qu’il va falloir que la Coalition demande  aussi de  mettre une taxe sur les jeux vidéos et les ordinateurs pour mieux s’attaquer à l’obésité?

Si la Coalition québécoise sur la problématique du poids était vraiment sérieuse, elle travaillerait plutôt  à retirer les différentes taxes qu’on impose aux gens qui s’inscrivent à des centres de conditionnement physique ou encore à faire en sorte que l’on augmente le temps d’éducation physique donné aux étudiants, ce qui diminuerait à la fois les problèmes d’obésité et permettra de réduire le nombre de visites chez le médecin et diminuer ainsi les dépenses dans le domaine de la santé.


Test d’embauche au gouvernement du Québec

1 février 2010

Une fois n’est pas coutume, voici  une petite «joke» sur un test d’embauche pour un emploi au gouvernement, qu’on m’a laissée sur mon compte Facebook.

Trois personnes sont convoquées pour un entretien d’embauche au gouvernement:

Arrivés au test d’anglais, le recruteur leur dit :
- « Faites une phrase avec les 3 mots suivants : green, pink, yellow. »

C’est d’abord l’Acadien qui se lance :- « I wake up in the morning, I eat a yellow banana, a green pepper and in the evening I watch the Pink Panther on TV ».

C’est ensuite au tour du Franco-Ontarien :
- « I wake up in the morning, I see the yellow sun, the green grass and I think to myself: I hope it will be a pink day ».

Enfin, la Québécoise Pauline Marois s’avance et dit :
« I wake up in da morning, I hear da phone: green…green…green…I pink
up da phone and I say « Yellow » ? »…


Québec et la réunification des familles haïtiennes

31 janvier 2010

Ça fait bizarre de voir le gouvernement du Québec de parler de réunification des familles et d’en élargir la définition, alors que lors de la visite à Montréal du Premier ministre d’Haïti Jean-Max Bellerive, ce dernier disait diplomatiquement au Canada et au Québec qu’ «il faut une dynamique de retour et non une dynamique de départ» car son pays va avoir besoin de main-d’oeuvre pour reconstruire le pays dévasté.

Québec par la bouche de la ministre de l’immigration et des communautés culturelles  Yolande James,  répond aux propos du premier ministre haïtien, que le gouvernement du Québec  ne veut pas vider le pays de ses habitants, mais une fois rendus au Québec, combien accepteront de retourner à Haïti pour y revivre et reconstruire le pays dévasté?

Surtout s’ils trouvent qu’ils ont plus d’avenir au Québec,  comment pourrait-on forcer les nouveaux immigrants à retourner dans leur pays après tout ce qu’ils ont vécu, comme le mentionne la politologue Josée Legault, même si ça va entraîner  un coût assez important et que les gouvernements de Ottawa et de  Québec  auront de la difficulté à les  assumer, et qu’ils ne pourront alors, accueillir autant d’immigrants comme le souhaiterait la diaspora haïtienne, à cause de la conjoncture économique.

Car il est impossible de croire que ces réfugiés resteraient ici de manière « temporaire ». Comment demander une telle chose à des gens ayant vécu un tel traumatisme? Le devoir d’aider n’est pas une occupation à temps partiel. Les accueillir, c’est donc accepter qu’ils resteront et c’est accepter, en toute connaissance de cause, d’en couvrir les coûts.

Au Québec, seulement de 2005 à 2008, la facture de l’aide sociale pour les réfugiés a bondi de 41 à 82 millions de dollars. Nageant à nouveau dans les déficits, Ottawa et Québec vont y penser plus d’une fois avant d’ouvrir les portes plus grandes qu’elles ne le sont déjà.


Les partis de centre droit au Québec

29 janvier 2010

Alors que pour certains comme Jacques Brassard qui disait dans une entrevue accordée cette semaine à CHOI, que  l’ADQ s’était suicidée, d’autres tentent de sauver le parti, et d’autres commencent à envisager  à créer un autre parti de centre-droit où François Legault pourrait en faire partie.

Mais à l’instar de Québec Solidaire qui a enlevé une partie de la clientèle au PQ, est-ce qu’un nouveau parti de centre-droit qui bien qu’il soit à construire, ne nuira pas à l’ADQ?

Ou bien encore est-ce qu’un nouveau parti de centre-droit ne restera pas plutôt inaperçu, on a qu’à penser au Parti conservateur du Québec qui renaissait de ses cendres après 75 ans d’absence, il y a à peine un an, pourtant on en entend presque pas parler sinon pas du tout?

Mais il faut dire que dans le cas du Parti conservateur du Québec, il ne semble pas y avoir de «vedettes» alors dans cette situation, il est peut être plus difficile d’en faire la promotion


Les artistes et Haïti

27 janvier 2010

À chaque occasion qu’il arrive un drame,  un grand nombre de personnalités de la colonie artistique s’implique pour venir en aide à des sinistrés comme c’est présentement le cas avec les sinistrés de Haïti.

On a fait des téléthons un peu partout dans le monde, où les gens donnaient généreusement, et les artistes refusaient d’être payés pour offrir leur prestation. Comme à chaque téléthon, même si la cause est noble,  j’ai toujours le sentiment que les artistes qui y participent le font pour promouvoir le dernier cd qu’ils ont sorti, parce que souvent ils interpréteront une de leur chanson de leur dernier album.

Dans d’autres cas, des artistes faisant partie d’association ou encore de sectes religieuses utiliseront plutôt leur popularité pour faire avancer la cause de leur religion, ce qui est présentement le cas de John Travolta qui a réussi à faire atterrir son Boeing 707 à Haïti et qui transportait de la nourriture et des médicaments.

Pendant ce temps 800 avions, transportant de l’aide humanitaire, doivent toujours attendre pour pouvoir atterrir à Haîti. Je considère que la star a eu droit un à un passe droit pour une raison inconnue, serait-ce que l’Église de scientologie aurait des adeptes auprès des autorités américaines?

Une chose est cependant certaine, la reconstruction d’Haïti va attirer des rapaces de toutes sortes, non seulement des compagnies qui vont chercher à faire une passe d’argent rapide, mais également les organisations religieuses et des sectes.

Je peux seulement espérer que Raël n’aura pas l’idée d’essayer de faire plus d’adeptes dans ce pays.


Manifestation à Montréal contre la prorogation

24 janvier 2010

Selon Radio-Canada, des des dizaines de milliers de personnes ont participé hier à des manifestations au Canada pour dénoncer la décision de Stephen Harper de proroger le parlement jusqu’au 3 mars prochain.

Pour ce qui est de la manifestation qui s’est tenue à Montréal, elle a attiré environ 300 personnes, dont une brochette de politiciens dont entre autres: Gilles Duceppe, Marc Garneau, Justin Trudeau et Thomas Mulcair.

Ce qu’il y a tout de même aberrant, c’est de voir les libéraux fédéraux accuser les conservateurs d’avoir prorogé le parlement, alors qu’on sait très bien, que les libéraux ont déjà eu l’occasion eux aussi de s’en servir. On a qu’à penser à l’ancien premier ministre Jean Chrétien qui s’en était servi pour empêcher le dépôt du rapport de la vérificatrice générale sur les commandites.

Pour le blogueur de «Pour un monde à droite», il  s’interroge si finalement la manifestation était vraiment pour dénoncer la prorogation ou pour «célébrer le quatrième anniversaire» de pouvoir de Stephen Harper.

On peut retrouver sur son blogue une photo où l’on peut voir diverses affiches des manifestants. Certaines parlent de la prorogation, mais on ignore ce que d’autres affiches signifient, on dirait qu’elles sont contre le Canada. Mais quelqu’un a laissé un commentaire voulant que les affiches en question étaient contre le «tarsands» les sables bitumineux. Ce qui signifie que finalement qu’on voulait dénoncer l’ensemble des politiques de Stephen Harper et non seulement la raison principale des manifestati0ns, c’est-à-dire la prorogation.

Ça me rappelle la manifestation organisée par les étudiants de l’Université Laval que nous avons eue  à Québec en octobre 2008,  parce que le gouvernement Harper avait décidé de faire des coupures dans la culture.

Cette manifestation s’était finalement transformée en une manifestation qui ne dénonçait pas seulement les coupures, mais qui dénonçait également le refus du Canada de signer Kyoto ou encore pour défendre le droit à l’avortement.

Dans ce cas-ci, c’était pareil, on pouvait voir des candidats des principaux partis politiques qui étaient en élection.


Haïti et l’implication des médias

17 janvier 2010

Ce qui se passe à Haïti est vraiment tragique. L’aide internationale afflue, et on peut presque être témoin d’heure en heure de ce qui s’y passe grâce aux réseaux d’informations en continue et à certains médias écrits qui nous présentent des images chocs montrant la dévastation, la misère des gens qui attendent pour avoir des soins médicaux, de l’eau, de la nourriture, et maintenant, selon des journalistes, on peut y voir des pillages réprimés par la police haïtienne.

Pour ce qui est de la télévision, elle innove, on pourrait croire que les attentats terroristes du 11 septembre ont donné des idées à certains réseaux de télévision qui ont repris l’idée des gens de New York qui mettaient des photos des disparus autour du WTC, dans l’espoir que quelqu’un les ait vus vivants, car LCN a décidé de permettre aux gens qui ont de la famille où des amis à Haïti qui n’ont pas eu de nouvelles d’eux depuis le séisme, de pouvoir y mettre des photos dans l’espoir qu’ils auront des bonnes nouvelles.

On peut dire que maintenant le monde n’a que des yeux pour Haïti, les médias permettent aux haïtiens du Québec, et à une certaine mesure aux haïtiens vivant sur l’ïle d’Haïti, de parler de leur angoisse, de leur crainte, de leur misère, etc.

Mais qu’en sera-t-il plus tard, lorsque le drame haïtien n’aura plus l’attention des médias, à cause d’un autre événement qui serait survenu ailleurs dans le monde, comme par exemple un attentat terroriste, où encore un autre séisme ailleurs ou autres choses?

Les haïtiens qui étaient jusque là en mode survie réaliseront pleinement, comme l’a dit François Buguingo de reporters sans frontières lors d’une  entrevue à la radio, qu’ils ont perdu des enfants, un père, une mère, et le réveil se voudra encore brutal.

La communauté internationale ne devra pas les délaisser, et prendre soins non seulement des gens qui vivront des problèmes de réhabilitation pour les  blessés physiquement, mais également pour ceux qui connaîtront des problèmes de stress post-traumatiques.


Un plan Marshall pour Haïti

16 janvier 2010

Au lendemain de la deuxième Guerre mondiale, le gouvernement américain lançait le Plan Marshall afin de permettre la reconstruction de l’Europe dévastée et éviter que certains pays d’Europe décident de se tourner vers le régime communiste.

Aujourd’hui 4 jours après le terrible séisme qu’a connu Haïti, certains commencent à émettre l’opinion qu’il faudrait créer un nouveau plan Marshall pour la reconstruction du pays, et qui serait sous la responsabilité de l’ONU, afin d’éviter des problèmes de corruption qui est omniprésente à Haïti.

Mais lorsqu’on parle de reconstruction, on peut être en droit de se demander, à part la population haïtienne qui a tout perdu, à qui profitera cette reconstruction. On peut croire qu’étant donné, que jusqu’à maintenant, tout laisse croire que  les États-Unis seront le plus gros bailleur de fonds et le plus grand fournisseur d’aide, qu’ils deviendront vraisemblablement  les premiers à être privilégiés lors de l’attribution des contrats de reconstruction.

Il reste à voir, si les compagnies américaines ou toutes autres compagnies étrangères  qui se verront octroyer les contrats de reconstruction, utiliseront la main-d’oeuvre locale, et si elle sera payée équitablement, où si on aura plutôt recours à la main-d’oeuvre du pays d’origine de la compagnie.


Des syndicats annoncent qu’ils veulent aide Haiti

14 janvier 2010

De tous temps, les syndicats se sont battus pour offrir des meilleures conditions de travail à leurs membres, tout en faisant la promotion et assurer la défense de notre filet de sécurité  social et appuyer certaines causes internationales.

C’est donc tout à fait normal que les syndicats québécois veuillent appuyer la population haitienne au lendemain du pire séisme que le pays a connu, il y a près de 48 heures.

On peut apprendre sur les sites de la FTQ et de la CSQ qu’ils vont s’impliquer de diverses façons pour venir en aide aux sinistrés, cependant au moment d’écrire ces lignes, rien n’apparait sur les sites de la CSD, de la CSN ou encore du Conseil central de la CSN Québec Chaudière-Appalaches.